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Ma vie à contre-Coran !

Posté : 24 octobre, 2009 @ 6:19 dans politique, Religion | 5 commentaires »

Ma vie à contre-Coran !

Ma vie à contre-Coran ! dans politique Djemila+Benhabib Il faut lire et méditer le livre de Djemila Benhabib « Ma vie à contre-Coran » publié chez VLB. Didier Fessou, journaliste littéraire au Soleil, a attiré mon attention sur ce livre dimanche dernier dans sa chronique intitulée « Le péril vert est parmi nous ».

Le magazine L’Actualité y va d’un extrait du livre sur son site internet.

Par de trop grands et insidieux accomodements raisonnables, parce qu’au Québec on a peur de dire non (sauf à nos référendums), on est en train de permettre aux fanatiques religieux islamistes des percées qui leur sont refusées dans bien des pays européens. On est dont accomodants !

« Se basant sur ce qui se dit dans certaines mosquées montréalaises, elle croit que le péril vert est parmi nous : «Le Québec n’a pas à accommoder l’islamisme. Il doit renforcer son identité plurielle et affirmer son attachement à la laïcité et aux droits des femmes.» »

« Non seulement le voile est un apartheid sexuel, écrit-elle, mais c’est un linceul : «Le voile, c’est la soumission forcée ou acceptée des femmes à un programme d’oppression.» »

« Ces écoles de la honte et de la haine pullulent non seulement en Algérie, mais à travers tout le monde musulman. Le 4 juillet 2006, je ne fus aucunement surprise de lire dans El-Watan un article intitulé : « Le Coran et la rouqya pour traiter la dépression » (Le Coran et l’exorcisation islamique pour traiter la dépression)*. Cet article, tout à fait révélateur de l’état de confusion qui règne dans les universités du monde musulman sur la place du religieux, nous résumait les grandes lignes d’une thèse sur le traitement de la dépression par le Coran. La thèse en question venait d’être déposée au département de psychologie de l’université de Bouzaréah à Alger. »
*L’exorcisme pour traiter la dépression ou autres supposées déviations j’ai cotoyé quelqu’un qui y croyait vraiment.


Alors précipitons-nous chez nos libraires pour acheter « Ma vie à contre-Coran » et vive le Québec laïque !

Lire l’article de CarolineFourest

Algerie : les années Pieds-Rouges(1962-1969)

Posté : 26 septembre, 2009 @ 10:54 dans films.émissions TV, politique | 8 commentaires »

C’est un ouvrage absolument remarquable qui sort en ce début septembre aux éditions la découverte dans la collection si bien nommée les cahiers libres. L’ouvrage de Catherine Simon, grand reporter au quotidien Le Monde traite d’un sujet mal connu à propos de la guerre d’Algérie. Si la littérature, le cinéma, et bien entendu les études historiques sont multiples sur la période de la colonisation et de la décolonisation, rares sont les ouvrages qui traitent de cet engagement militant en faveur de l’Algérie indépendante au lendemain de l’indépendance de 1962.

L’auteur a travaillé à partir de témoignages qui méritent largement d’être conservés avant que la nature ne fasse Algerie : les années Pieds-Rouges(1962-1969) dans films.émissions TV jpg_Algerieson oeuvre et ne fasse disparaître les témoins de cette période charnière dans la formation d’une gauche tiers-mondiste aujourd’hui largement désenchantée. On connaît bien entendu le réseau des porteurs de valises, de ses militants qui ont fait le choix de servir une cause, celle de l’indépendance et de l’anticolonialisme pendant la période 1954 – 1962. Des films ont traité de l’histoire de ces déserteurs qui quittaient l’armée française pour se rallier aux forces du FLN. Mais une fois les affrontements terminés, l’indépendance proclamée, c’est une Algérie nouvelle que ces femmes et que ces hommes, pétris d’idéaux anticolonialistes, ont voulu bâtir.

Les « établis » dans les usines d’armement

Qui étaient donc ces « pieds rouges », ainsi nommés, en référence ou plutôt en opposition aux pieds-noirs, ces Européens venus depuis 1830 s’installer en Algérie ? il faut la plume d’un grand reporter pour rendre compte de la diversité de ces trajectoires militantes. Au fil des pages, on découvre les itinéraires de ces femmes et de ces hommes qui auront pour certains d’entre eux brûlé leurs vaisseaux pour participer au combat anticolonialiste pendant la guerre d’Algérie. Si le réseau des porteurs de valises est bien connu, il en va pas de même de ceux qui sont restés en Algérie après l’indépendance. Certains d’entre eux comme Émile avait participé comme ouvrier ajusteur à la fabrication d’armes dans des usines construites à proximité de la frontière marocaine. D’autres comme Maurice étaient des soldats insoumis qui ont voulu après-guerre construire une société nouvelle. Pour certains d’entre eux leurs illusions sont tombées très rapidement. En pleine guerre d’Algérie, les luttes de factions et les règlements de comptes sanglants opposaient déjà les cadres du FLN. On croise dans ces trajectoires individuelles des militants trotskistes, comme Michel Raptis, dit Pablo, animateur de l’un des multiples courants de la quatrième internationale qui pensaient construire un socialisme que l’on appelait pas encore à visage humain. Dans la partie consacrée à l’été 62 Catherine Simon évoque le temps des mensonges et des faux-semblants. Celui aussi des fusillades. Cet ouvrage apporte un éclairage nécessaire aussi à ce qui a pu se passer contre les européens en juillet 1962 mais aussi contre les harkis.

Révélations sur l’été 62

Dès la fin des combats et le départ des pieds-noirs, la manne des biens laissés vacants, a été largement détournée par des cadres du FLN qui y ont vu un formidable moyen d’enrichissement personnel. La construction de l’Algérie nouvelle est racontée par exemple par Marie-Jo Renard, médecin, qui se heurte dès 1963 à une épouvantable bureaucratie. Résistante, Annette Roger arrive en Algérie pour participer au ministère de la santé en 1963. Il est vrai que la plupart des médecins européens avaient quitté le pays des 1962. Les archives sanitaires avaient été détruites et tout était à reconstruire. Si des difficultés, parfois très graves, ont lieu avec les cadres du FLN, il n’en va pas de même de l’accueil des populations qui voient dans ces « français » d’un genre particulier, une aide précieuse pour reconstruire leur quotidien bouleversé par huit années d’un conflit meurtrier. On y rencontre aussi des professeurs et des étudiants, militant de l’UNEF ou de la Cimade qui viennent animer colonies de vacances et orphelinats. Les militants d’extrême gauche, familiers de la presse écrite se reconvertissent facilement au journalisme, parfois sous pseudonyme algérien pour bien montrer que l’ère nouvelle a commencé. Très vite d’ailleurs ces militants et ces militantes surtout, doivent apprendre à composer avec des cadres du FLN largement influencés par une conception rigoriste de l’islam. Le bikini disparaît très vite des plages algériennes après l’indépendance. Le journal Alger républicain, dirigé par Maurice Alleg membre du parti communiste algérien, doit tenir compte des pressions du pouvoir et des équilibres subtils entre les musulmans stricts et les laïques.

L’insurrection de Kabylie

Des épisodes très peu connus sont également relatés par Catherine Simon, notamment cette insurrection marxiste en Kabylie qui a eu lieu en 1963. On retrouve parmi les insurgés des pieds rouges, qui considéraient que le tour pris par la révolution algérienne ressemblait plutôt à une contre révolution.

Le code de la nationalité mis en oeuvre dès 1963, considérant comme algérien, un individu né de deux parents algériens, éliminait de fait, tout pied-noir qui aurait pu vouloir participer à la construction de l’Algérie nouvelle. Dans cette insurrection de Kabylie, il semblerait que la sécurité algérienne, véritable police politique, organisée par Si Mabrouk, ait joué un un rôle éminent. Déjà l’opposition entre Ben Bella et Houari Boumediene se manifestait. On sait qui sera le vainqueur en 1965.

Dès septembre 1963 également, l’opposition entre Arabes et kabyles resurgit. Le parti du front des forces socialistes de Aït Ahmed, est interdit, tout comme les autres partis d’ailleurs. Il faut attendre le coup d’état du 19 juin 1965, qui porte Houari Boumediene au pouvoir, pour mettre un terme provisoire, à cette création d’une opposition au pouvoir d’Alger. Malgré cette normalisation impitoyable qui peu à peu se dessine, l’Algérie nouvelle découvre le cinéma  avec ici aussi le rôle très important des pieds rouges. Les jeunes cinéastes évitent de parler des affrontements internes mais offrent une vision enchanteresse de cette période qui suit l’indépendance. Leurs illusions tomberont en 1965. Il y eut pourtant très vite une résistance des cinéphiles contre la chape de plomb qui commençait à tomber.

Ouvrage également profitable que ce livre de Catherine Simon qui montre comment dès avant l’indépendance les services du FLN avaient pu institutionnaliser la torture. Le cinéaste René Vautier, le réalisateur du film [1] a été arrêté et torturé en 1958 dans une prison tunisienne du FLN. Comment ne pas avoir une foi anticolonialiste chevillée au corps pour réaliser 13 ans plus tard ce film qui a marqué toute une génération. Les trotskistes ont été arrêtés peu de temps après le coup d’état du 19 septembre 1965 et ont été également torturés. Les méthodes sont très exactement les mêmes que celles qui ont été utilisées par l’armée française pendant la bataille d’Alger. À partir de 1965, les pieds rouges commencent à quitter l’Algérie, pour ceux d’entre eux qui n’ont pas été arrêtés et qui passeront parfois de longues années en prison. Certains continuent pourtant à arriver et voient dans ce pays proche, un nouvel eldorado du socialisme. On croise notamment les cinéastes encore qui pensent, caméra au poing, éduquer un peuple qui n’existe que dans leur imagination. Guy Hennebelle, mieux inspiré par la suite après son retour en France en 1968, va même justifier la censure algérienne au nom de la nécessité de construire une conscience nationale algérienne. malgré la glaciation instaurée par l’arrivée au pouvoir de Houari Boumediene, certains de ses militants sont restés en Algérie au service de leur cause jusqu’en 1969. Ceux qui avaient été arrêtés en 65 ont payé leurs illusions de quelques années de prison. C’est le cas de ces trotskistes, comme Suzanne Minguet et de communistes en rupture de Parti. Pendant un temps, le régime a entretenu l’illusion d’une liberté de création, notamment dans le domaine cinématographique. Dans la réalité, très rapidement, le courant arabo-islamique au sein du FLN, a renforcé son influence au sein de l’appareil d’État. On connaît la suite, un régime corrompu, avec une armée privilégiée, une rente pétrolière gaspillée, une agriculture sacrifiée, et au bout du compte, le pays disposant des plus importants atouts du bassin méditerranéen, qui connaît la guerre civile à partir de 1992. Ce bilan désenchanté, les pieds rouges n’ont pas souhaité le rendre public, et il a fallu la traque des mémoires et des consciences de Catherine Simon, pour réveiller cette histoire.Incontestablement, c’est le mérite principal de cet ouvrage. Et, même si une fois refermé, il laisse un goût amer, celui des illusions perdues, il dresse un constat lucide sur les erreurs de bonne foi d’une génération militante qui a choisi, en prenant un risque physique, une forme d’engagement qui n’était pas facile. Mais le risque physique n’était pas seulement celui de la répression coloniale, mais celui de cette révolution qui dévorait ses propres enfants et ses compagnons de route. Pour ces femmes et ces hommes qui ont survécu à leur engagement, l’expérience algérienne a été une tragédie. On comprend donc pourquoi ce livre est utile.Bruno Modica ©Le coup d’État de Boumediene, le 19 juin 1965, a signé la fin d’un cycle. Le festival panafricain d’Alger de 1969 clôt symboliquement cette période : c’est sur ce « feu d’artifice » que s’achève le livre-enquête de Catherine Simon, solidement documenté et fondé sur les témoignages de dizaines d’acteurs de l’époque. On y entend aussi les témoignages des torturés du colonel Houari Boumediene et les mots, terribles, du désenchantement.
Il est la fresque d’une époque, d’un pays, d’une aventure humaine.

Table des matières: aperçu du livre

Introduction. Changer de vie pour « changer le monde »
1.
Veillée d’armes
Dans les usines d’armement du FLN au Maroc
Communistes, trotskistes, chrétiens, insoumis ou déserteurs
La culture du secret
En « métropole », des voix discordantes et minoritaires
Le dégoût de la « sale guerre », l’amour et la Révolution
Un choix lourd, grisant, radical
2. Été 1962
Le grand carnaval de l’indépendance
Quatre Français sur cinq sont partis
Braderie géante et terre brûlée
« Les harkis, sur le coup, je n’ai pas compris »
« La vraie France »
La manne phénoménale des « biens vacants »
L’été des mensonges et des faux-semblants
3. Les bulldozers de l’Algérie nouvelle
Premières missions médicales
Une résistante bretonne au ministère de la Santé
L’Hermitage, Naïma et Verdun : premières cliniques « nationalisées »
Une armée de blouses blanches aux allures de Babel
Des écoles de matrones et d’« accoucheuses rurales »
Médecins de l’Est et pensionnaires congolaises
Colonies de vacances à la mer et « brigadistes » dans l’Ouarsenis
À Saïda, un phalanstère pour orphelins de guerre
Des « pieds-rouges » traqués par… l’armée française
« La dictée, ils en redemandent ! »
L’ambassadeur Jeanneney tire la sonnette d’alarme
4. Les petites mains de l’agit-prop
La presse, entre langue de bois et « illusion lyrique »
Révolution africaine, une presqu’île de modernité
Alger républicain : des journalistes français sous pseudonyme algérien
Le courrier des lecteurs d’Alger républicain : une bouffée d’oxygène
Des rubriques interdites aux plumes étrangères
islam et nationalité : l’assourdissant silence de la presse
Janvier 1963 : des nervis contre le syndicat UGTA
La gauche française insensible aux critiques anti-FLN
L’étude perdue de Jeanne Favret-Saada : un constat inaudible
5. Premières fractures
Les radicaux de la Révolution
Le foco de Kabylie
Le déluge de la répression
Une pétition contre les « maquisards »
Collusion avec l’insurrection kabyle ? Ou avec le PRS de Boudiaf ?
Les coups tordus de la « Tcheka algérienne »
Une « petite guerre entre Arabes et Kabyles »
Médecins soviétiques et « martyrs » kabyles
6. « Ciné-pop » et cinéma tout court
Premiers films d’après-guerre
Les quatre coins du monde à la Cinémathèque
La bande de la Cinémathèque
Cinéphiles contre chape de plomb
Rompre avec les formes anciennes ?
Brecht et Molière en arabe dialectal
Le quiproquo des langues
Islam et nationalité : jeux de cache-cache
Le Sel de la terre et les femmes de Colomb-Béchar
7. Ben Bella, fin de partie
Les femmes dans la rue : la formidable manifestation du 8 mars 1965
Une « guerre des sexes » bien vite étouffée
Premières désillusions
Les blindés de Boumediene et de Pontecorvo
Un coup d’État longuement préparé
Autogestion « sabotée » et chasse aux benbellistes
Ceux qui s’enfuient et ceux qui restent
8. La gégène algérienne
René Vautier, torturé en 1958 dans une prison (tunisienne) du FLN
La naissance de l’ORP et le « complot de l’étranger »
L’arrestation des trotskistes
La toupie, le supplice de l’eau, l’électricité
La torture, un « système généralisé » ?
Des « rapports corrects » entre les armées française et algérienne
Les secrets du Sahara
9. Les pieds-rouges sont morts, vivent les coopérants !
Pour ou contre le nouveau régime
Ceux qui restent et ceux qui partent
Le retour difficile des « petits » pieds-rouges
Alger n’est plus La Havane
Des coopérants au service de l’État naissant
« Quand on est Français, on doit fermer sa gueule »                                                                                                                                                                                                                                                                                                              
10. Derniers feux
Le cinéma en liberté contrôlée
Croix gammées et pétition contre les « sionistes »
L’ordre nouveau à l’université… et dans les campagnes
Le nationalisme arabo-musulman en marche
La dernière fête 216 Partir « sans faire de boucan »
11. Trous de mémoire
Souvenirs d’enlèvement et de torture du jeune Fabrice
Yves Mathieu ou le deuil impossible
Des traces, des héritages ?
Une expérience sans bilan
Silences et non-dits à gauche
Repères biographiques.

sources: Site des Clionautes

lire aussi :  Les idiots utiles du FLN

r-bg dans politique rien r-bd

Un commentaire »

    Bonjour M’dame, Votre blog est magnifeque , bien construit je viens assez souvent le survoler mais rarement mis un commentaire, voilà c’est chose faite.
    Au sujet du livre de Catherine SIMON prenant connaissance du condensé j’ai envie de lire.
    Merci pour votre travail de recherche .
    affectueusementCommentaire par bouhana daniele — 20 septembre, 2009 @ 11:07 |
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  1. bouhana daniele bouhana daniele
    le
    20 septembre, 2009 @ 11:07 Editer
    Bonjour M’dame, Votre blog est magnifeque , bien construit je viens assez souvent le survoler mais rarement mis un commentaire, voilà c’est chose faite.
    Au sujet du livre de Catherine SIMON prenant connaissance du condensé j’ai envie de lire.
    Merci pour votre travail de recherche .
    affectueusement

 

La prise d’Alger

Posté : 22 juin, 2009 @ 7:54 dans histoire, politique | 5 commentaires »

La prise d'Alger dans histoire 7plr6mh1

L’invasion de l’Algérie.

 La ville et le territoire de l’Algérie actuelle sont alors sous la suzeraineté théorique du sultan d’Istamboul depuis trois siècles sous le nom de «Régence d’Alger». Dans les faits, l’intérieur du pays est livré à l’abandon, insoumis et réticent à l’islamisation. Le territoire compte environ trois millions d’habitants (contre 36 millions pour la France de la même époque).

En France, confronté  à la fronde des députés, le roi Charles X éprouve le besoin de restaurer au plus vite son image.

C’est ainsi que le 2 mars 1830, lors de la séance d’ouverture de la Chambre, Charles X annonça officiellement sa décision : « Au milieu des graves événements dont l’Europe charles_X dans politiqueétait occupée, j’ai dû suspendre l’effet de mon juste ressentiment contre une puissance barbaresque ; mais je ne puis laisser plus longtemps impunie l’insulte faite à mon pavillon ; la réparation éclatante que je veux obtenir, en satisfaisant à l’honneur de la France, tournera, avec l’aide du Tout-Puissant, au profit de la chrétienté. »

Le 3 mars 1830, dans le discours du trône, il évoque pour la première fois l’idée d’une expédition punitive destinée à obtenir réparation de  l’insulte faite par le Dey, ainsi qu’à détruire le repaire de corsaires installé dans la régence d’Alger et mettre fin à l’esclavage !

Bref, Alger  n’était qu’un prétexte, dont le but véritable était le renforcement du pouvoir. On dénonça cette expédition « liberticide ».  tout en se moquant de certaines précautions imaginaires (par exemple, se faire accompagner de quatre cents chiens pour goûter l’eau des citernes et des sources afin d’éviter les empoisonnements !), on rappelait que toutes les tentatives faites depuis trois siècles pour prendre Alger avaient échoué.

LeDey ne s’excusant toujours pas, la tension montait, et toutes relations furent  coupées entre Paris et Alger..
La marine française organisa alors le blocus, le long des côtes de l’Algérie.

Le 17 juin 1829, une felouque tenta de se faufiler vers l’est. Arraisonnée près d’une plage, les marins français furent pris sous le feu de plusieurs centaines de Bédouins accourus sur place, occasionnant la mort de deux officiers et de vingt-cinq marins. Le dey Hussein acheta aux Bédouins, au prix de 100 piastres d’or chacune, les têtes de vingt-quatre de ces marins, et les fit exposer près d’une des portes d’Alger.

Une insulte à la « Royale » !
Toute chance de négociation ayant disparu, il était désormais inéluctable que la France ait recours à la force.

Le débarquement à Sidi-Ferruch.

Dans les ports français de la méditerranée, une armada se forme.
11 vaisseaux de guerre, 20 frégates, 4 corvettes, 7 corvettes de charge, 11 bricks, 8 bombardes, 9 gabares, 7 bateaux à vapeur. Avec les transports, c’étaient 600 bâtiments… l’un des plus importants armements qui fussent sortis d’un port français !

L’agitation était intense dans le port d’embarquement : « Les rues, les quais, les places publiques de Toulon étaient remplis de soldats, de matelots, de curieux, de marchands, de spéculateurs, et de toutes les catégories d’intrigants, d’usuriers, de fripons et de désoeuvrés qui se traînent à la suite des armées, dans l’espoir d’avoir part au butin, en se mettant à la remorque de quelques fournisseurs ou de quelques sous-traitants.

« La cohorte des cantiniers était la plus nombreuse ; jamais armée n’a dû être mieux approvisionnée : de Marseille, de Nantes, de Sète, de Nice et de tous les ports de la Catalogne, se disposaient à partir en même temps que l’escadre, des bâtiments chargés de vivres de toute espèce [...], si l’on ajoute à tous ces embarras accumulés dans Toulon, l’immense personnel des vivres et des hôpitaux et la légion d’interprètes pour l’intelligence des diverses langues de la côte d’Afrique, depuis l’arabe du Coran, , jusqu’au tuarick [langue touareg] du pays des Tibbous, on concevra aisément quelle idée de grandeur s’attachait à une entreprise qui mettait en mouvement tant d’ambitions, tant d’intérêts et tant d’intelligences » 

« A midi, la brise se fit belle et bonne [...]. Le départ, si longtemps retardé, devint un grand événement dont tout le monde voulait être témoin : quatre cents voiles sortant à la fois de la belle rade de Toulon, étaient un spectacle qu’on n’avait jamais vu, et que très probablement on ne devait jamais revoir. [...]

« A cinq heures, La Provence se mit sous voile, et, à la chute jour, il ne restait plus un seul vaisseau dans ce port, qui, quelques auparavant, contenait toute la marine française.  » Alger ! Alger ! » criait-on de toutes parts, comme les Romains criaient  » Carthage ! «  » J.-T. Merle

Les soldats de Bourmont ont une étrange mission : passer la mer pour prendre Alger Il faut vingt jours à la marine à voile pour parvenir dans la baie de Sidi Ferruch. À la lunette, Bourmont observe la ville d’Alger, toute blanche, dominée par la Casbah, résidence du gouverneur Hussein-Dey qui impose au pays la loi du sultan de Constantinople.

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 Bourmont se demande si le Dey va résister. Il ne dispose pas, se dit-il, de forces suffisantes. La démonstration de la flotte devrait suffire, pour que la ville ouvre ses portes d’elle-même. La ville a la forme d’un triangle dont la Casbah est le sommet, un sommet de plus de 100 mètres d’altitude.  

Beaucoup de ses habitants se sont enfuis, à l’approche des Français : 10000 peut-être, sur 30000blocusalger

Commandée par l’amiral Duperré, la flotte avait  pris la mer le 25 mai 1830. Après un séjour à Palma-de-Majorque, à cause des vents non favorables, l’escadre arrive en face 28c-algerde la presqu’île de Sidi-Ferruch, signalée comme le point la plus propice au plus près d’Alger  et le débarquement commence à l’aube du 14 juin..

 Debarquement_de_Sidi_Ferruch-fe34d

14 14 juin : - Avant le lever du jour les troupes françaises, (30.000 hommes sous lecommandement du général Louis de Bourmont, débarquent à Sidi Ferruch à 25 kilomètres, à l’ouest, d’Alger. C’est le plan de débarquement de l’officier du Génie, Boutin, que Napoléon Bonaparte, avait envoyé secrètement en Berbèrie, qui a été ressorti et utilisé.

 Dans son rapport, Boutin écrivait : « Dans l’espace compris entre le cap Caxine, Sidi Ferruch et au dessous, et c’est vraiment là qu’il faut opérer… En débarquant à Sidi Ferruch, on n’aurait ni batteries à combattre, ni probablement d’ennemis en présence, ni de hauteur à gravir. On suivrait un chemin d’une pente presque imperceptible, tout à la fois éloigné de la vue des forts et de la plaine où la cavalerie est à craindre et qui conduit droit à l’emplacement du point qu’il faut attaquer le premier. La période favorable pour l’expédition était de mai à juin, en un mois on serait maître d’Alger.« 

Conformément à ces recommandations, ce fut bien à la date précise et à l’endroit précis indiqués par Boutin, à Sidi Ferruch (Sidi Fredj en arabe), localité située à environ vingt-cinq kilomètres d’Alger, qu’eut lieu le débarquement des forces du vice-amiral Victor Guy Duperré sur le littoral algérien. C’était le 14 juin 1830. Comme prévu par Boutin une vingtaine d’années plus tôt, aucune résistance n’attendait les Français en cet endroit.

                                   Gravure « Bombardement et Prise d’Alger » - Imagerie Pellerin, à Épinal

Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 km d’Alger. La défense algérienne, en nombre Infime, juste l’effectif de la batterie côtière, ne put empêcher les troupes françaises d’effectuer leur débarquement.

Pendant ce temps, la flotte bombarde les défenses de la ville, en particulier la citadelle de Fort-l’Empereur, ainsi nommée en souvenir de Charles Quint

«La progression de l’ennemi et le choix de ses positions se firent donc sans grandes difficultés. Quelques tirailleurs, cavaliers et fantassins accourus de la région tentèrent de s’y opposer, la batterie turque, faute de beaucoup de munitions, ralentit ses tirs. Elle tomba, peu après entre les mains de l’ennemi.

Ce fut cinq jours après que les troupes d’Ibrahim Agha firent leur apparition. Il avait concentré ses forces à El Harrach, pendant que les autres débarquaient à l’ouest. Il s’était laissé tromper par la présence d’une importante flotte au large, qu’il croyait hésitante à effectuer le débarquement alors qu’elle servait seulement de couverture.

Ibrahim réunit ses troupes sur le plateau de Staouéli  Il décida de l’attaque du camp ennemi le 18 juin, dès le point du jour. L’ennemi subit de grosses pertes, mais Il progressait.

Craignant d’être encerclé par l’ennemi, Ibrahim Agha quitta ses positions abandonnant une grande partie de ses bagages et munitions, tentes, 5 pièces de canons, 4 mortiers, du bétail, des munitions, etc … ).

Les fuyards puis les blessés, qui rentrèrent à Alger, y semèrent une panique épouvantable. Des centaines de familles commençaient à quitter leurs habitations pour la campagne. Le dey fit fermer les portes, avec ordre de ne les ouvrir qu’à son gendre l’agha Ibrahim pour qu’il puisse l’informer du déroulement des opérations.    

Quand celui ci lui relata les péripéties de la bataille, il comprit l’erreur qu’il avait commise dans ces circonstances particulièrement critiques.

Bou Mezrag se hâta de rallier les fuyards et de les réencadrer, pour en constituer une nouvelle armée avec laquelle il reprit l’offensive le 24 juin. Mais Il dut, une fois de plus ordonner un repli. A Sidi Bou Naga, les troupes algériennes stoppèrent celles de l’ennemi, grâce à des batteries que Bou Mezrag avait fait Installer sur les hauteurs de Bouzaréah. Les sapeurs français qui tentèrent de creuser des tranchées autour de leurs positions bien proches, maintenant de la capitale, furent durement éprouvés par le feu de l ‘artillerie de la Casbah, du Fort Sultan (Fort l’Empereur), et du Fort Bab Azoun.

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4 juillet : Les troupes française assiègent le « Fort l’Empereur », au dessus d’Alger, qui leur barre l’accès à la ville.

Il faut signaler l’existence d’escadrons de spahis combattant dans les 
rangs de l’armée française . Dès 1830, en effet, apparaissent dans notre armée les premiers escadrons de cavalerie Indigène. Ce sont les Spahis Turcs en grande partie, qui, avant l’arrivée de l’armée française, faisaient partie des troupes montées du Dey  d’Alger.  Licenciés, après la prise d’Alger, par nos troupes, un certain nombre d’entre eux viennent, sous les ordres d’Yusuf, se ranger sous notre drapeau. Le maréchal de Bourmont, puis le Général Clauzel, acceptent le concours de cette cavalerie indigène qui constitue d’abord un, puis deux escadrons commandés respectivement par Yusuf, promu capitaine, et par le Chef  d’escadrons Marey.  

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«…Il y eut, par la suite un duel à mort entre les deux batteries, quand, après quatre heures de combat, on entendit une formidable explosion. C’était le dernier carré des tobjis turcs qui, pour ne point céder le fort à l’ennemi, s’étaient sacrifiés en faisant sauter la poudrière.

Pressé de toute part par certains défaitistes, le dey consentit à entrer en négociation avec les envahisseurs. Son émissaire Mustafa Saïji, proposa de la part de son maître, de donner toutes les satisfactions demandées, et, de payer les frais de l’expédition. Le général de Bourmont lui répondit qu’il n’entrerait en négociations que lorsque l’armée française occuperait Alger et tous les forts qui en dépendaient, y compris la Casbah.

Mostefa Saïji revint peu après en compagnie du consul d’Angleterre qui essaya de fléchir la commandement français. Ce fut en vain.

L’émissaire du dey reçut alors, par écrit, les conditions de paix. Conditions que nous connaissons. Le 5 juillet l’armée française faisait son entrée à Alger pour donner naissance à une longue période coloniale.╗

 le 5 juillet à midi, Bourmont fait son entrée à Alger, au son de la Tyrolienne de Guillaume Tell et de la Marche de Moïse

article de Denis Mourad Chetti – Automne 2003. 

img_5913     La guerre présentait néanmoins une dimension asymétrique, les combattants algériens étant essentiellement des volontaires peu entraînés en comparaison avec les soldats français, dont une partie avait servi sous les ordres de Napoléon Ier. L’artillerie était quasi-inexistante pour  pouvoir inquiéter l’armée française. Enfin, l’inexpérience du général algérien à qui fut confiée la tâche de bouter les Français hors d’Algérie finit d’annihiler toute chance de victoire. Les forces algériennes furent donc logiquement battues

                                                     arton726

Selon les termes de l’accord de reddition, le Dey devait livrer à l’armée française le Fort de la Casbah, ainsi que tous les forts d’Alger. En échange, le Régent déchu aurait la liberté de partir avec sa famille là où il le souhaitait, avec l’assurance que sa sécurité serait garantie, en tout lieu où il se rendrait.

10 juillet : - Avec l’accord des Français, le Dey d’Alger s’embarque pour Naples, les français ont saisi son trésor,48 millions de francs, soit l’équivalent de quatre milliards d’euros actuels, furent prélevés dans le trésor permettent de couvrir les frais de l’expédition

  Enfin, l’accord stipulait que la pratique de la religion musulmane ne serait pas entravée et que la liberté des Algériens ne serait en aucun cas bafouée, quel que soit leur rang dans la société, leur religion ou leur richesse.

. Les soldats français se livrèrent quant à eux à une mise à sac de la ville qui ternit leur victoire 

La conquête de l’Algérie allait se poursuivre pendant plusieurs années à l’intérieur des terres,                                                                                            .

Sabder_alger_2   

Vue générale d’Alger, Chandelier dessinateur et Walter lithographe ; Vue extraite de l’album Bettinger © CAOM

Sources :
- « Comment l’Algérie devint française – 1830-1848″, Georges Fleury, Perrin, 2004 (ainsi que pour l’image).un article de Pierre Michelbach                                                                      – Historia Spécial N° 486/H.S./ RD – Juin 1987.Islamoline,le site de l’Université de Yale
- « La Epoca » – Avril 1865. Sourceshistoire-Empire ,
et La Cour de Charles X, ouvrage du baron Imbert de Saint-Amand,

images1.vignette   

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Comment l’Algérie devint française

Posté : 26 mai, 2009 @ 11:27 dans histoire, politique | 7 commentaires »

Depuis le XVIe siècle les commerçants français payaient au Dey le droit de faire du négoce dans les « concessions d’Afrique » qui trafiquaient surtout du corail. Ces concessions avaient été renouvelées en 1818.

 Depuis le Congrès de Vienne, le Dey n’avait plus le droit de réduire les chrétiens à l’esclavage et d’en faire commerce. Il avait dû rendre, en 1816, mille captifs chrétiens sous a menace d’une flotte anglaise. Mais il continuait à pratiquer en Méditerranée des raids de corsaires, la « course » , comme on disait.

En 1819 un amiral français et un amiral anglais sont allés voir Hussein-Dey pour le sommer, au nom de leurs gouvernements, de renoncer à la course. Le Dey hausse les épaules. Renoncer à la course ? Mais c’est de la course que les gens de la Régence d’Alger tirent depuis des siècles leurs plus grands profits. Il n’écoute pas ces Européens. Mais la France ne peut pas abandonner ses ressortissants, ni laisser bafouer son pavillon par les pirates du Dey.

« De petits intérêts de commerce ne peuvent balancer les grands intérêts de l’humanité: il est temps que les peuples civilisés s’affranchissent des honteux tributs qu’ils paient à une poignée de barbares. » (Intervention de M. de Chateaubriand à la Chambre des Pairs rapportée par Raynal)

L’histoire du blé vendu à la France .

 1793 n’est pas loin, la révolution, la liberté, l’égalité française font trembler les rois du vieux continent.
L’Europe est coalisée contre la France et ses idées subversives. La disette est partout. Il ne reste qu’une alliée: la régence d’Alger et le Dey. Celle-ci par l’entremise de la maison Bacri-Busnach, des commerçants juifs livournais, qui détiennent presque tout le commerce de la régence, livre du blé à la France à la première République en 1792 et ce pendant 7 ans. Le fameux blé de la discorde.

Ce blé évalué à 14 millions payés en partie aux héritiers Baccri-Busnach sera réclamé par les neuf Deys qui se sont succédés pendant toute cette période, 1792/1830-ja, mais surtout par le dernier Dey Hussein III. La Restauration évalua la dette en 1819, à 7 millions. En 1827, rien n’est fait. Hussein créditeur de Bacri-Busnach et particulièrement intéressé, réclame le paiement à Louis XVIII. Rien n’est fait.

                                                     Comment l'Algérie devint française dans histoire 225px-Talleyrand_01

Mais . Talleyrand voulait des territoires pour la France, et de grands territoires à peupler. On ne peut plus s’étaler en Europe, sauf peut-être la Wallonie? il regarde du côté de l’Algérie.  Il est le maître de ces stratégies.  Ensuite, aggraver le différents entre Paris et Alger, les méfaits de la course en Méditerranée suffisaient, enfin traîner la patte pour honorer les véritables réclamations du Dey pour le règlement de la dette, qui s’élèvent à plusieurs millions, millions qui vont fondre au soleil, au fur et à mesure du temps et des régimes qui passent.

A cette époque, le congrès de Vienne était réuni; les plénipotentiaires qui le composaient portèrent leur attention sur l’Algérie, et témoignèrent le désir de s’unir pour opposer une digue aux déprédations des corsaires. L’Angleterre seule, qui craignait que cette répression ne rendit à la France l’influence qu’elle avait précédemment exercée sur les Barbaresques, s’y opposa.

Dans ce moment même, une escadre américaine, composée de trois frégates, un sloop, un brick, trois schooners, et commandée par le capitaine Decatur, se dirigeait vers Alger; elle venait relever l’Union d’un honteux tribut que lui avait imposé le dey, bien décidée à obtenir une prompte et complète satisfaction. Avant même de se montrer devant la ville, les Américains capturèrent trois navires algériens. Une attitude si énergique déconcerta le divan, qui souscrivit presque sans réclamations à tout ce qu’exigeaient des ennemis si déterminés à faire triompher leur bon droit. Le succès de cette expédition ramena l’attention des puissances européennes sur Alger, et, dès ce moment, elles résolurent d’abolir l’esclavage des chrétiens dans les États barbaresques.

«Décidément, l’Algérie tout le monde la voulait, mais pas pour les mêmes raisons. Allez dire aujourd’hui à quelque pieds noirs encore meurtris, que l’Algérie et la Belgique furent l’enjeu d’un marchandage entre plusieurs pays européens. Ils n’en croiraient pas leurs oreilles et pourtant. Et si on vous disait que l’affaire était prévue, et voulue depuis longtemps! Qu’elle était en quelque sorte dans le sac.»

«Lors donc, Talleyrand nomme en 1815, le sieur Pierre Deval, consul de France à Alger  Le consul multiplie les provocations et les rodomontades. Etait-ce dans son caractère, son éducation ou bien plus sûrement sous ordre de son Ministre? Comment Deval, connu comme un homme tout en courbettes, a-t-il brusquement trouvé l’audace de contrer en public le Dey ? On peut supposer que celui-ci a au cours de l’audience du   29 avril 1827 au cours de la réception officielle du Baïram (fête de l’Aïd en turc).27 avril 1827 où fut porté le fameux “coup d’éventail” par le souverain d’Alger au consul français, et qui a été le prétexte de la rupture et de l’agression française, trois ans plus tard, soit tombé simplement dans un piège, depuis longtemps mis en place. A partir de cet incident, le consul Deval va utiliser tous les moyens pour envenimer les choses. Le gouvernement français enverra au Dey un ultimatum insultant, dont on n’ignore pas au bord de la Seine qu’il sera rejeté par Alger. Et c’est la rupture voulue et minutieusement préparée, depuis de longues années par Paris.
 La vérité est qu’il fut frappé de trois coups de chasse-mouche. Une douleur symbolique! coup_eventail_maxi dans politiqueQuelle manœuvre diabolique ! mais Talleyrand l’est-il moins?» Jean-Pierre Badin

Le blocus des côtes algériennes décidé par le gouvernement français n’ayant pas été efficace,les actes de piraterie se multipliaient, les autres nations se plaignaient de plus en plus de l’insécuriçté en Méditerranée, le Conseil des ministres français songea à une expédition contre Alger.

D’autres incidents survenus en pleine mer, et sur la côte algérienne ajoutaient des motifs au conflit. Le 30 juillet 1829, l’amiral De la Bretonniêre, monté sur le vaisseau « La Provence » et accompagné du brick « l’Alerte » se présentèrent devant Alger, pour demander, une fois de plus, réparation du dey.

vue d’Alger en 1830

                                       alger1830

                                                         

« Le 31 juillet 1929, Il fut reçu par le dey, après avoir refusé de déposer son épée comme il était exigé à tous les visiteurs. C’était un autre acte irrespectueux à l’égard non seulement du dey mais aussi des coutumes protocolaires à la Cour d’Alger. Au bout de deux heures de conférence, le dey remit au surlendemain sa réponse définitive.
Le 2 août 1929, nouvelle entrevue qui n’aboutit à aucun résultat attendu par la délégation française, De la Bretonniêre regagna son bord, après avoir prévenu l’oukil el hardj qui l’accompagnait, qu’il appareillerait le lendemain à midi.»                                                             

                                                                                                                                                                      Le lendemain « La Provence » appareilla vers le large. Trois coups de canon, à blanc, 17010donnèrent le signal d’un tir en direction du navire Celui ci fut touché mais sans gravité puisqu’il poursuivi sa route.

Le 8 août 1829, le Conseil des ministres chargeait le général de Bourmont et d’Haussez de préparer l’expédition.

Les préparatifs militaires et diplomatiques s’accélèrent au début de l’année 1830 ; tout doit être mis en place et terminé au début du mois de mai car, selon les “spécialistes”, c’est la période la plus favorable pour un débarquement sur les côtes algériennes.
On est allé chercher au ministère de la Guerre un plan réalisé par un espion français, le commandant du génie Boutin, fait en 1801. Ce plan précisait que le meilleur endroit pour accoster sans trop de danger était la presqu’île de Sidi-Fredj.

Le 31 janvier 1830, le Conseil des ministres français fixa le point de débarquement à Sidi Ferruch. Tous les chefs devant diriger l’opération furent désignés.

Des garanties internationales de neutralité furent prises auprès de toutes les puissances européennes. Chacune consentit à déléguer un observateur qui accompagnera l’expédition.

De son côté, Hussein Dey prévenu des dispositions prises par la France, et les forces qu’elle s’apprêtait à mettre en action, fit de son mieux pour se préparer à la résistance. Il fit, entre autres, élever de nouvelles batteries pour mieux protéger la baie d’Alger. Il acquit de nouveaux canons et accumulé de grandes quantités de munitions.

En même temps, il donnait l’ordre aux beys de Constantine, de Titteri et d’Oran de réunir toutes les forces que leur beylik pourrait fournir, et de venir, eux mêmes, à la tète de ces contingents, prendre part à la défense d’Alger.

Le 2 mai, les opérations de l’embarquement des troupes françaises furent commencées.
Le 25 mai, la flotte mit voile sur Mayorque.

La 13 juin la flotte française arriva à l’entrée de la baie d’Alger….. .

                             prise_d_alger-55913

Quelle fut la réaction des puissances européennes devant le débarquement ?

Que se passent-il pour les grandes puissances pendant ce temps? Si elles sont favorables à l‘attaque française contre la piraterie menée depuis Alger; elles craignent que la France ne devienne trop puissante, .

Le 04 novembre 1830, s’ouvre à point nommé, la conférence de Londres. Talleyrand, est nommé ambassadeur à Londres par Louis Philippe pour participer aux négociations qui allaient sceller le sort du territoire compris entre la Hollande et la France. Allait-on scinder en deux ce territoire? Une partie à la France, l’autre aux Pays-bas, ou bien allait-on créer un Etat indépendant, la Belgique ?

Talleyrand très habilement se range à la majorité , il abandonne les prétentions du trône de France sur cette partie du territoire et obtient par accord tacite la souveraineté française en Algérie. L’Algérie contre la Wallonie  Fut-ce une bonne diplomatie?

Car, comme s’interroge si intelligemment Jean Isnard : « Avec le recul de l’Histoire, Talleyrand a-t-il eu tort ? ou bien est-ce nos chefs politiques qui n’ont pas été à la hauteur des rêves d’un homme qui a consacré sa vie à la grandeur de la France? »

L’Histoire a tenu à un fil. Que se serait-il passé si Waterloo avait connu une autre fin? que se serait-il passé si la Wallonie avait été scindée en deux ? que se serait-il passé sans Talleyrand qui  fidèle à sa légende obtint  l’Algérie contre la Wallonie ?

«Autres époques, autres politiques. Maintenant, tout est rentré dans l’ordre ou presque. La Belgique existe (pour combien de temps ?), l’Algérie est indépendante et la France est ….éternelle.» Jean Pierre Badin

Sources

D’après l’essai de Jean Pierre Badia —  Lacoste et Nouschi : Algérie, passé et présent. Jean Isnard

à suivre La prise d’Alger

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Algérie 1962 : Pourquoi les Pieds-Noirs sont-ils partis ?

Posté : 12 juin, 2008 @ 1:44 dans politique | 72 commentaires »

Algérie 1962 : Pourquoi les Pieds-Noirs sont-ils partis ?

Enregistré dans : politique – 12 juin, 2008 @ 13:44 Editer

Pourquoi les Pieds-Noirs sont-ils partis ?

Benjamin Stora a écrit :
«Depuis qu’ils sont rentrés en France, les rapatriés  ont toujours cherché à faire croire que la seule raison de leur départ était le risque qu’ils couraient pour leur vie et celle de leurs enfants. Et qu’ils avaient tous été obligés de partir. Or cela ne correspond que très partiellement à la réalité. » Benjamin Stora 

Et vous M. Stora comment vos parents sont-ils partis de Constantine, vous emmenant avec eux, sinon la peur au ventre ? Avaient-ils une autre raison moins avouable ?  Certains ont même prétendu que les Pieds-noirs partaient en vacances… qu’ils reviendraient en sepembre.

                                           Ont-ils l’air de vacanciers ?

Images du Site : 1962 :l ‘exode

 Les vacanciers en partance                                                               

   Algérie 1962 : Pourquoi les Pieds-Noirs sont-ils partis ? dans politique numriser0004                         

                                          pn dans politique                             

 

                       

Non, les Pieds-noirs sont partis contraints et forcés pour sauver leur vie, ils n’avaient pas le choix.

 Et ceux qui avaient crû pouvoir rester s’y sont résignés devant cette évidence : nous ne sommes plus en sécurité , 

                                                 L’armée contrairement aux Accords d’Evian n’était pas là pour garantir notre vie, mais en témoin impassible du drame qui se jouait. 

Les Pieds-rouges d’ailleurs n’ont pas resisté longtemps après notre départ, eux qui avaient tant travaillé pour  FLN 

                                                                                                                                                                                                                                                                               Au cours de la seule année 1962, plusieurs centaines de milliers de pieds-noirs ont fui l’Algérie, pour venir se réfugier en France. Désemparés, hébétés, ils ont quitté leur pays les larmes aux yeux et le coeur rempli d’amertume.  

Pourquoi ont-ils fuient dans des conditions aussi  épouvantables ? 

1-D’abord ils ont eu le sentiment d’être abandonnés,

  Abandonnés? oui, et ce,  dès le moment où se sont ouvertes les négociations entre la France et le gouvernement provisoire de la révolution algérienne (GPRA), en 1961, que rien ne leur laissait prévoir

 « En effet, de 1958 à 1960, le calme était revenu en Algérie. Pendant cette période, les Pieds-Noirs étaient sûrs que l’Algérie resterait française puisque l’Armée française avait gagné la guerre contre le FLN 

 Mais à partir de 1960, le climat, la confiance se sont dégradés.  Il y eu la semaine des Barricades, la création de l’OAS, les Accords d’Evian entre le GPRA et les Gaullistes et surtout

La fusillade de la Rue d’Isly

Ce massacre programmé a eu comme conséquence directe l’exode des Pieds-Noirs. Comment auraient-ils pu rester alors que l’armée qui, d’après les Accords d’Evian devait les protéger du FLN, tirait elle-même sur des Pieds-noirs, femmes , enfants, vieillads désarmés et que les CRS dévastaient leurs appartements et se conduisaient comme des troupes d’occupation.

Lisez le compte rendu d’un témoin de ce drame : Mme Simone Gautier : merci Madame !  

Au commencement Bab el Oued  cliquez

Lundi 26 mars 1962 – Alger agonise

Nous ne connaissons pas tous les noms des victimes du 26 mars 1962 à Alger ni leur nombre exact.

Nous ne connaissons pas le nom de tous ceux assassinés au Plateau des Glières et tout autour, rue d’Isly, boulevard Pasteur, rue Chanzy, boulevard Bugeaud, rue Lelluch, boulevard Baudin, et plus loin Place de l’Opéra, et aussi aux Facultés, et plus loin encore au Champ de Manœuvres et encore une heure après la fusillade. Les militaires, les gendarmes, les C.R.S. occupent les carrefours, les toits, les terrasses, font des barrages. Partout, toutes les armes sont approvisionnées et chargées, partout. Les tirailleurs avancent rafale après rafale, arrosent les gisants au F.M. et au P.M., chargeur après chargeur (J.L. SIBEN témoigne). Ils mitraillent les façades, l’intérieur des appartements aux volets clos, achèvent les mourants à l’intérieur des magasins, les poursuivent dans les couloirs des immeubles.

Et puis, ils tirent sur les médecins, les pompiers. Ils tirent sur les ambulances, déjà toutes prêtes, déjà là, à attendre les morts.

C’est une véritable chasse aux pieds-noirs, une tuerie, un carnage auquel se sont livrés les tirailleurs aux gestes obscènes, les gardes mobiles aux ricanements haineux et les C.R.S. qui insultent, matraquent et « balayent », rue Charras, rue Richelieu, rue Clauzel …(les témoignages).   Simone Gautier

Comment conserver la moindre confiance après de tels agissements ?

                                                                         005     005    005

2-Mais surtout ils ont eu peur pour leur vie et celle de leurs enfants

Le mois de Mai 62 qui suivit fut le pire de toute la guerre d ’Algérie.:

 Les enlèvements, les assassinats commis par le FLN, eurent raisons des dernières véléités des Français . 

Voici un document écrit d’après les documents officiels des Archives qui viennent de s’ouvrir aux chercheurs..                  doc mai1962.doc

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3-Enfin,ultime raison, les fonctionnaires quittaient le pays.

Les Fonctionnaires quittaient l’Algérie sans attendre une mutation qui d’ailleurs leur serait refusée : ils iront l’attendre en France pour la grande majorité. Que faire alors sans une administration de transition ?

Pour comprendre l’exode des foctionnaires il n’est qu’à consulter la liste des instituteurs tués après les Accords d’Evian et fournie par leur Amicale.

Instituteurs et instructeurs des départements d’Algérie assassinés en 1962 après les accords d’Evian

Mme Vve HUGUES René, tuée rue d’Isly à Alger le 26 mars 1962

LAMENDOUR Gilbert, tué rue d’Isly à Alger le 26 mars 1962

LURATI Henri, tué rue d’Isly à Alger, le 26 mars 1962

Mme MESQUIDA Alfred, tuée rue d’Isly Alger le 26 mars 1962

FIORE Gérard, 18 ans, « disparu » à Jemmapes le 26 avril 1962

BORDES Lucien, 22 ans, assassiné en mars 1962 à Alger

EMOURGEON Jean-Pierre, directeur, assassiné à Constantine en mars 1962

LLINARES Noël, directeur, assassiné à Alger en mars 1962

GARCIA André, 23 ans, disparu, le 28 avril 1962

Mme PEREZ Claude, disparue à Inkerman le 4 mai 1962

RUBIO José, « enlevé » à l’Arba le 17 mai 1962

GRIMALT jean Claude, « enlevé » à Belcourt Alger, mai 1962

COURIOL Jean, « disparu » à Rocher Noir le 11 juin 1962

SINTES Roger, « disparu » à Alger le 23 juin 1962

Mlle KOHLER Eliane, disparue Clos Salembier Alger, juin 1962

CINESTE Daniel, « disparu » (!) à Aîn el Turck le 5 juillet 1962, instructeur, 19 ans.

GARCIA Marcel, « disparu » à Oran le 5 juillet 1962

PARDO Raymond, « enlevé » à Oran le 5 juillet 1962

RUBIO Antoine, assassiné à Ain Témouchent le 5 juillet 1962

ULPAT Marcel de Vialar, assassiné à Oran le 5 juillet 1962

LESCALIER Guy, « disparu » à Misserghin (Oran) le 6 juillet 1962

CHILLAUD Claude, « disparu » à Boufarik le 30 juillet 1962

WOLF Henri, directeur, assassiné à Oued-Fodda en juillet 1962

BONAMY Gérard, « disparu » à Birkadem le 2 août 1962

Mme ROBERT, institutrice assassinée à Montgolfier avec ses 2 enfants de 3 et 5 ans le 6 septembre 1962

PISSIS Henri, « disparu » à Hassi-Messaoud le 11 septembre 1962

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Et les rapts continuaient

Du 19 mars au 31 décembre 1962, ce sont officiellement 3019 Européens qui sont enlevés, dont près des deux tiers restent portés disparus. « En proportion, il y a eu dix fois plus de disparus en Algérie durant cette période qu’en Argentine dans les années 70 sous la dictature » fait remarquer Jean Monneret, un des rares historiens à avoir étudié le sujet.

 Alors pourquoi le 26 mars et le 5 juillet, des « Français pogressites »  essaient-ils d’empêcher, en France, les manifestations des familes de disparus ?  : les veuves de Mai d’Argentine sont-elles plus  légitimes et plus à plaindre  que ces familles qui attendent depuis 46 ans de savoir quel a été le sort de leurs disparus.?

  • A aucun moment la France n’a envisagé d’utiliser les forces armées pour faire cesser les rapts. Pis, les militaires, qui prennent l’initiative d’intervenir, se voient aussitôt déplacés. C’est le cas du général Rollet, chef de bataillon à Alger. Le 21 mai 1962, l’officier apprend que six européens ont été enlevés dans le quartier de Belcourt. Il ordonne aussitôt une intervention. Sa troupe parvient à sauver deux hommes et découvre dans une vigne un charnier avec huit corps d’Européens mutilés. Le lendemain elle déterre six nouveaux cadavres. Le 28 mai, huit autres encore. Le général fait un rapport. En retour, il reçoit l’ordre de quitter le secteur. Ses officiers seront consignés jusqu’au 6 août et la formation dissoute.

  • Même les militaires enlevés n’ont pas été protégés

  • Ecoutez ce témoignage

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Puis vint le 5 juillet à Oran,   Et ce fut le massacre  cliquez

Ces trois raisons à elles seules suffiraient à répondre à la question posée en préalable au débat organisé par la LDH et le Monde Diplomatique à Paris le 26 mai 2008 : de quoi les pieds-noirs ont-ils eu peur en 1962.

La grande majorité du petit peuple que vous voyez sur les photos recueillies sur le site: 1962 l’exode n’avait rien à se reprocher ils ne faisaient pas partie de l’OAS : ils avaient peur!  ils pensait que si ces massacres et enlèvements pouvaient se prosuire alors que l’armée  avait encore légalement le devoir et le droit d’assurer leur protection, si elle les laissait sans défense à la merci des assassins  que se passerait-il à la passation des pouvoirs et après leur départ ?

Certains, partis en vacances , sont revenus et ont trouvé leur logement occupé, leurs biens pillés sous les yeux de « nos » soldats indifférents , obéissant aux ordres venus de Paris , les « vacanciers » ont dû repartir en France avec les seules valises qui avaient déjà fait le voyage vers des vacances devenues définitives.

Alors oui nous sommes partis parce que nous ne pouvions pas faire autrement !

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Septembre 2009 Une nouvelle preuve que nous ne pouvions rester

Le sort réservé aux « Pieds rouges  » qui pourtant les ont aidés dans leur lutte et sont restés près d’eux pour bâtir une République Socialiste  

Le livre révélateur : L’Algérie des pieds rouges (1962-1969) cliquez

                                                     

Sources : 1962 l’exode, Alger 26 mars 1962

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44 commentaires »

Pages : [3] 2 1 »

    bonjour a tous le monde et merci a se site pour exprimer leurs savoir de leurs sentiments.
    tous le monde peut donner ses opinions mais jamais de solutions.
    chacun de nous voient les choses differament.mais jamais les memes.
    personne ne regarde la logique des choses? et pourtant!
    en 132 ans les gents qui en fait l’algerie j’usqua 1954.
    ses gens esque il ont fait l’algerie pour tous les algerien ou pour leurs compte personnel?
    ils ont fait l’algerie pour leurs familles pour leurs enfants pour leurs amis mais jamais pour les algeriens.
    il etait non seulemnt exploité ;colonialiser ;mais en plus rejeter maltraiter;mal vue;et de plus ils ont voulu que il s ont aucun droit meme pas de vivre; et ça dans leurs propre pays eet leurs propre terre.
    je dit a tous les pn. que vous etes pas responssable
    des fautes de vos parents et grand parents.
    metter un peut de logique dans vos pensser et de se que vous voulez parler.
    vous trouver la raison des humains et des peuples
    qui aime vivre dans la paix et les bonnes ententes .
    quel peuples dans se monde aime etre colonialiser
    sans reagir?
    au debut de la colonialisations les francais il etait pas là pour le bien du peuples algerien de l’epoques il etait pas là pour vivre avec lui en harmonie en solidarite comme un seul peuples .
    non! ils etait la pour le detruire pour l’esclavage.
    sans lui avoir donner une dignite d’un etre humain.
    tous les pn parle de leurs douleurs de leurs souffrance d’avoir quitter l’algerie .
    pour les algeriens n’on pas le droit de parler de deffendre de leurs souffrance pendant la colonialisation?
    quelque a pensser pour leurs souffrance leurs douleurs leurs desaroi leurs miseres et surtout de leurs differance dans leurs propre pays ?.
    qui dans se monde accepte un etranger viens chez lui dans sa maison et lui dit je suis chez moi?
    voila je voulais mettre un peut de raisonement sans haines sans racisme .
    avec le temps il ya toujours un regret.
    mais jamais la raison .
    merciCommentaire par kiouas — 8 octobre, 2009 @ 15:29 |Modifier
    -->

  1. kiouas kiouas
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2963 Editer
    bonjour a tous le monde et merci a se site pour exprimer leurs savoir de leurs sentiments.
    tous le monde peut donner ses opinions mais jamais de solutions.
    chacun de nous voient les choses differament.mais jamais les memes.
    personne ne regarde la logique des choses? et pourtant!
    en 132 ans les gents qui en fait l’algerie j’usqua 1954.
    ses gens esque il ont fait l’algerie pour tous les algerien ou pour leurs compte personnel?
    ils ont fait l’algerie pour leurs familles pour leurs enfants pour leurs amis mais jamais pour les algeriens.
    il etait non seulemnt exploité ;colonialiser ;mais en plus rejeter maltraiter;mal vue;et de plus ils ont voulu que il s ont aucun droit meme pas de vivre; et ça dans leurs propre pays eet leurs propre terre.
    je dit a tous les pn. que vous etes pas responssable
    des fautes de vos parents et grand parents.
    metter un peut de logique dans vos pensser et de se que vous voulez parler.
    vous trouver la raison des humains et des peuples
    qui aime vivre dans la paix et les bonnes ententes .
    quel peuples dans se monde aime etre colonialiser
    sans reagir?
    au debut de la colonialisations les francais il etait pas là pour le bien du peuples algerien de l’epoques il etait pas là pour vivre avec lui en harmonie en solidarite comme un seul peuples .
    non! ils etait la pour le detruire pour l’esclavage.
    sans lui avoir donner une dignite d’un etre humain.
    tous les pn parle de leurs douleurs de leurs souffrance d’avoir quitter l’algerie .
    pour les algeriens n’on pas le droit de parler de deffendre de leurs souffrance pendant la colonialisation?
    quelque a pensser pour leurs souffrance leurs douleurs leurs desaroi leurs miseres et surtout de leurs differance dans leurs propre pays ?.
    qui dans se monde accepte un etranger viens chez lui dans sa maison et lui dit je suis chez moi?
    voila je voulais mettre un peut de raisonement sans haines sans racisme .
    avec le temps il ya toujours un regret.
    mais jamais la raison .
    merciBonjour M’dame. Je vous assure M’dame, que si vous aviez resisté “pacifiquement bien sûr”,rien qu’un petit peu, vous seriez toujours avec nous.Vous aviez fui parceque l’OAS a fait beaucoup de mal même dans les dernières minutes, aussi bien aux algériens “indigénes” qu’aux pieds noirs. Comment voulez que les gens qui venaient de perdre un des leurs réagissent?,personne n’auraient pu les arrêter, même pas l’armée. Immaginez un peuple qui a été touché dans son honneur,meurtrie dans sa chaire depuis prés d’un siècle et qui retrouve enfin sa liberté, que quelques individus, ignorant tout du respect humain ,veulent le leur arracher en tuant les leurs. Ce n’est ni la faute aux Algériens, ni celle des Pn qui n’ont rien à se repprocher, mais celle de ces extrêmistes qui ont tout gâché.Les Pn ne se sont rendus comptes que trop tard hélas..L’OAS qui soit disant, était sensée les défendre, les a au contraire enfoncé et a précipité leur départ. Quant aux enseignants français, je dirais moi aussi, que nous leur devons beaucoup, je n’oublirai jamais ce qu’ils m’ont appris avant et aprés l’indépendance de notre pays, qu’ils en soient remerciés. Ce que Jacques Seguin a dit est vrai M’dame, vous habitiez la ville peut être, et vous êtiez habituée à voir les indigénes en guenilles, c’était tout à fait normale, mais Jacques n’a jamais côtoyé les indigénes, il a vu ces gens d’un autre oeil que le vôtre ou le mien. Il a vu la différence entre indigénes et Pn,il a vu l’écart intellectuel, l’écart du niveau de vie entre ces deux communautés, et il a résumé cela en quelques môts “des gens qui ne savaient même compté leur argent”. Ces pieds rouges ,” d’ailleurs pourquoi pieds rouges”, ont au contraire compris, mais n’ont pas été suivis, si tel aurait été le cas, je suis sûr que personne ne serait à plaindre maintenant. J’ai connu des Pn qui sont restés en Algérie, ils sont toujours vivants et en bonne santé, d’autres sont partis en France ou en Espagne au courant des années 70/80.La différence de religion n’a jamais tué personne, si le respect est mutuel. Il y a beaucoup de pays oû musulmans et chrétiens se côtoient sans difficultés. Ce genre de problême peut exister, si des extrêmistes des deux bords s’y mêlent, mais si on est intelligent pour ne pas les laisser faire, tout le monde y trouvera son compte. Je vous remercie M’dame de nous avoir accorder une petite place dans votre blog. Cela nous permet de mieux nous comprendre.Encore merci. Icuos.Commentaire par Icuos — 29 septembre, 2009 @ 14:32 |Modifier
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  3. Icuos Icuos
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2932 Editer
    Bonjour M’dame. Je vous assure M’dame, que si vous aviez resisté « pacifiquement bien sûr »,rien qu’un petit peu, vous seriez toujours avec nous.Vous aviez fui parceque l’OAS a fait beaucoup de mal même dans les dernières minutes, aussi bien aux algériens « indigénes » qu’aux pieds noirs. Comment voulez que les gens qui venaient de perdre un des leurs réagissent?,personne n’auraient pu les arrêter, même pas l’armée. Immaginez un peuple qui a été touché dans son honneur,meurtrie dans sa chaire depuis prés d’un siècle et qui retrouve enfin sa liberté, que quelques individus, ignorant tout du respect humain ,veulent le leur arracher en tuant les leurs. Ce n’est ni la faute aux Algériens, ni celle des Pn qui n’ont rien à se repprocher, mais celle de ces extrêmistes qui ont tout gâché.Les Pn ne se sont rendus comptes que trop tard hélas..L’OAS qui soit disant, était sensée les défendre, les a au contraire enfoncé et a précipité leur départ. Quant aux enseignants français, je dirais moi aussi, que nous leur devons beaucoup, je n’oublirai jamais ce qu’ils m’ont appris avant et aprés l’indépendance de notre pays, qu’ils en soient remerciés. Ce que Jacques Seguin a dit est vrai M’dame, vous habitiez la ville peut être, et vous êtiez habituée à voir les indigénes en guenilles, c’était tout à fait normale, mais Jacques n’a jamais côtoyé les indigénes, il a vu ces gens d’un autre oeil que le vôtre ou le mien. Il a vu la différence entre indigénes et Pn,il a vu l’écart intellectuel, l’écart du niveau de vie entre ces deux communautés, et il a résumé cela en quelques môts « des gens qui ne savaient même compté leur argent ». Ces pieds rouges , » d’ailleurs pourquoi pieds rouges », ont au contraire compris, mais n’ont pas été suivis, si tel aurait été le cas, je suis sûr que personne ne serait à plaindre maintenant. J’ai connu des Pn qui sont restés en Algérie, ils sont toujours vivants et en bonne santé, d’autres sont partis en France ou en Espagne au courant des années 70/80.La différence de religion n’a jamais tué personne, si le respect est mutuel. Il y a beaucoup de pays oû musulmans et chrétiens se côtoient sans difficultés. Ce genre de problême peut exister, si des extrêmistes des deux bords s’y mêlent, mais si on est intelligent pour ne pas les laisser faire, tout le monde y trouvera son compte. Je vous remercie M’dame de nous avoir accorder une petite place dans votre blog. Cela nous permet de mieux nous comprendre.Encore merci. Icuos.Bonjour monsieur,
    J’ai bien connu moi aussi Misserghin et les pères blancs et je peux vous dire que ni eux ni les pieds-noirs ont exploité ces “indigènes” certains ont préférés partir avec leur patron je peux vous citer leur nom .
    Quand à leur éducation je peux en témoigner puisqu’ancienne enseignante qui reçois encore des messages de gratitude d’anciens élèves musulmans ,certains ont même écrit des commentaires sur mon blog, d’autres ont réussi dans des carrières importantes et d’autres donnent à leur anciens condisciples qui vont les voir des missives pour moi quand ils apprennent qu’ils me rencontrent en France.Quant aux raisons de notre départ nous n’avions aucune chance de survivre en restant : pour vous le prouver lisez le sort qui a été réservé aux dits ” Pieds-rouges” qui pourtant les avaient soutenus dans leur lutte, sont restés pour les aider à “construire une république socialiste” et ont été torturés et emprisonnés . Et c’est une reporter du MONDE qui le dit .
    Voici l’adresse de cet article de mon blog
    http://mdame.unblog.fr/algerie-les-annees-pieds-rouges1962-1969/?preview=true
    Que nous auraient-ils fait à nous qui voulions rester français et chrétiens ?M’dameCommentaire par mdame — 26 septembre, 2009 @ 15:21 |Modifier
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  5. mdame mdame
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2906 Editer
    Bonjour monsieur,
    J’ai bien connu moi aussi Misserghin et les pères blancs et je peux vous dire que ni eux ni les pieds-noirs ont exploité ces « indigènes » certains ont préférés partir avec leur patron je peux vous citer leur nom .
    Quand à leur éducation je peux en témoigner puisqu’ancienne enseignante qui reçois encore des messages de gratitude d’anciens élèves musulmans ,certains ont même écrit des commentaires sur mon blog, d’autres ont réussi dans des carrières importantes et d’autres donnent à leur anciens condisciples qui vont les voir des missives pour moi quand ils apprennent qu’ils me rencontrent en France.Quant aux raisons de notre départ nous n’avions aucune chance de survivre en restant : pour vous le prouver lisez le sort qui a été réservé aux dits  » Pieds-rouges » qui pourtant les avaient soutenus dans leur lutte, sont restés pour les aider à « construire une république socialiste » et ont été torturés et emprisonnés . Et c’est une reporter du MONDE qui le dit .
    Voici l’adresse de cet article de mon blog
    http://mdame.unblog.fr/algerie-les-annees-pieds-rouges1962-1969/?preview=true
    Que nous auraient-ils fait à nous qui voulions rester français et chrétiens ?M’dameJ’ai connu Misserghin au début de l’année 1963. Nous étions les soldats de l’armée française chargés de rapatrier les régiments.J’ai cotoyé les pères blancs à qui je dois beaucoup de souvenirs. J’ai cotoyé les travailleurs occupés aux récoltes diverses,oranges clémentines,raisins pour le vin,etc..Ce qui m’a le plus choqué en arrivant en janvier 1963, c’est de voir la façon dont on aurait pu exploiter ses gens qui ne savaient pas compter leur argent. je vous laisse le soin de deviner, car maintenir un peuple dans l’ignorance est synonyme d’exploitation.Commentaire par Jacques Seguin — 26 septembre, 2009 @ 13:02 |Modifier
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  7. Jacques Seguin Jacques Seguin
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2904 Editer
    J’ai connu Misserghin au début de l’année 1963. Nous étions les soldats de l’armée française chargés de rapatrier les régiments.J’ai cotoyé les pères blancs à qui je dois beaucoup de souvenirs. J’ai cotoyé les travailleurs occupés aux récoltes diverses,oranges clémentines,raisins pour le vin,etc..Ce qui m’a le plus choqué en arrivant en janvier 1963, c’est de voir la façon dont on aurait pu exploiter ses gens qui ne savaient pas compter leur argent. je vous laisse le soin de deviner, car maintenir un peuple dans l’ignorance est synonyme d’exploitation.Bonjour tout le monde.
    ya Benejam, ya Benejam, pourquoi toute cette haine?.Les portes de l’Algérie sont aussi ouvertes, et elles l’ont été pendant 132 ans, nous vivions ensembles, vous rappellez vous?.Vous n’êtes pas le seul à avoir perdu un membre de votre famille, moi aussi j’ai trois membres de ma famille à réclamer aux forces coloniales. Mais je sais que c’est peine perdue, c’était la guerre, et juste aprés une guerre il y a les lynchages, les enlèvements par les deux bélligérants. Alors calmons nous et regardons vers l’avenir, c’est mieux pour tout le monde. Salut.Commentaire par Icuos — 22 juillet, 2009 @ 16:13 |Modifier
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  9. Icuos Icuos
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2651 Editer
    Bonjour tout le monde.
    ya Benejam, ya Benejam, pourquoi toute cette haine?.Les portes de l’Algérie sont aussi ouvertes, et elles l’ont été pendant 132 ans, nous vivions ensembles, vous rappellez vous?.Vous n’êtes pas le seul à avoir perdu un membre de votre famille, moi aussi j’ai trois membres de ma famille à réclamer aux forces coloniales. Mais je sais que c’est peine perdue, c’était la guerre, et juste aprés une guerre il y a les lynchages, les enlèvements par les deux bélligérants. Alors calmons nous et regardons vers l’avenir, c’est mieux pour tout le monde. Salut.malgré les années, je suis toujours dans l’attente de nouvelles de mon frere jacques benejean ortographier bénéjam disparu depuis le 15 juin 1962 à belcourt . suite a des decouvertes de charniers aucun gouvernement et capable ou ne veut connaitre la verité .quand je pense que les portes de france leurs sont grandes ouvertes . rien ne les genes.Commentaire par benejam/garnaud — 6 juillet, 2009 @ 11:11 |Modifier
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  11. benejam/garnaud benejam/garnaud
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2619 Editer
    malgré les années, je suis toujours dans l’attente de nouvelles de mon frere jacques benejean ortographier bénéjam disparu depuis le 15 juin 1962 à belcourt . suite a des decouvertes de charniers aucun gouvernement et capable ou ne veut connaitre la verité .quand je pense que les portes de france leurs sont grandes ouvertes . rien ne les genes.Votre Blog, normalement il doit essayer de faire tisser des liens d’amitié, de fraternité et de respect mutuel, au lieu de faire raviver le flambeau de la haine et de la rancune . Les Algeriens et les Français (et colons européens) le destin les a réunis pour vivre près d’un siècle et demi sans la paix et la serénité sur une terre qui s’appelle l’Algérie . Juqu’au jour,où une poignée d’individus ont voulu faire la guerre et comme toutes les guerres, il n’y a ni vainqueur ni vaincu, car les deux belligérants sont perdants.En 1957, ma défunte mère était enceinte de moi,quand un soldat de l’armée française l’avait bousculée, je suis néé handicapée ,les hopitaux des l’époque,ont refusé de me soigner parce que mon père était accusé de sympathie avec le FLN .Est ce que je doit ètre rancunier jusqu’a hair la France etles Français ,eh bien NON.En 1981, J’ai eu l’occasion de vister la France, j’avais 24 ans,jai effectué un agréable séjour, j’avais fait des amitiés,et je n’ai pas voulu y rester parce que je sentais le dépaysement ,la langue ,la culture etc. Bref,je souhaite dorénavant,que votre site éssaie de rapprocher les ami(e)s ,les voisins et camarades de classes qui se sont perdu de vues ………(s’il y afautes d’orthographe, veuillez m’excuser ).Commentaire par badou — 25 mars, 2009 @ 2:43 |Modifier
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  13. badou badou
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2389 Editer
    Votre Blog, normalement il doit essayer de faire tisser des liens d’amitié, de fraternité et de respect mutuel, au lieu de faire raviver le flambeau de la haine et de la rancune . Les Algeriens et les Français (et colons européens) le destin les a réunis pour vivre près d’un siècle et demi sans la paix et la serénité sur une terre qui s’appelle l’Algérie . Juqu’au jour,où une poignée d’individus ont voulu faire la guerre et comme toutes les guerres, il n’y a ni vainqueur ni vaincu, car les deux belligérants sont perdants.En 1957, ma défunte mère était enceinte de moi,quand un soldat de l’armée française l’avait bousculée, je suis néé handicapée ,les hopitaux des l’époque,ont refusé de me soigner parce que mon père était accusé de sympathie avec le FLN .Est ce que je doit ètre rancunier jusqu’a hair la France etles Français ,eh bien NON.En 1981, J’ai eu l’occasion de vister la France, j’avais 24 ans,jai effectué un agréable séjour, j’avais fait des amitiés,et je n’ai pas voulu y rester parce que je sentais le dépaysement ,la langue ,la culture etc. Bref,je souhaite dorénavant,que votre site éssaie de rapprocher les ami(e)s ,les voisins et camarades de classes qui se sont perdu de vues ………(s’il y afautes d’orthographe, veuillez m’excuser ).Pour le moment, je suis moins présent sur le site. Mais bien sûr, je n’oublie pas mes amis virtuels. Bonne et heureuse 2009. En espérant qu’il y ait moins de conflits dans le monde et sans oublier M’dame qui se dévoue pour ce blog. UN GRAND MERCI.Commentaire par Vincent Lajaro — 9 janvier, 2009 @ 9:26 |Modifier
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  15. Vincent Lajaro Vincent Lajaro
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2223 Editer
    Pour le moment, je suis moins présent sur le site. Mais bien sûr, je n’oublie pas mes amis virtuels. Bonne et heureuse 2009. En espérant qu’il y ait moins de conflits dans le monde et sans oublier M’dame qui se dévoue pour ce blog. UN GRAND MERCI.bonne et heureuse année tous et a toutes , que 2009 soit remplie de paix et d’amour pour tout les peuples inchalha .Commentaire par kharrati — 8 janvier, 2009 @ 23:20 |Modifier
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  17. kharrati kharrati
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2222 Editer
    bonne et heureuse année tous et a toutes , que 2009 soit remplie de paix et d’amour pour tout les peuples inchalha .bonne et heureuse année tous et a toutes , que 2009 soit remplie de paix et d’amour pour tout les peuples inchalhaCommentaire par kharrati — 8 janvier, 2009 @ 23:19 |Modifier
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  19. kharrati kharrati
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2221 Editer
    bonne et heureuse année tous et a toutes , que 2009 soit remplie de paix et d’amour pour tout les peuples inchalhaBonne année 2009 à tous.Une année de paix de compréhension,pleine de bonheur et de joie.
    Icuos.Commentaire par icuos — 1 janvier, 2009 @ 16:02 |Modifier
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  21. icuos icuos
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2211 Editer
    Bonne année 2009 à tous.Une année de paix de compréhension,pleine de bonheur et de joie.
    Icuos.Le sens de la responsabilité, de l’objectivité et de la morale, nous rattrape toujours Vincent, pour nous faire sentir notre devoir envers l’autre, que nous avons sans le vouloir “peut être” humillié ou fait souffrir. Ce petit “pardon” que les responsables Français refusent de demander, traduit à mon avis la surdité de ces gens, à vouloir ignorer les souffrances endurées par le peuple Algérien durant plus d’un siècle. Quand on est grand, lucide et généreux, on ne s’entête pas à se donner raison d’avoir occupé tout un pays pendant si longtemps et d’avoir relégué tout un peuple au plus bas de l’échelle…Des dirigeants courageux et soucieux de l’avenir de leur pays (je parle des deux camps), de leurs peuples auraient fait ce geste sans qu’on le leur demande, car c’est la France qui a occupé l’Algérie et non l’inverse. Nos deux pays ont besoin l’un de l’autre, nos deux peuples se sont côtoyés si longtemps et ils continuent de le faire contre vents et marées,il serait à mon avis inconscient de l’ignorer et de ne pas lever ces contraintes.Tu as parlé de l’amitié retrouvée entre la France et l’Allemagne, ce dernier pays a payé chérement pendant des années son arrogance, que pouvant nous dire du conflit Franco-Algérien. Les deux peuples Français et Allemand se sont retrouvés, et une amitié est née à nouveau, pourquoi pas entre les Algériens et les Français, à ce sujet, je dirais que l’amitié existe mais elle doit l’être entre tous, y compris les gouvernants.Pour les Pn (simples ouvriers et fonctionnaires), je dirais que se sont des Algériens, il y a cette chose en eux comme nous,ils savent pardonner parcequ’ils sont simples.Autre chose Vincent, nos dirigeants actuels sont plus ouverts et plus objectifs, je pense qu’un petit pas du côté Français ne laisserait pas le FLN insensible.Quant aux colonies Françaises ( autres que l’Algérie),je dirais qu’il y a beaucoup de différence entre le Sénégal et l’Algérie, ou bien entre le Maroc et la Tunisie et l’Algérie. La majorité des colons se sont installés en Algérie, trés peu au sénégal ou dans les autres pays cités. l’Algérie est un pays trés vaste, avec des richesses et il est surtout tout prés de la France, juste en face. Les colons Au Sénégal étaient peut être plus cléments, la décolonisation s’est faite sans heurts parceque la France ne pouvait pas lutter sur tous les fronts.L’indépendance du Sénégal est intervenue en 1960, la France était en plein bourbier en Algérie à cette époque.De même pour nos voisins, quelques petits problèmes sans plus.Dommage que la révolution a eu lieu en Algérie avant tous les autres pays, nous aurions eu notre indépendance sans dommages, et le peuple Algérien serait peut être au complet avec ses premiers habitants et tous ses PN.En fin de compte, nous portons sur notre dos, plus que toutes les générations passées et futures, le lourd poids d’inculquer à nos enfants” le droit à la vie tout en respectant l’autre”.Tu as dit Vincent, que si nous continuons, nous allons écrire un livre toi et moi. Et bien oui, si pour appaiser les âmes et faire comprendre à tous les gens des deux bords, qu’il est plus judicieux et utile de regarder vers l’avenir et qu’invoquer le passé ne fera qu’attiser les haines, je continuerai moi à discuter avec toute personne qui voudrait bien me faire cet honneur.A bientôt Vincent.Commentaire par icuos — 20 décembre, 2008 @ 17:27 |Modifier
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  23. icuos icuos
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2194 Editer
    Le sens de la responsabilité, de l’objectivité et de la morale, nous rattrape toujours Vincent, pour nous faire sentir notre devoir envers l’autre, que nous avons sans le vouloir « peut être » humillié ou fait souffrir. Ce petit « pardon » que les responsables Français refusent de demander, traduit à mon avis la surdité de ces gens, à vouloir ignorer les souffrances endurées par le peuple Algérien durant plus d’un siècle. Quand on est grand, lucide et généreux, on ne s’entête pas à se donner raison d’avoir occupé tout un pays pendant si longtemps et d’avoir relégué tout un peuple au plus bas de l’échelle…Des dirigeants courageux et soucieux de l’avenir de leur pays (je parle des deux camps), de leurs peuples auraient fait ce geste sans qu’on le leur demande, car c’est la France qui a occupé l’Algérie et non l’inverse. Nos deux pays ont besoin l’un de l’autre, nos deux peuples se sont côtoyés si longtemps et ils continuent de le faire contre vents et marées,il serait à mon avis inconscient de l’ignorer et de ne pas lever ces contraintes.Tu as parlé de l’amitié retrouvée entre la France et l’Allemagne, ce dernier pays a payé chérement pendant des années son arrogance, que pouvant nous dire du conflit Franco-Algérien. Les deux peuples Français et Allemand se sont retrouvés, et une amitié est née à nouveau, pourquoi pas entre les Algériens et les Français, à ce sujet, je dirais que l’amitié existe mais elle doit l’être entre tous, y compris les gouvernants.Pour les Pn (simples ouvriers et fonctionnaires), je dirais que se sont des Algériens, il y a cette chose en eux comme nous,ils savent pardonner parcequ’ils sont simples.Autre chose Vincent, nos dirigeants actuels sont plus ouverts et plus objectifs, je pense qu’un petit pas du côté Français ne laisserait pas le FLN insensible.Quant aux colonies Françaises ( autres que l’Algérie),je dirais qu’il y a beaucoup de différence entre le Sénégal et l’Algérie, ou bien entre le Maroc et la Tunisie et l’Algérie. La majorité des colons se sont installés en Algérie, trés peu au sénégal ou dans les autres pays cités. l’Algérie est un pays trés vaste, avec des richesses et il est surtout tout prés de la France, juste en face. Les colons Au Sénégal étaient peut être plus cléments, la décolonisation s’est faite sans heurts parceque la France ne pouvait pas lutter sur tous les fronts.L’indépendance du Sénégal est intervenue en 1960, la France était en plein bourbier en Algérie à cette époque.De même pour nos voisins, quelques petits problèmes sans plus.Dommage que la révolution a eu lieu en Algérie avant tous les autres pays, nous aurions eu notre indépendance sans dommages, et le peuple Algérien serait peut être au complet avec ses premiers habitants et tous ses PN.En fin de compte, nous portons sur notre dos, plus que toutes les générations passées et futures, le lourd poids d’inculquer à nos enfants » le droit à la vie tout en respectant l’autre ».Tu as dit Vincent, que si nous continuons, nous allons écrire un livre toi et moi. Et bien oui, si pour appaiser les âmes et faire comprendre à tous les gens des deux bords, qu’il est plus judicieux et utile de regarder vers l’avenir et qu’invoquer le passé ne fera qu’attiser les haines, je continuerai moi à discuter avec toute personne qui voudrait bien me faire cet honneur.A bientôt Vincent.A toi, Kharrati qui parles souvent en homme sage et à toi, Icuos qui est peut-être à la recherche de la vérité, tout comme moi, je tiens tout d’abord à vous dire combien j’apprécie vos paroles de paix.Aujourd’hui, mes premiers mots seront pour toi Kharrati. Je comprends tout à fait tes intentions quand tu dis qu’il ne faut pas vivre avec le passé et tu n’as sans doute pas tort. Par exemple, quand en Espagne, Franco à disparu de la scène politique, les démocrates ont eu la sagesse de ne pas remuer le passé… et ils ont eu raison de ne pas demander des comptes. La transition s’est faite ainsi, sans heurt dans l’intérêt du pays. Mais il y a aussi d’autres arguments qui m’incitent à fouiller notre Histoire. Quand le Président Bouteflika nous dit qu’il souhaite la repentance de la France, je suis forcément inciter à aller enquêter sur notre passé commun. Et puis j’entends, ici et là, des propos sur l’Algérie qui sont totalement faux. Par ailleurs, nous ne pourrons jamais reconstruire une Algérie multiethnique. Ce qu’il nous faut, c’est retrouver une entente lucide, voire une certaine fraternité. Je crois que c’est important pour l’Algérie et peut-être plus pour la France qui abrite une communauté maghrébine de plusieurs millions de personnes. Cette amitié est possible malgré un passé douloureux. Notre guerre n’était pas une guerre ordinaire où tout était clair entre le bon et le méchant. Ce n’était pas une guerre classique qui voit le choc de deux armées clairement constituées. C’était une guerre civile et pour rendre les choses plus compliquées il y avait mêmes plusieurs guerres civiles. Les historiens ont de quoi se régaler.Kharrati, ton attitude est fraternelle mais personnellement je crois que les échanges d’opinions peuvent, certes attiser les haines, mais qu’ils font aussi évoluer les mentalités. Les mentalités ont déjà changé. Il ne faut pas craindre d’énoncer des vérités intangibles. Dans mes souvenirs, j’entends encore certains pieds-noirs en train de dire « l’Algérie, c’est la France »… oui très bien mais alors pourquoi les maghrébins n’avaient pas les mêmes droits civiques. D’un autre côté, quand je vois certains membres du FLN se présenter comme des enfants de cœur alors que selon leur principe la fin a toujours justifié les moyens. Et qu’ils n’ont en rien favorisé la pluralité des opinions… il y a encore de quoi s’inquiéter. Je suis convaincu également que l’analyse du passé peut éviter de renouveler certaines erreurs. Ce qui permettrait à l’Algérie de ne plus se placer dans une logique de violence. Cela lui aurait probablement évité cette décennie noire qui a fait disparaître plusieurs centaines de milliers de personnes.Je veux aussi finir par comprendre vraiment ce qu’il s’est passé sous mes yeux d’enfants. Qui est responsable de cette catastrophe ? Les seuls européens ou bien vos responsables politiques ont-ils eu également une responsabilité ? Est-ce que le chemin de l’indépendance pouvait être différent ? Bref, selon moi, une éventuelle réconciliation passe par une certaine lucidité. Il serait temps. Après trois conflits, d’une rare intensité, l’Allemagne et la France ont réussi ce pari, quinze ans après la fin de la seconde guerre mondiale. Et pour nous, à près d’un demi-siècle de distance, la chose serait impossible !

    Et toi Icuos, tu aimerais sans doute revoir un peu plus souvent les pieds-noirs en Algérie. Ils sont sans doute comme certains cousins que l’on a perdus de vue et que l’on aimerait retrouver. Tu évoques des scènes douloureuses de la guerre. Il est vrai que je n’ai pas vécu la guerre de manière aussi intense que toi. Mais je fais en sorte de lire tous les témoignages : ceux des Français comme ceux de leurs opposants. Je vais sur les blogs pro-FLN et je lis les journaux algériens. J’ai même commencé la lecture de certains de vos historiens. La répression de l’armée française a été souvent disproportionnée mais il faut aussi écouter les officiers qui ont vu les corps déchiquetés de civils après les attentats de l’ALN. Et il y aura toujours dans les guerres des actes non seulement barbares mais inutiles. Ce que tu as vu ne faisait certainement pas avancer la cause militaire. Le fossé entre les communautés s’agrandissait seulement un peu plus.

    Mais au risque de te blesser, c’est ce que recherchait le FLN. As-tu étudié la tuerie d’El-Halia ? Il y avait là quelques européens qui vivaient en bonne entente avec les maghrébins. Ils travaillaient ensemble dans la même mine et les choses se passaient plutôt bien, trop bien sans doute pour un mouvement révolutionnaire. Il y a eu trente-cinq corps d’européens affreusement mutilés. Et d’ailleurs dans l’imaginaire des pieds-noirs, les mutilations des cadavres ont autant d’importance, sinon plus, dans le degré des horreurs que les morts eux-mêmes. C’est ce supplément de barbarie qui nuit à l’objectivité. Comment de tels hommes, qui ont donné ces ordres, peuvent demander à la France un acte de contrition.

    Au-delà, de la guerre d’Algérie, je porte un regard très critique sur les mouvements révolutionnaires qui veulent faire table rase du passé – y compris même pour notre Révolution de 1789. On dit souvent que la France n’a pas réussi la décolonisation – notamment si on la compare à l’Angleterre. C’est en partie vrai mais il faut remarquer que mon pays a eu affaire à des mouvements révolutionnaires. En Indochine aussi, les choses se sont mal passées. Ho Chi Minh a même remporté la victoire militaire. La lutte s’est poursuivie avec les États-Unis et le Viêt-Nam a gagné la guerre. Mais c’était une victoire à la Pyrrhus car une bonne partie de sa population s’est ensuite expatriée. Le pays a été économiquement laminé. C’est tout le problème des mouvements extrémistes qui excluent une fraction des forces vives d’une nation.

    Hormis, le Viêt-Nam, il est intéressant d’observer toutes les facettes de la décolonisation car la France a également lâché des territoires sans heurt, mais je ne sais pas trop pourquoi, on en parle peu. Cela est sans doute dû à notre goût pour l’auto-flagellation. Il faut analyser le cas de Léopold Sédar Senghor. Voilà un homme qui a obtenu l’indépendance du Sénégal, dès 1960, sans tirer un seul coup de fusil, en restant dans l’alliance française. Il avait pourtant mal commencé sa carrière politique en adhérant au parti communiste. Et les résultats qu’il a obtenus sont plutôt positifs, si on compare le Sénégal à ses voisins. C’est curieux, on l’évoque rarement. C’est sans doute dû à la gauche française qui a toujours été fascinée par la Révolution. C’était un homme trop sage pour eux. Et tu vois Icuos, il a même été député au Parlement français, sans qu’il soit considéré comme traître par son pays.

    Je n’ai sans doute pas tout dit par manque de temps. Et puis je suis déjà en grand bavard. J’aurais pu évoquer aussi le cas de Jacques Soustelle qui voulait négocier avec le FLN dès 1956 ou 1957. Mais il a été effrayé par le nombre des attentats… plus d’une centaine par mois et lui-même est entré dans le cycle de la répression. L’Algérie a vu l’affrontement de tous les extrémismes (OAS comprise). Comment pouvait-elle s’en sortir ? Elle a été le pays des occasions manquées…

    Tout de même, en guise d’au revoir, je vous avoue que vous m’encouragez à consacrer du temps à la cause franco-algérienne sous une forme ou sous une autre.

    Commentaire par Vincent Lajaro — 10 décembre, 2008 @ 19:38 |Modifier

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  25. Vincent Lajaro Vincent Lajaro
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2148 Editer
    A toi, Kharrati qui parles souvent en homme sage et à toi, Icuos qui est peut-être à la recherche de la vérité, tout comme moi, je tiens tout d’abord à vous dire combien j’apprécie vos paroles de paix.Aujourd’hui, mes premiers mots seront pour toi Kharrati. Je comprends tout à fait tes intentions quand tu dis qu’il ne faut pas vivre avec le passé et tu n’as sans doute pas tort. Par exemple, quand en Espagne, Franco à disparu de la scène politique, les démocrates ont eu la sagesse de ne pas remuer le passé… et ils ont eu raison de ne pas demander des comptes. La transition s’est faite ainsi, sans heurt dans l’intérêt du pays. Mais il y a aussi d’autres arguments qui m’incitent à fouiller notre Histoire. Quand le Président Bouteflika nous dit qu’il souhaite la repentance de la France, je suis forcément inciter à aller enquêter sur notre passé commun. Et puis j’entends, ici et là, des propos sur l’Algérie qui sont totalement faux. Par ailleurs, nous ne pourrons jamais reconstruire une Algérie multiethnique. Ce qu’il nous faut, c’est retrouver une entente lucide, voire une certaine fraternité. Je crois que c’est important pour l’Algérie et peut-être plus pour la France qui abrite une communauté maghrébine de plusieurs millions de personnes. Cette amitié est possible malgré un passé douloureux. Notre guerre n’était pas une guerre ordinaire où tout était clair entre le bon et le méchant. Ce n’était pas une guerre classique qui voit le choc de deux armées clairement constituées. C’était une guerre civile et pour rendre les choses plus compliquées il y avait mêmes plusieurs guerres civiles. Les historiens ont de quoi se régaler.Kharrati, ton attitude est fraternelle mais personnellement je crois que les échanges d’opinions peuvent, certes attiser les haines, mais qu’ils font aussi évoluer les mentalités. Les mentalités ont déjà changé. Il ne faut pas craindre d’énoncer des vérités intangibles. Dans mes souvenirs, j’entends encore certains pieds-noirs en train de dire « l’Algérie, c’est la France »… oui très bien mais alors pourquoi les maghrébins n’avaient pas les mêmes droits civiques. D’un autre côté, quand je vois certains membres du FLN se présenter comme des enfants de cœur alors que selon leur principe la fin a toujours justifié les moyens. Et qu’ils n’ont en rien favorisé la pluralité des opinions… il y a encore de quoi s’inquiéter. Je suis convaincu également que l’analyse du passé peut éviter de renouveler certaines erreurs. Ce qui permettrait à l’Algérie de ne plus se placer dans une logique de violence. Cela lui aurait probablement évité cette décennie noire qui a fait disparaître plusieurs centaines de milliers de personnes.Je veux aussi finir par comprendre vraiment ce qu’il s’est passé sous mes yeux d’enfants. Qui est responsable de cette catastrophe ? Les seuls européens ou bien vos responsables politiques ont-ils eu également une responsabilité ? Est-ce que le chemin de l’indépendance pouvait être différent ? Bref, selon moi, une éventuelle réconciliation passe par une certaine lucidité. Il serait temps. Après trois conflits, d’une rare intensité, l’Allemagne et la France ont réussi ce pari, quinze ans après la fin de la seconde guerre mondiale. Et pour nous, à près d’un demi-siècle de distance, la chose serait impossible !Et toi Icuos, tu aimerais sans doute revoir un peu plus souvent les pieds-noirs en Algérie. Ils sont sans doute comme certains cousins que l’on a perdus de vue et que l’on aimerait retrouver. Tu évoques des scènes douloureuses de la guerre. Il est vrai que je n’ai pas vécu la guerre de manière aussi intense que toi. Mais je fais en sorte de lire tous les témoignages : ceux des Français comme ceux de leurs opposants. Je vais sur les blogs pro-FLN et je lis les journaux algériens. J’ai même commencé la lecture de certains de vos historiens. La répression de l’armée française a été souvent disproportionnée mais il faut aussi écouter les officiers qui ont vu les corps déchiquetés de civils après les attentats de l’ALN. Et il y aura toujours dans les guerres des actes non seulement barbares mais inutiles. Ce que tu as vu ne faisait certainement pas avancer la cause militaire. Le fossé entre les communautés s’agrandissait seulement un peu plus.

    Mais au risque de te blesser, c’est ce que recherchait le FLN. As-tu étudié la tuerie d’El-Halia ? Il y avait là quelques européens qui vivaient en bonne entente avec les maghrébins. Ils travaillaient ensemble dans la même mine et les choses se passaient plutôt bien, trop bien sans doute pour un mouvement révolutionnaire. Il y a eu trente-cinq corps d’européens affreusement mutilés. Et d’ailleurs dans l’imaginaire des pieds-noirs, les mutilations des cadavres ont autant d’importance, sinon plus, dans le degré des horreurs que les morts eux-mêmes. C’est ce supplément de barbarie qui nuit à l’objectivité. Comment de tels hommes, qui ont donné ces ordres, peuvent demander à la France un acte de contrition.

    Au-delà, de la guerre d’Algérie, je porte un regard très critique sur les mouvements révolutionnaires qui veulent faire table rase du passé – y compris même pour notre Révolution de 1789. On dit souvent que la France n’a pas réussi la décolonisation – notamment si on la compare à l’Angleterre. C’est en partie vrai mais il faut remarquer que mon pays a eu affaire à des mouvements révolutionnaires. En Indochine aussi, les choses se sont mal passées. Ho Chi Minh a même remporté la victoire militaire. La lutte s’est poursuivie avec les États-Unis et le Viêt-Nam a gagné la guerre. Mais c’était une victoire à la Pyrrhus car une bonne partie de sa population s’est ensuite expatriée. Le pays a été économiquement laminé. C’est tout le problème des mouvements extrémistes qui excluent une fraction des forces vives d’une nation.

    Hormis, le Viêt-Nam, il est intéressant d’observer toutes les facettes de la décolonisation car la France a également lâché des territoires sans heurt, mais je ne sais pas trop pourquoi, on en parle peu. Cela est sans doute dû à notre goût pour l’auto-flagellation. Il faut analyser le cas de Léopold Sédar Senghor. Voilà un homme qui a obtenu l’indépendance du Sénégal, dès 1960, sans tirer un seul coup de fusil, en restant dans l’alliance française. Il avait pourtant mal commencé sa carrière politique en adhérant au parti communiste. Et les résultats qu’il a obtenus sont plutôt positifs, si on compare le Sénégal à ses voisins. C’est curieux, on l’évoque rarement. C’est sans doute dû à la gauche française qui a toujours été fascinée par la Révolution. C’était un homme trop sage pour eux. Et tu vois Icuos, il a même été député au Parlement français, sans qu’il soit considéré comme traître par son pays.

    Je n’ai sans doute pas tout dit par manque de temps. Et puis je suis déjà en grand bavard. J’aurais pu évoquer aussi le cas de Jacques Soustelle qui voulait négocier avec le FLN dès 1956 ou 1957. Mais il a été effrayé par le nombre des attentats… plus d’une centaine par mois et lui-même est entré dans le cycle de la répression. L’Algérie a vu l’affrontement de tous les extrémismes (OAS comprise). Comment pouvait-elle s’en sortir ? Elle a été le pays des occasions manquées…

    Tout de même, en guise d’au revoir, je vous avoue que vous m’encouragez à consacrer du temps à la cause franco-algérienne sous une forme ou sous une autre.

    Je voudrais ajouter, qu’enfin nous nous parlons et chacun de son côté, nous aspirons à une paix durable entre nos deux peuples et comme a dit Kherrati, c’est le passé, alors essayons d’oublier et enterrons nos haches de guerre. Cela ne servira à rien de revivre en pensées ces cauchemars.Je voudrais moi, me rappeler des bons moments que j’ai passé avec mes copains Pieds Noirs.Les blagues qu’on se faisait, et de la concurrence qu’on se faisait à l’école.Autre chose Vincent, parmi tous les peuples d’Europe,et que malgré tout, c’est le peuple Français que j’aime le plus. Salut Vincent.

    Commentaire par icuos — 7 décembre, 2008 @ 13:34 |Modifier

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  27. icuos icuos
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2141 Editer
    Je voudrais ajouter, qu’enfin nous nous parlons et chacun de son côté, nous aspirons à une paix durable entre nos deux peuples et comme a dit Kherrati, c’est le passé, alors essayons d’oublier et enterrons nos haches de guerre. Cela ne servira à rien de revivre en pensées ces cauchemars.Je voudrais moi, me rappeler des bons moments que j’ai passé avec mes copains Pieds Noirs.Les blagues qu’on se faisait, et de la concurrence qu’on se faisait à l’école.Autre chose Vincent, parmi tous les peuples d’Europe,et que malgré tout, c’est le peuple Français que j’aime le plus. Salut Vincent.Bonjour vincent.Tu sais Vincent, c’est par hasard que j’ai découvert ce blog. c’est en voulant avoir des renseignements sur Oued fodda avant 1962, que j’ai découvert le nom de mon combien regretté Directeur Mr Wolf, et c’est à partir de ce blog que j’ai voulu connaitre les avis des Pieds noirs d’Algérie. Je dirais que ce blog est formidable parcequ’il m’a permis de connaitre pas mal de chose sur les Pieds noirs et de ce qu’ils pensent de nous, d’eux, de leur départ etc…Cela nous permet de mieux cerner notre histoire à tous, faite de malheurs il est vrai, mais également faite de bonheur, de joie, quand on y pense vraiment et qu’on oublie un peu ce qui s’est passé entre nos deux communautés. Cela m’a permis aussi de te parler, de connaitre ton opinion sur la question. c’est vrai que nous ne sommes pas trés jeunes maintenant, mais les souvenirs restent (j’ai actuellement 61 ans), j’avais presque 14 ans quand vous êtes partis. Tu m’as dit que les Harkis avaient été obligés de s’enroler au côté de l’armée Française, et bien je te dirais que oui, et qu’ils ne se sont pas enrôlés par conviction, mais par peur pour certains et parcequ’ils avaient faim pour d’autres.Mais la révolution ou la guerre Vincent, ne fait pas de différence entre un militaire Français ou un harkis, “ils étaient habillés de la même façon”, j’ai dit qu’ils avaient choisi leur camp, il fallait qu’ils partent avant l’indépendance, parceque si le peuple ou le FLN pouvait pardonner aux Pieds noirs qui défendaient leurs biens, ce n’était pas la même chose pour les harkis qui étaient considérés comme des traîtres à leur patrie. Cela dépend du côté où l’on se trouve. Je n’ai pas dis que j’approuvais les assassinats aprés l’indépendance. Il faut que tu comprennes Vincent, qu’en 1962 le peuple Algérien venait de sortir d’un cauchemar,et que toute cette rage d’avoir été écrasé pendant des années allait s’extérioriser par des actes incontrôlables. C’est tout à fait compréhensible, si l’on ajoute à cela, comme je l’ai dit dans ma dernière intervention,le départ précipité de l’armée Française, alors que les pouvoirs Algériens de l’époque n’avaient même pas installé leurs forces de sécurité. C’est aprés deux mois que cela a été possible et encore!…Tu as fait aussi la comparaison entre la guerre de 1945 et la notre, et du comportement des pouvoirs Français avec ceux des Algériens, je te dirais moi qu’on ne peut pas faire de comparaison entre les deux pouvoirs, parceque les pouvoirs Français avaient de l’expérience, et avaient surtout des forces de sécurité fiables, qui dirigeaient, donc assez forts pour empêcher tout dépassement, mais là aussi… je dirais qu’il y a eu quand même des linchages. Tu sais Vincent, je ne sais pas oû tu vivais avant 1962, mais moi, je vivais ici en Algérie dans un douar à deux kilométres de Oued Fodda. J’ai vu Vincent des scénes horribles que j’ai évité de raconter dans mes interventions, des scénes que toi tu ne pouvais pas vivre, parcequ’habitant dans la ville comme la plupart des pieds noirs. Quand l’armée sortait dans les douars, les pieds noirs des villes ne pouvaient pas savoir ce qui se passait, et ce que faisaient certains militaires. Nous les pauvres laissés pour compte, on subissait et on se taisait parcequ’on ne pouvait pas se plaindre Vincent. Quand un jeune garçon voit des gens se faire torturer, femmes et hommes vincent, devant ses yeux et devant toute une assistance, quand on déshabille une jeune fille de dix sept ans, devant ses parents et devant tout le douar, et qu’on vous force à la regarder, il y a de quoi être rancunier Vincent. Ce que tu me dis là, toi, tu le sorts des livres, des recueils des historiens, qui ne te donnent que les grandes lignes, moi j’ai vécu cela en direct. J’ai vu une autre fille se faire violer par un grand nombre de soldats lors d’une raffle, elle a été traumatisée pour la vie.Les harkis n’ont pas été trés cléments pour leurs congénéres,eux aussi ont pris part à la fête..Je me souviens d’une chose qui m’est restée graver dans mes souvenirs: mon frère était en prison dans un camp de torture à Oued fodda. Ils l’avaient mis dans une cave trés sombre d’aprés lui,il n’y avait aucune lumière pendant prés de quinze jours, aprés des tortures qui n’en finissaient pas, ils l’ont fait sortir de cette cave. ILs ont ouvert la porte et l’ont poussé dehors, la sortie était tellement brusque que la lumière l’a aveuglé et il est tombé à la renverse. Deux harkis étaient devant la porte, ils se sont esclaffés de rire en proférant des mots obsénes, mais un lieutenant Français les a chassé et lui a pris la main pour le diriger, c’est pour te dire qu’il n’y a pas que des “méchants” dans l’armée Française. C’est vrai Vincent que les SAS ont beaucoup fait pour la population Algériennne, mais c’étaient des militaires, et qui dit armée, dit oppréssion. Il faut se mettre à la place de la population, et penser comme la population de l’époque. Si c’étaient des civils, la vision aurait été autre.Autre chose Vincent, cette soudaine prise de conscience à partir de 1954 ou à peu prés, aurait dû être prise dés le début de la colonisation, et non pas aprés le déclenchement de la révolution. Moi j’éspère toujours une paix pour nos deux pays, et une reconcialiation de nos deux communautés. Au revoir Vincent.Commentaire par icuos — 7 décembre, 2008 @ 11:11 |Modifier
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  29. icuos icuos
    le http://mdame.unblog.fr/2008/06/12/algerie-1962-pourquoi-les-pieds-noirs-sont-ils-partis/?preview=true#comment-2140 Editer
    Bonjour vincent.Tu sais Vincent, c’est par hasard que j’ai découvert ce blog. c’est en voulant avoir des renseignements sur Oued fodda avant 1962, que j’ai découvert le nom de mon combien regretté Directeur Mr Wolf, et c’est à partir de ce blog que j’ai voulu connaitre les avis des Pieds noirs d’Algérie. Je dirais que ce blog est formidable parcequ’il m’a permis de connaitre pas mal de chose sur les Pieds noirs et de ce qu’ils pensent de nous, d’eux, de leur départ etc…Cela nous permet de mieux cerner notre histoire à tous, faite de malheurs il est vrai, mais également faite de bonheur, de joie, quand on y pense vraiment et qu’on oublie un peu ce qui s’est passé entre nos deux communautés. Cela m’a permis aussi de te parler, de connaitre ton opinion sur la question. c’est vrai que nous ne sommes pas trés jeunes maintenant, mais les souvenirs restent (j’ai actuellement 61 ans), j’avais presque 14 ans quand vous êtes partis. Tu m’as dit que les Harkis avaient été obligés de s’enroler au côté de l’armée Française, et bien je te dirais que oui, et qu’ils ne se sont pas enrôlés par conviction, mais par peur pour certains et parcequ’ils avaient faim pour d’autres.Mais la révolution ou la guerre Vincent, ne fait pas de différence entre un militaire Français ou un harkis, « ils étaient habillés de la même façon », j’ai dit qu’ils avaient choisi leur camp, il fallait qu’ils partent avant l’indépendance, parceque si le peuple ou le FLN pouvait pardonner aux Pieds noirs qui défendaient leurs biens, ce n’était pas la même chose pour les harkis qui étaient considérés comme des traîtres à leur patrie. Cela dépend du côté où l’on se trouve. Je n’ai pas dis que j’approuvais les assassinats aprés l’indépendance. Il faut que tu comprennes Vincent, qu’en 1962 le peuple Algérien venait de sortir d’un cauchemar,et que toute cette rage d’avoir été écrasé pendant des années allait s’extérioriser par des actes incontrôlables. C’est tout à fait compréhensible, si l’on ajoute à cela, comme je l’ai dit dans ma dernière intervention,le départ précipité de l’armée Française, alors que les pouvoirs Algériens de l’époque n’avaient même pas installé leurs forces de sécurité. C’est aprés deux mois que cela a été possible et encore!…Tu as fait aussi la comparaison entre la guerre de 1945 et la notre, et du comportement des pouvoirs Français avec ceux des Algériens, je te dirais moi qu’on ne peut pas faire de comparaison entre les deux pouvoirs, parceque les pouvoirs Français avaient de l’expérience, et avaient surtout des forces de sécurité fiables, qui dirigeaient, donc assez forts pour empêcher tout dépassement, mais là aussi… je dirais qu’il y a eu quand même des linchages. Tu sais Vincent, je ne sais pas oû tu vivais avant 1962, mais moi, je vivais ici en Algérie dans un douar à deux kilométres de Oued Fodda. J’ai vu Vincent des scénes horribles que j’ai évité de raconter dans mes interventions, des scénes que toi tu ne pouvais pas vivre, parcequ’habitant dans la ville comme la plupart des pieds noirs. Quand l’armée sortait dans les douars, les pieds noirs des villes ne pouvaient pas savoir ce qui se passait, et ce que faisaient certains militaires. Nous les pauvres laissés pour compte, on subissait et on se taisait parcequ’on ne pouvait pas se plaindre Vincent. Quand un jeune garçon voit des gens se faire torturer, femmes et hommes vincent, devant ses yeux et devant toute une assistance, quand on déshabille une jeune fille de dix sept ans, devant ses parents et devant tout le douar, et qu’on vous force à la regarder, il y a de quoi être rancunier Vincent. Ce que tu me dis là, toi, tu le sorts des livres, des recueils des historiens, qui ne te donnent que les grandes lignes, moi j’ai vécu cela en direct. J’ai vu une autre fille se faire violer par un grand nombre de soldats lors d’une raffle, elle a été traumatisée pour la vie.Les harkis n’ont pas été trés cléments pour leurs congénéres,eux aussi ont pris part à la fête..Je me souviens d’une chose qui m’est restée graver dans mes souvenirs: mon frère était en prison dans un camp de torture à Oued fodda. Ils l’avaient mis dans une cave trés sombre d’aprés lui,il n’y avait aucune lumière pendant prés de quinze jours, aprés des tortures qui n’en finissaient pas, ils l’ont fait sortir de cette cave. ILs ont ouvert la porte et l’ont poussé dehors, la sortie était tellement brusque que la lumière l’a aveuglé et il est tombé à la renverse. Deux harkis étaient devant la porte, ils se sont esclaffés de rire en proférant des mots obsénes, mais un lieutenant Français les a chassé et lui a pris la main pour le diriger, c’est pour te dire qu’il n’y a pas que des « méchants » dans l’armée Française. C’est vrai Vincent que les SAS ont beaucoup fait pour la population Algériennne, mais c’étaient des militaires, et qui dit armée, dit oppréssion. Il faut se mettre à la place de la population, et penser comme la population de l’époque. Si c’étaient des civils, la vision aurait été autre.Autre chose Vincent, cette soudaine prise de conscience à partir de 1954 ou à peu prés, aurait dû être prise dés le début de la colonisation, et non pas aprés le déclenchement de la révolution. Moi j’éspère toujours une paix pour nos deux pays, et une reconcialiation de nos deux communautés. Au revoir Vincent.

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Ces Algériens à la recherche d’un ancêtre français .

Posté : 8 décembre, 2007 @ 2:52 dans politique | 277 commentaires »

 IL Y A 50 ANS – ALGER 4 JUIN 1958  

 « Il n’y a plus en Algérie que des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs » -

 Général De Gaulle – Forum d’Alger 4 juin 1958 

 Fac-similés des tracts diffusés par millions d’exemplaires en Algérie en mai-juin 1958 *****

                                    cid03a801c89bb454db83f08d01a8c0vauhallan2004.jpgcid03a901c89bb454db83f08d01a8c0vauhallan2004.jpg

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*****

NATIONALITE - FRATERNITE FRANCAISE

Les Algériens nés avant le 3 juillet 1962 sont-ils toujours Français ?

LA COURS D’AIX-EN-PROVENCE CONFIRME QUE TOUS LES ALGERIENS ETAIENT BIEN FRANCAIS AVANT LE 3 JUILLET 1962

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Sources : Jeune pied noir                                                                                          (Cliquez deux fois)

Cette décision de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence remet la loi et la justice à l’endroit ! Les Français d’Algérie de toutes origines, spoliés illégalement et anticonstitutionnellement de leur nationalité par les « accords d’Evian » du 19 mars 1962, sont bien Français ! Ces « accords » fictifs avaient permis au général De Gaulle, en violation de sa propre Constitution, d’éviter le vote des « 10 millions de Français à part entière » d’Algérie lors du référendum du 8 avril 1962. Ces mêmes « Français d’Algérie », qui lui avaient permis de retrouver le pouvoir en 1958, avaient pourtant voter la Constitution de la Ve République et fait élire 48 députés Français musulmans aux côtés de 23 députés européens en novembre 1958. La décision de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence apporte une réponse claire à la question que posent souvent de nombreux Algériens et leurs descendants contraints de rester en Algérie en 1962 et qui voulaient rester Français : ils sont toujours juridiquement Français !

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Ces Algériens à la recherche d’un ancêtre français.

Lors de l’indépendance en 1962 la majorité des 9 millions d’Algériens musulmans ont acquis la citoyenneté algérienne , quelques dizaines de milliers étaient français, certains se sont repliés en France à la suite des pieds-noirs d’autre ont préféré l’oublier, ne pas en parler mais pas tous.

 Aujourd’hui des milliers d’Algériens en se réclamant d’un ancê tre ou d’un pa ent français demandent  à retrouver la nationalité française .

Un mini-exode sur lequel Paris et Alger se montrent discrets

Toutes ces candidatures profitent des différentes lois françaises sur la nationalité qui se sont succédé durant plus d’un siècle en Algérie, comme le sénatus-consulte de 1865, la loi du 4 février 1919 et celle du 18 août 1929.

Ces textes accordaient aux musulmans d’Algérie la possibilité d’accéder à la citoyenneté française pleine.

Pour obtenir ce statut civil de droit commun, il fallait répondre à de nombreuses conditions : avoir 25 ans révolus, être monogame, savoir parler, lire et écrire le français.

Un statut qu’ils ont gardé au moment de l’indépendance du pays et qu’ils ont transmis à leurs descendants, qui se sont généralement empressés de l’oublier car ces aïeux un peu trop amoureux de la France se faisaient traiter autrefois   »m’tournés » (retournés).

A ce groupe, estimé au minimum à 3 000 personnes, s’ajoute ceux qui, du 3 juillet 1962 au 22 mars 1967, ont souscrit à la déclaration de reconnaissance de la nationalité française, soit 65 000 Algériens.

  Ces dispositions ont été longtemps ignorées par les Algériens.

 Mais, depuis peu, sous l’effet de la crise économique et des violences que connaît leur pays, des familles entières  redécouvrent ces lois. Les Algériens ont compris qu’aujourd’hui tous les descendants directs de ces « naturalisés français » sont potentiellement français de droit, soit peut-être plusieurs centaines de milliers. En effet d »après la loi,  la nationalité française est inaliénable : quand on est ou devient français on le reste, quelles que  soit les circonstances à venir.

 Au point que la recherche de papiers attestant la filiation avec un ancêtre français est devenue un sport national. D’Oran à Alger, en passant par le moindre village de Kabylie, on recherche dans les mairies et les tribunaux l’état civil des ancêtres français. (tous le CNF des indigènes ne figurent pas sur la liste des naturalisations détenu par le CARAN) 

 Pour pouvoir se réclamer de la nationalité française, il leur suffit de  retrouver une copie du décret ou du jugement rendu par l’Etat français à l’époque et prouver sa filiation à l’ ancêtre qui,  à l’époque, a demandé et obtenu la nationalité française.

Voici l’extrait d’un  article de l’Express qui peut paraître rocambolesque :

Mohamed C., 20 ans, sa sœur Leila, 17 ans, ses parents Ahmed et Fatiha viennent tout juste d’arriver d’Alger. Encore sonnés par leur voyage, ils découvrent émerveillés la tour Eiffel, les Champs-Elysées et les quais de la Seine… Cette famille française fait connaissance pour la première fois avec son pays. Une situation à la fois incroyable et banale puisque, comme elle, des milliers d’Algériens résidant depuis toujours en Algérie recouvrent la nationalité française par le truchement d’un parent ou d’un ancêtre français. C’est grâce à une arrière-grand-mère née à Alger, à l’époque territoire français, il y a cent vingt ans, que la famille C. a pu obtenir le fameux sésame. Documents à l’appui, le père, un ancien salarié de la Sonatrach, explique comment son épouse et ses enfants ont pu accéder en mars dernier à des papiers français: «Toute la famille connaissait l’existence de cette arrière-grand-mère française. Les premiers à avoir fait les démarches pour obtenir leur certificat de nationalité française (CNF) étaient un couple de cousins, aujourd’hui installé en région parisienne. Munis de l’extrait de naissance de notre ancêtre ainsi que des livrets de famille preuve de notre filiation, nous nous sommes rendus en 2001 au consulat de France d’Alger avec nos documents. Nous avons été convoqués dix mois plus tard. Un employé consulaire nous a remis nos CNF et nos passeports. Les cartes d’identité et les cartes d’électeur nous ont été délivrées le lendemain.» Souriant, il nous montre le programme que le candidat Jacques Chirac leur a adressé chez eux à Alger à l’occasion de l’élection présidentielle d’avril dernier. D’ailleurs, son épouse s’est fait un devoir d’aller voter. En comptant bien, 52 membres de la famille, cousins et oncles compris, sont virtuellement citoyens français. «Même le chat Philou pourrait faire la demande», affirme, rigolarde, la cousine qui les a recueillis en France.

Dans les associations de généalogique on trouve de nombreuses recherches de ce style :       

Envoyé : vendredi 26 mai 2006 12:44
Bonjour et grand merci pour votre precieuse aide. je voudrai savoir si j’ai un ancetre Français afin de pouvoir pretendre à la nationalité française ,je porte le nom BENALI (originaire de BEJAIA ex-departement de SETIF AVANT L4INDEPENDANCE).    je suis né le 21/4/1954 à lyon de parents algeriens nés en algerie avant l’independance( ex  emigres). mon epouse a son pere ancien cambattant dns l’armée française pendant la guerre d’indochine au grade de adjudant chef:: a t’elle le droit au certificat de nationalité française   si possible lui rechercher si elle possede un   ancetre français:BAKOUR mohand né en 1918 à amizour (algerie) et ancien engangé.  voici son e mail ouceurdevivre2003@yahoo.fr           nous vous en serions tres reconnaissants et bonne sante.

                             

Envoyé : vendredi 26 mai 2006 12:34
Bonjour. je suis la fille d’un ancien cambattant Algérien engagé dans l’aarmée Française pendant la guerre d’indochine et décoré du rang d’adjudant chef (actuellement décédé).je voudrai savoir si je peux pretendre au certificat de nationalité Française.JE SUIS Donc:   Bakour fatiha née le 08/12/1957 à bejaia (algerie ) et mon pere: Bakour mohand né le 18 juin 1918 à AMIZOUR (algérie).                       MERCI.

                                                   ———————————-

Des cas exceptionnels?

 Pas du tout. Même si l’administration française se garde bien de communiquer sur ce sujet délicat, depuis quelques années, des milliers d’Algériens déposent des dossiers similaires. Difficile d’avoir les chiffres précis :  les ministères concernés, Affaires étrangères et Justice, ne semblent pas tenir à s’exprimer sur le sujet. Officieusement, on apprend pourtant que, d’ici à dix ans, plus de 120 000 Algériens auront obtenu un certificat de nationalité française. Cette estimation traduirait uniquement la capacité matérielle de l’administration française à traiter les dossiers.

Mais cette demarche n’est pas évidente pour ceux qui n’ont pas conservé le certificat de nationalité dans leurs papiers. Ils sollicitent alors la sous-direction des naturalisations du ministère de l’Emploi et de la Solidarité, qui possède la copie des bulletins de lois et des journaux officiels dans lesquels figurent, depuis 1865, les décrets d’admission à la citoyenneté française.

Les documents obtenus sont envoyés aux consulats français d’Algérie ainsi qu’aux trois tribunaux d’instance (TI) habilités à traiter les demandes qui proviennent d’Algérie, c’est-à-dire ceux de Marseille, de Montpellier et de Nîmes 

L’Etat algérien juge d’un mauvais œil ce mini-exode qui, quarante ans après l’indépendance, sonne comme un désaveu.

 Depuis le début des années 1990, pour décourager ces initiatives, les autorités algériennes ont donné l’ordre aux mairies et aux tribunaux de ne plus délivrer de copie de jugement ou d’indiquer en marge de l’acte de naissance: «Néant». Résultat: ceux qui connaissent quelqu’un à l’état civil peuvent obtenir les documents, pas les autres… De quoi encourager la corruption et le trafic de faux papiers.

Certains des faux documents proviendraient de Tizi Ouzou, en Grande Kabylie. Une région où de nombreux Algériens demandèrent leur naturalisation pendant la colonisation. Difficile de vérifier l’authenticité des décisions judiciaires accordant la nationalité française: les originaux des jugements sont restés, après 1962, dans les tribunaux algériens.

Les tribunaux de Nîmes, Montpellier et Marseille croulent sous les dossiers. Les demandes qui proviennent d’Algérie sont envoyés aux consulats français d’Algérie ainsi qu’aux trois tribunaux d’instance (TI) habilités à les  traiter. 

Les tribunaux de Nîmes, Montpellier et Marseille croulent sous les dossiers.

 Des générations après la décolonisation, l’Etat français n’en finit pas de régler son passé colonial, et l’Algérie, ses difficultés. sources : L’Express, le Figaro, Jeune avocat.

                                                                                                ———————————————————————

30 septembre 2009

Je ne peux répondre individuellement à vos nombreuses questions : voici le condensé des lois régissant l’acquisition ou la conservation de la nationalité française pour les Algériens

http://mdame.unblog.fr/?page_id=1591&preview=true  

                         retour Ces Algériens à la recherche d'un ancêtre français . dans politique fleche_064              

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Antisémitisme en Algérie

Posté : 2 décembre, 2007 @ 11:46 dans le racisme, politique | 5 commentaires »

  ANTISEMITISME EN ALGERIE

Alors que Nicolas Sarkozy effectue une visite d’Etat du 3 au 5 décembre à Alger, le ministre algérien des Anciens Combattants accuse à mots couverts le président français de devoir son élection au « lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France », selon les propos rapportés par Le Figaro du mercredi 28 novembre.

               Antisémitisme en Algérie dans le racisme 9a63e524-9d22-11dc-a1f2-88e576b1c5ec

En effet, dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, , Mohammed Cherif Abbés, accuse à mots à peine couverts le président français d’être un agent à la solde d’Israël sans que cela ne déclenche de réaction dans les milieux politiques algériens.

Et Mohamed Cherif Abbés d’affirmer: « Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l’ont amené au pouvoir ». « Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale? » interroge ce ministre issu du Rassemblement national des démocrates (RND), un parti de l’alliance soutenant le président Abdelaziz Bouteflika.

Voici la vérité sur le vrai-faux timbre  doc dans politique lavrutsurlhistoiredutimbre.doc

Et le ministre algérien  continue dans la même voie « Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant dans le gouvernement) ? Cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. C’était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France ». C’est nier les compétences du Ministre français des Affaires Etrangères et  prétendre que seule sa religion et son appartenance à la communauté juive  a déterminé le choix du Président . C’est ignorer le passé de M. Kouchner qui a lui seul aurait justifié le choix du Président

L’an dernier, lors d’une visite à Alger un responsable socialiste français avait eu droit en privé à des remarques sur la «présence des juifs» dans les instances dirigeantes de son mouvement.

Dans le même entretien, Mohamed Cherif Abbés estime que « la venue d’Enrico Macias est une provocation ». Le premier ministre, Abdelaziz Belkhadem, a lui aussi tenu des propos hostiles à la venue du chanteur pied-noir. Le chanteur originaire de Constantine enrico_macias_04devait faire partie de la délégation française mais a finalementD renoncé à la demande de Nicolas Sarkozy, précise Le Figaro.Enrico Macias a déclaré qu’il ne se « rendra pas dans un pays » où il « ne serait le bienvenu », ajoutant cependant qu’il était prêt à patienter et qu’il « se rendrait un jour en Algérie quel qu’en soit le prix ». (avec AP)

Le quotidien DjazairNews a rapporté que lors d’une conférence animée à Oran, le chef du gouvernement Belkhadem, a déclaré que Si Enrico Macias venait en Algérie avec Sarkozy, il boycottera la visite du Président français. Il a affirmé qu’Enrico Macias est une personne indésirable en Algérie  » je ne veux pas le voir car ses intentions sont claires en vers l’Algérie. La preuve ses chansons Algerie-francaise et il soutient Israel » .

Une déclaration très grave d’un Chef d’un gouvernement . C’est tout à fait clair qu’il vient de confirmer qu’Enrico Macias ne peut pas visiter l’Algérie parcequ’il est juif . C’est de l’antisémitisme pur et simple.

Mais tous les journalistes Algériens ne sont pas de cet avis et Enrico est toujours une star à Alger

Voici un article du Quotidien d’Oran doc francealgrie.doc

Mercredi, Mohammed Cherif Abbés s’est dit «étonné et mécontent»qu’on lui ait attribué ces propos, sans toutefois les démentir. Il explique qu’il «ne peut assumer les spéculations irresponsables d’un quelconque journal sur un chef d’Etat ami», avant de préciser : «dans cet entretien il n’a jamais été dans mon intention d’enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m’impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l’image d’un chef d’Etat étranger».

De son côté le ministère français des Affaires étrangères a fait part de son étonnement. « Nous nous étonnons de ces propos, parus dans la presse, qui ne correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans lequel nous préparons la visite d’Etat du Président de la République », a déclaré mercredi la porte-parole du Quai d’Orsay, Pascale Andreani, lors de son point de presse quotidien.                                             

Réponse de l’Elysée :L’incident avec l’Algérie est clos

« J’ai eu longuement le président Bouteflika au téléphone cet après-midi. Il m’a indiqué – ce sont ses mots – que ce qui avait été dit ne reflétait en rien la position de l’Algérie », a dit le chef de l’Etat français, interrogé sur TF1 et France 2.

« Je lui ai dit que je combattrai de toutes mes forces l’antisémitisme, l’islamophobie et toute forme de racisme. Je considère que l’incident est clos et j’irai en ami en Algérie », a ajouté le président de la République.

Mais jeudi, le secrétaire général de l’organisation des anciens combattants de la guerre d’indépendance algérienne, Mohamed Saïd Abadou, déclarait pour sa part dans ce journal que Nicolas Sarkozy ne serait pas le bienvenu en Algérie tant qu’il n’aurait pas présenté des excuses pour le passé colonial de la France                                                                                                                                                                                                                                      Abdelaziz Bouteflika s’est démarqué de ces deux responsables en déclarant à l’agence officielle APS que leurs déclarations n’engageaient qu’eux-mêmes et que la France était un « pays ami ».
( Dont acte )

Fallait-il y aller ?

Nicolas Sarkozy en visite en Algérie, aux côtés d'Abdelaziz Bouteflika (10/07/2007)

Évoquée jeudi matin après l’émoi suscité par les propos à caractère antisémite de son ministre des Anciens Combattants, l’option d’une annulation pure et simple du voyage a été abandonnée pour des raisons à la fois politiques et économiques. «La facilité aurait été de surseoir», note un conseiller du président. L’Élysée estime qu’une telle posture aurait été interprétée en Algérie comme une victoire du camp antifrançais. «Ce n’est pas en désertant le terrain que l’on répond», poursuit le diplomate. Un parallèle est dressé avec les relations franco-allemandes de l’après-guerre. Mais un traité d’amitié tel qu’il avait été imaginé par Jacques Chirac n’est pas pour demain. Nicolas Sarkozy, dans un entretien à l’agence algérienne APS, affiche sa volonté de «réconcilier les mémoires». Pour l’heure, Paris propose un «traité d’amitié simplifié» sur la base d’accords de coopération, pour mieux «former», «investir» et «échanger». Une amitié réduite à des relations commerciales. (Thierry Oberlé)

Sources : Le Figaro, le Novel Obs, le Courrier International 

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L’exode des juifs du M’Zab( 2 )

Posté : 16 septembre, 2007 @ 5:53 dans évènements d'Algérie, histoire, politique | 30 commentaires »

L'exode des juifs du M'Zab( 2 ) dans évènements d'Algérie ghardaia GHARDAÏA

En 1962 les juifs du M’Zab et des territoires de Ghardaïa n’étaient pas français.

Par quelle aberration ? Et personne jusqu’à ce jour ne s’en était soucié.

POURQUOI?

Les décrets du 24 octobre 1870 (Décret Crémieux) et du 7 octobre 1871 avaient accordé la citoyenneté française à part entière aux Israélites indigènes d’Algérie.

Mais par « Algérie » il fallait entendre les seuls territoires géographiques des trois départements d’Alger, de Constantine et d’Oran tels qu’ils existaient à l’époque (1870)
Les territoires sahariens de Ghardaïa et du M’Zab, non encore militairement occupés et pacifiés, n’y étaient pas compris.

Après les funestes Accord d’Evian, les juifs vivant au milieu et en parfaite symbiose avec les musulmans du M’zab et des territoires de Ghardaïa sont paniqués.
Leur affolement et leur panique sont pleinement justifiés.

Depuis un certain temps, de jeunes musulmans profèrent à leur encontre des menaces précises de pillages, massacres, enlèvement de femmes. Les filles sont bousculées dans la rue, les passages juifs insultés, les élèves juifs battus dans les écoles par leurs petits camarades musulmans. Des rassemblements d’individus violents et menaçants regroupés autour du quartier juif doivent être dispersés par les forces de l’ordre.

La renaissance chez les musulmans du racisme et de la haine devient évidente, et des faits précis confirment cette hostilité, par exemple :
- Les commerces des juifs sont boycottés.

- Il est interdit à un musulman d’acheter un immeuble appartenant à un juif.

« Les juifs sont venus nus, ils doivent repartir nus »,dit-on.Les juifs craignent donc de revenir au temps des Kanoun, au statut de Dhimmis.

En outre, ils sont impressionnés par les déclarations faites par Ben Bella début 1962 au Proche Orient, jurant que les troupes de l’Algérie indépendante, estimées à cent mille hommes, se joindront à celles des pays arabes pour anéantir Israël (où 1034 membres de leur communauté ont déjà émigré). Ils ont donc la conviction qu’ils deviendront un jour des otages à la merci des Algériens.

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Ce n’est que le 13 juin 1962, soit trois mois après le cessez-le-feu et vingt jours avant le scrutin d’autodétermination, donc vraiment in extremis que cette population accède à la pleine citoyenneté française. Ceci par un arrêté du ministre chargé des Affaires algériennes paru au Journal Officiel.
C’est grâce à cette mesure que les Juifs du M’Zab, dans leur quasi-totalité, deviennent des citoyens français de statut civil de droit commun et peuvent de ce fait envisager sans obstacles administratifs leur installation dans la Métropole.

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ET CE FUT L’EXODE

L’exode massif d’une communauté aux abois, dans un climat d’affolement total.

L’autorité locale fut sollicitée par des délégations juives de plus en plus pressantes dont la nouvelle accession au statut civil de droit commun français encourageait et laissait espérer l’aboutissement des démarches.                                             

Ils demandaient avec insitance leur évacuation avant le scrutin sur l’Autodétermination fixé au 2 juillet 1962.

Mais allait survenir un problème majeur : ils refusaient d’affronter les 600 kilomètres de route pour rejoindre Alger par crainte d’attentats.

Une solution très urgente s’imposait

                                                     pochoirfrise104.jpg ,

Des démarches furent entreprises à Alger et à Paris et l’Alliance Israélite Universelle joua un rôle déterminant pour obtenir la mise enplace d’un véritable pont aérien de 10 appareils afin d’assurer le départ massif des 900 juifs encore présents au M’Zab .

Un transport direct depuis Noumerat (aérodrome à 15 km de Ghardaïa) à Marseille fut réalisé et échelonné sur une durée d’une quinzaine de jours. 

La dernière  demarche .                                                   

Il restait une dernière démarche qui pour une communauté juive est primordiable : la sauvegarde des anciens livres sacrés

Avant le départ, une forte équipe de jeunes gens procéda, en mai, à l’inhumation des livres,  » écrits sacrés abîmés et inutilisables », qui selon un rite millénaire, avait été enterrés au cours des années ou même des siècles dans des tombes prévues à cet effet dans leur cimetière et cela dans une ambiance de rage contenue et de grande tristesse.

Quant aux objets du culte et surtout aux dix-sept précieuses et souvent très anciennes Torah qui faisaient la fierté de la communauté, ils furent répartis dans certains bagages et transportés avec le plus grand soin.

Sous la protection très discrète de la police et de l’armée, les familles se regroupèrent sur l’aérodrome avec leurs enfants, vieillards, leurs trop nombreux infirmes, sourds-muets, aveugles : la consanguinité des tribus, vivant trop longtemps isolées, avait fait son oeuvre.

C’était pour la plupart de ces braves gens le premier voyage en avion et à destination d’une France que quasi personne ne connaissait.

L’exode fut total au ler juillet 1962, à l’exception de trois commerçants qui espéraient ainsi sauver leur bien mais avaient cependant évacué femme et enfants. Demeurés sans rabbin, sans boucher rituel et trop peu nombreux pour réunir un « Minyan », ils durent eux aussi finalement tout abandonner.

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«Ayant personnellement, en tant que « rapatrié », pu accompagner un de ces convois aériens de Ghardaïa à Marseille, j ‘ai pu constater combien ces pauvres gens étaient choqués, pitoyables, ignorant le sort qui pouvait les attendre.» (Charles Kleinkenecht, Administrateur des Services civils de l’Algérie (E.R.), ancien Sous-préfet de Ghardaïa (Oasis) –

Mais contrairement à la plupart des autres « rapatriés » tout aussi perdus et qui devaient compter sur leur propre volonté pour découvrir l’ organisme susceptible de les guider, les israélites sahariens, particulièrement désorientés et trop fatalistes pour en imposer, ont été accueillis d’une manière exemplaire par les services du Fonds International Juif Unifié, installé rue de la Palud à Marseille, transformé en centre d’accueil.

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Lire  » L’accueil en métropole » rtf dans histoiredocumentdiasporaoualiya.rtf

Sources : Rapport de Charles Kleinkenecht Administrateur des services civils de l’Algérie

     retour fleche_064 dans politique                                                           

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« L’affaire de la consonnance juive du nom de famille »

Posté : 14 septembre, 2007 @ 2:07 dans histoire, le racisme, politique | 9 commentaires »

Incroyable mais vrai

Courant juin, Brigitte Abitbol se présente à la mairie de Montreuil pour faire refaire sa carte d’identité. Là, première surprise désagréable, elle apprend que, comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers, elle est astreinte à une procédure spéciale. Depuis 1994, en effet, l’administration exige d’eux un certificat de nationalité.

«Déjà, le fait qu’on me demande de prouver ma nationalité m’avait contrariée mais bon, admettons.» Elle s’enquiert alors auprès du greffier du tribunal d’instance, chargé de délivrer ce certificat, des pièces à produire. Une liste imprimée lui est remise : actes de naissance de son père et de sa mère, acte de mariage de ses parents. Une mention manuscrite a été ajoutée : «acte de mariage religieux».

Furieuse, Brigitte Abitbol se présente au tribunal d’instance avec les pap

iers demandés, sauf «l’acte de religion». Entre elle et la «dame de l’accueil», le ton monte.

C’est Brigitte Abitbol qui raconte : «La loi c’est la loi, vous fournissez ce qu’on vous demande», lui aurait rétorqué l’agent. «Vichy, c’est fini. Je ne bougerai pas d’ici tant que vous ne m’aurez pas montré le décret qui dit que je dois fournir un acte de religion», répond Brigitte Abitbol.

. Le greffier, qui avait refusé jusque-là de se montrer, est convoqué. Il maintient sa demande . Surprise par cette exigence, Brigitte Abitbol en demande la cause. Et savez-vous ce qu’on lui répondit ?

-Parce que votre nom a une « consonance israélite » !

En France, en 2007 ? 102 ans après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, 66 ans après les lois antisémites de Vichy ! !

Et que croyez-vous qu’il advint?

Le greffier avait raison et avait la loi pour lui.

Rassurez-vous il n’y a rien à voir là dedans d’antisémite, mais l’absurdité de la loi qui n’avait pas prévu de telles situations à venir. Il est vrai qu’à l’époque on ne pouvait légiférer autrement.

Je vais essayer de vous expliquer si j’ai bien retenu la leçon.

Depuis 1994, en application des lois Pasqua, la carte nationale d’identité est devenue sécurisée. A cette occasion, la loi a décidé d’en profiter pour vérifier que celui qui la réclame est bien français.

En effet, beaucoup d’anciens habitants des colonies avaient obtenu des titres d’identité qui étaient renouvelés sur simple présentation du précédent sans autre vérification, et leurs enfants étaient eux même considérés comme français, et se considéraient français. Cette situation, pour des raisons qui m’échappent, a paru brutalement insupportable au législateur qui a décidé qu’on vérifierait à cette occasion la nationalité de tous ses citoyens .

Mais comment prouve-t-on que l’on est français ?

- Pour prouver que l’on est Français, il faut remonter dans la ligne de ses ancêtres jusqu’à établir le fait qui attribue la nationalité française.

Le plus simple est la naissance en France d’un parent né en France, qui s’établit par la production des actes d’état civil.

- Jusque là, c’est simple.

- Or ici se pose le problème des populations vivant en Algérie sous domination française.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tout ceux qui vivaient en Algérie n’étaient pas français. . Le fait de naître dans l’Algérie française de parents nés en Algérie française ne faisait pas de vous un français.

On peut distinguer trois populations, pour simplifier.

Les européens venus s’installer en Algérie,

Les colons proprement dits, pudiquement désignés comme « population relevant du droit commun ». Ceux là étaient français à leur arrivée ou étaient devenus français, ils le sont restés et l’étaient donc encore en I962 – Pas de difficulté donc pour eux.

Ceux « d’origine musulmane ».

Ceux là étaient soumis à un statut dit « de droit local », par opposition au « droit commun » des européens. Le « droit local » était appelé l’indigénat avant le 1er juin 1946. De fait, ils n’étaient pas français et devaient, s’ils le désiraient, demander la nationalité, individuellement (‘ contrairement aux juifs) et leurs enfants demeuraient français quoi qu’il arrive puisqu’ils pouvaient produire l’acte de nationalité des parents.

Vous suivez toujours…

Enfin les juifs d’Algérie, environs 37.000 personnes en 1960.

Ceux-ci, étaient sur place lors de l’arrivée des Français . Au début, ils furent soumis au « droit local ». Mais en 1870, Adolphe Crémieux, ministre de la justice, et grand protecteur des juifs, l’étant lui-même, promulgua un décret donnant la nationalité française aux juifs d’Algérie et les soumettait au droit commun, sauf ceux qui y renoncèrent ( il y en eu quelques uns) et les juifs du M’Zab, qui en étaient exclus puisque le M’zab ne faisait pas partie de l’Algérie au moment de la loi Crémieux.

Que se passa-t-il au moment de l’indépendance ?

Les « droits locaux », c’est à dire les arabes et kabyles devinrent algériens.

Restèrent français ceux qui étaient de droit commun puisque leurs parents étaient français. et ceux qui au moment de l’Indépendance firent une demande de nationalité française, ce fut le cas des harkis , du moins ceux qui eurent la chance d’être « recueillis et acceptés « en France. Les Algériens pouvaient également devenir français par simple déclaration jusqu’au 21 mars 1967, où ce dispositif a été abrogé.. Tous ceux-ci n’ont auccun problème problème lors du renouvellement de leur carte d’identité.

- Et les juifs ?

- Le décret Crémieux en avait fait des « droits communs », à l’égal de tous les français d’Algérie, sauf ceux ayant renoncé à ce statut (il y en eut) et les juifs du M’Zab, qui en étaient exclus puisque ne faisant pas partie de l’Algérie au moment de la loi Crémieux.

Ainsi, un juif d’Algérie a toutes les chances d’être français.

Pour l’administration il est français …. A condition… d’être juif, puisque c’était la condition pour bénéficier du décret Crémieux.

- D’où cette étrange demande à cette dame ; pour renouveler sa carte il lui faut prouver qu’elle est juive.

. Par cette demande, le greffier souhaitait avoir la preuve que  » la requérante, née en Algérie de parents nés en Algérie, était bien juive, ce qui implique que ses parents l’étaient eux-même, ou au moins l’un d’entre eux, et étaient donc français par application du décret Crémieux.

-Mais si elle ne le peut ou ne le veut ? Deviendra-t-elle apatride ?

Non , c’est impossible. En France, nul ne naît ni ne devient apatride.

Elle serait présumée issue de parents « de droit local », donc Algérienne.

Vous suivez toujours…

Sauf… sauf si elle peut prouver que ses parents ont demandé la Nationalité Française , mais c’est là que cela devient ubuesque cela n’est pas possible puisqu’ après la loi Crémieux ils étaient de »droit commun » donc n’avaient aucune raison de souscrire une telle demande.

Elle pouvait encore ‘prouver qu’ils se sont pas vu reconnaître cette nationalité postérieurement au 3 juillet 1962, auquel cas ils seraient devenus français par application de l’article 1er de la loi 66-945 du 20 décembre 1966, nationalité dont elle aurait hérité et elle n’avait aucune obligation de prouver qu’elle était juive.

Vous voyez bien qu’établir sa judaïté était la solution la plus simple pour elle comme pour le greffier.

- La plus simple, sans doute, mais pas la moins traumatisante !

L’incident qui a suivi la demande est assurément regrettable, mais le greffier, n’a fait que se conformer à des directives sur lesquelles il n’a aucune prise, et qu’il serait probablement bien incapable d’expliquer.

Une dernière absurdité

Et si cette dame était descendante de Français juifs venus s’installer en Algérie après sa conquête par la France ?

- Il eût suffi qu’elle remonte à son premier ancêtre né en France de parent né en France, et sa religion n’eut pas été en cause.

Mais il n’empêche… Alors que la Constitution interdit de distinguer selon la race ou la religion, alors que les discriminations sont prohibées, est-il acceptable que l’on demande à quelqu’un de prouver sa religion sous peine d’être déchue de sa nationalité ?

Ce qui me surprend le plus c’est comment des fonctionnaires « français de souche » reconnaissent la consonance juive.

Quel métropolitain sait que Séror, Griguer, Peres, Caravahlo ,Monsonego,même Duran sont des noms juifs sépharades?

Les préposés ont-ils à leur disposition des listes de noms ?

Cela serait plus grave et discriminatoire. Qu’en pensent alors les associations et collectifs de défense des libertés individuelles ?

Bon je ne vais pas commencer à me mêler de cela…mes amis israélites ont dû y penser avant moi.

Sources pour les références au code civil : Le Journal d’un avocat.

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