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Les Pieds Noirs, histoire d’une blessure

Posté : 14 juillet, 2009 @ 11:13 dans films.émissions TV | Pas de commentaires »

DROLE DE TITRE

Les Pieds Noirs, histoire d’une blessure dans films.émissions TV pieds-noirs-dramatiquesIls auront été nombreux, je l’espère, les téléspectateurs, pieds-noirs ou non, qui ont eu le courage d’être à l’écoute de France 3, un peu tard, en ces soirées de mars, avril 2007, pour regarder l’excellent documentaire de Gilles Perez : Les pieds-noirs, histoires d’une blessure. Mais tout d’abord, permettez-moi cette question :

Pourquoi ce titre : ” Histoires “, certes au pluriel, ” d’une blessure ” ?
Pourquoi donc n’a-t-on toujours pas le droit, en 2007, sur une chaîne publique, d’appeler un chat, un chat ?!? En langage courant, une guerre n’a d’autre nom que ce qu’elle est : une guerre. Cette guerre d’Algérie longtemps tue, par habileté, pudeur, lâcheté ou peur, cette guerre d’Algérie longtemps dissimulée, cachée, méconnue, mal connue, oubliée, dissimulée, enfouie, calfeutrée dans les dossiers soigneusement étiquetés, rangés dans les placards des administrations et des ministères français, en Algérie ou à Paris, cette guerre enterrée vivante sous le poids-loi du silence, ne peut-elle toujours pas dire enfin son nom, 45 ans après les accords d’Evian ? Tout simplement : guerre d’Algérie. Même pas drôle, sale ! N’est-ce vraiment qu’une estafilade, qu’une petite égratignure, qu’une légère blessure, ce véritable traumatisme, ce cataclysme vécu par tous ces acteurs de l’Histoire, malgré eux ou ” avec ” eux, musulmans et Européens d’Algérie ?!?
Ce drame a frappé profondément, longtemps, et aujourd’hui encore, stigmatise atrocement des millions de personnes, musulmans et Européens, dans leur sol, dans leur chair, frères de souffrance.

PORTRAIT.

Face à son histoire, le réalisateur-coproducteur Gilles Perez.

Cette douleur de l’oubli, Gilles Perez l’exorcise aujourd’hui : son documentaire donne la parole à 62 pieds-noirs qui, enfin, témoignent…
Né en 1967 à Carpentras, de parents oranais – son père est ouvrier-, le petit Gilles grandit dans le silence. Les adultes chuchotent, discutent entre eux, mais jamais un mot aux enfants….L’Algérie ? Il sait qu’il en vient , ” vaguement “, mais….quoi ? Alors, il lit avec voracité, passionnément…. ” Le premier Homme ” d’Albert Camus l’impressionne considérablement et il continue à dévorer…. Le pied-noir ? Un colon sadique, qui fait suer le burnous, très riche, raciste.. ?!? Souvent revient cette description de ses aïeux …elle ne ressemble en rien à ce qu’il connaît de ses parents,…voire d’amis issus, eux aussi, d’Outre-Méditerranée. Devenu reporter de guerre pour RFI, Gilles court la planète jusqu’au jour où sa grand-mère lui lance : ” Cours le monde mais couvre les deux guerres qui te regardent ! ” L’Espagne !? L’Algérie !? Cette réflexion le pique au vif et Gilles ose : il commence à interroger sa famille, ses proches. A 40 ans, il réalise ” son histoire “. Tombent tabous ! Parole aux pieds-noirs !

POLYPHONIE POUR LA PIED-NEGRITUDE.

Le documentaire de Gilles Perez, diffusé sur France 3 en 3 épisodes, construit selon une trame historique, retrace les vies aventureuses, joyeuses, douloureuses, de 62 pieds-noirs qui se délivrent de leur fardeau d’exil devant la caméra. 47 d’entre eux, jusqu’alors obstinément réfugiés dans le silence, acceptent avec courage d’affronter enfin leurs souvenirs si lourds … : ils parlent de l’Algérie pour la première fois de leur vie métropolitaine….
Ce récit polyphonique aux gros plans kaléidoscopiques – le cadre serré, mieux qu’aucune torture, extirpe la vérité- nous raconte l’histoire de ces pieds-noirs d’origines géographiques
( ville, bled) et de milieux socio-culturels multiples ( paysans, fermiers, ouvriers, fonctionnaires…), reflet de la diversité pied-noire ( du 19ème s. à 1962). Ce n’est pas une seule vérité qui nous est ici assenée. Ce sont plusieurs vérités-réalités qui remontent aux sources, se déroulent au fil des vies, se mêlent, s’entrecroisent, se bagarrent, fusionnent, se contredisent, se souviennent. Sur certains problèmes clefs, les interventions de trois historiens
( J . Verdès- Leroux, J-J.Jordi, J. Monneret ) apportent un éclairage analytique et nous aident à mieux déchiffrer la complexité des situations.
Les témoins, aujourd’hui âgés d’une soixantaine d’années, se livrent. Le film nous entraîne dans ces confessions sentimentales picaresques, burlesques, dantesques. En tout cas, toujours émouvantes et attachantes, ” mi-olive, mi-datte ?! “

Qui sont les pieds-noirs ? D’où viennent -ils ? D’horizons très variés : France, Alsace-Lorraine, Espagne, Etats allemands puis Allemagne, Italie, Suisse, Malte, Sicile, Sardaigne, Corse, Russie…voire même Suède et Norvège ! Un melting-pot très spécial dont les aïeux à partir de 1830, sont venus s’installer en Algérie, devenue terre française.
En tout, en 1962, plus d’un million de personnes .
Sur l’origine de l’appellation ” pied-noir “, multiples explications circulent. Deux d’entre elles semblent les plus fondées.
En Méditerranée, au 19ème s, la marine française à charbon employait des soutiers recrutés dans les grands ports : Tunis, Alger, Oran, Casablanca, Marseille, Ajaccio…Lorsque ceux-ci remontaient de la cale, ils imprimaient sur le pont la marque de leurs pieds noirs de charbon. D’où le terme ” pied-noir ” qui, par dérivation, s’est appliqué ensuite à la majorité de ces travailleurs : les Européens d’Afrique du Nord. L’expression, passée dans le langage militaire, désigne également les appelés ( conscrits ) originaires d’Afrique du Nord.
Aparté pour ” Le Monde ” (article des 18-19 mars 2007) . Quand je lis en réponse à cette interrogation sur l’identité des pieds-noirs : ” Ils ont été le rebut politique de l’Europe. Bons à rien ou débauchés… ” Un rectificatif s’impose. Ceci est une vue extrêmement réductrice des origines politiques et sociales de la population pied-noire. En font aussi partie des fonctionnaires et enfants de fonctionnaires venus de métropole, des aristocrates-paysans aux gants blancs, des entrepreneurs et artisans…Où est le rebut ? Est-ce un rébus ?!…

Les ” anciens ” égrènent leurs chapelets de retrouvailles avec leur terre natale. Perles de bonheur : ils rient aux éclats. Redevenus enfants, ils jouent aux noyaux d’abricots dans les rues de Bab-el-Oued, sur les placettes dominant la mer immense. Sur les bancs de l’école, avec leurs camarades kabyles et arabes, ils apprennent assidûment : ” Nos ancêtres, les Gaulois… ” Adolescents, ils s’observent, esquissent des sourires, mais dans cette société méridionale plus que très chaste, le flirt ne va jamais très loin… ” On ne baise pas ! “, s’exclame un patriarche alerte à la moustache frétillante… Parfois un Français de métropole se lance en mariage avec une arabe ou une berbère, mais un pied-noir quasiment jamais ! Les différences culturelles, religieuses sont trop grandes. A l’époque, le statut de la femme musulmane algérienne qui, adolescente, est mariée et dès lors vit claquemurée et voilée, symbolise toute la difficulté d’un vivre ensemble fusionnel.
Puis ce sont les perles d’arc-en-ciel : les communautés (musulmanes, chrétiennes, juives, européennes, arabes…) se côtoient, se coudoient, festoient ensemble : Noël, Aïd ; dans le bled et les petites villes, le mélange va de soi ; dans les grandes villes, chacun reste sur son quant à soi. Un code implicite joue en Algérie : ” On est tous frères, mais on ne sera pas beaux-frères “. Tout comme aujourd’hui encore, dans d’autres pays. A Maurice par exemple ! Paradis de l’Océan indien, nation pluriethnique d’indiens, africains, franco-mauriciens, créoles, chinois, hindous, tamouls, musulmans, chrétiens, bouddhistes : allez donc voir si les mariages intercommunautaires et intercastes sont vraiment nombreux !!…
Perles de chaleur et de joie de vivre : les pique-niques sur la plage, les baignades, et la magnificence de la lumière céleste… Tous aiment et regrettent ce ciel d’Algérie. A l’instar de Paul Delouvrier qui, à chacun de ses retours de Paris, à l’approche de l’aérodrome de Maison-Blanche, éprouve un étrange sentiment de soulagement : ” la clarté de la lumière est une vertu de ce pays. ” ” Ah ! Cette beauté du ciel ! “

Le 1er Novembre 1954, les Fils de la Toussaint se réveillent : le sang coule. Les ” évènements ” débutent et nos anciens caressent tristement leurs perles d’angoisse, de douleur, de désarroi, de colère…Escarmouches, attentats, représailles, manifestations, massacres, assassinats, tortures, répression : l’apocalypse de la violence s’installe pendant huit ans et plus…Les discours du Général de Gaulle : ” Je vous ai compris “- si mal compris -, ” Vive l’Algérie française ! ” ( Mostaganem), entretiennent illusions et confusions. Avec le plan de Constantine, les pieds-noirs reprennent confiance, et l’idée du départ n’effleure personne.
” Où aller, d’ailleurs ?! ” Je suis née à Blida, mes parents aussi, je n’ai personne en métropole ! “, s’interroge rétrospectivement une vieille dame, canne à la main. Des prises de positions devenant inévitables, certains pourtant plutôt modérés, sont acculés à des choix extrêmes : l’OAS.
A Evian, le 19 mars 1962, les accords sont signés avec le FLN et le cessez-le-feu est proclamé. Mais pour les pieds-noirs, l’horreur continue : Bab-el-Oued, Oran…Une dame plaisante aux cheveux courts blonds-roux pleure toutes les larmes de la terre : ” J’ai appris par la radio que ma sœur avait été tuée !! ” Un vieil homme se souvient avec terreur : ” Nous étions plusieurs près d’une barrière. Des tirs de partout ! Bang ! Bang ! Tttaaattaaa… ! Certains se sont accroupis, moi je me suis plaqué au sol, mon voisin a été tué à bout portant, son corps est tombé sur moi, ça a encore crépité, j’étais mort ?!.. C’est son cadavre, je le sens encore, qui m’a protégé…. ” La caméra recueille ces deuils si longtemps refoulés, puis pudique, se retire…
Dès lors une seule alternative pour ces pieds-noirs désespérés : ” la valise ou le cercueil “. C’est ainsi, qu’à l’été 1962, Marseille voit se déverser sur ses quais, non pas quelques centaines de réfugiés, mais plus d’un million d’exilés : ” C’est quoi ça ? ” : formule d’accueil toute métropolitaine !
Une nouvelle épreuve commence tout juste. Nos patriarches égrènent encore leurs perles de tristesse et fatalité. Dans une grisâtre ville de banlieue parisienne, une ménagère soupçonneuse toque à la porte de ses voisins fraîchement débarqués. Une jeune femme sportive vient ouvrir. Son interlocutrice lui demande : ” Je peux voir vos pieds !! Je voudrais voir vos pieds !! “…
Le chœur polyphonique chanté, vocalisé, murmuré, à fleur de peau, par ces pieds-noirs oubliés, s’apaise…Ecoutons-le. Regardons-le. Tous peuvent comprendre ou s’y
retrouver …Loin des caricatures, Gilles Perez trouve le ton juste : ces 62 témoins de la ” pied-négritude ” nous délivrent leur vérité, qui comme toute réalité, n’est pas une , mais multiple.

Le cinéaste nous avoue : ” Cela n’a pas été une mince affaire de réaliser ce documentaire ! ” Il aura fallu trois ans, une équipe de six personnes, sept coproducteurs ( en majorité les FR3 Régions ) !
” Les pieds-noirs, Histoires d’une blessure “, aura sans doute des suites. ” Les disparus d’Oran ” : le 5 juillet 1962, des centaines d’européens sont enlevés en pleine ville ; ces événements sont totalement occultés par l’Histoire. ” Les harkis ” ; ” Les Chibanis ” : les vieux Algériens raconteront la présence française.

Gilles Perez rend leurs voix à ces pieds-noirs, éternels transplantés. Le calvaire de la mutité s’achève aujourd’hui pour certains, heureux d’une ” reconnaissance “. D’autres se taisent encore…Entre-temps, sont nés leurs bébés d’exils… N’auront-ils pas aussi leurs mots à dire ? Endéracinés ? Déenracinés ? Enfants de nulle part ? Enfants du monde entier ? D’ici et d’ailleurs , d’autres perles-mémoires nous attendent.
Florence COMOLLI.

- ” Les pieds-noirs “, Les années romantiques, Les années dramatiques, Les années d’exil, disponible en DVD. Contacts : – G. Perez, 13 au Sud, : 06 73 48 60 79 ;Fnac, Virgin

Algérie: histoires à ne pas dire

Posté : 24 février, 2008 @ 5:56 dans films.émissions TV | 40 commentaires »

 Ce film qui sort sur nos écran le 27 février est réalisé par J-P Lledo,   Algérie: histoires à ne pas dire  dans films.émissions TV algerie_affun Algérien  d’origine à la fois juive, berbère et européenne, qui se considère partie prenante de l’Algérie indépendante, mais qui est aussi profondément déçu, à plusieurs titres, par l’évolution de son pays . Pour lui, l’Algérie «  est devenue indépendante, mais n’a pas réussi à être fraternelle ».   

« Algérie, histoires à ne pas dire », a été entièrement tourné en Algérie, mais son thème essentiel est  l’Absent, celui qui n’est plus là et dont la mémoire même tend à disparaître. L’absence d’un chef de maquis probablement victime d’un règlement de comptes entre indépendantistes et dont la mort reste obscure, celle d’une femme qui a risqué sa vie pour l’indépendance algérienne mais qui est aujourd’hui déçue par l’islamisation de son pays, l’absence des Juifs qui ont dû quitter un pays dont ils constituaient l’une des plus anciennes populations, et l’absence de ces descendants d’immigrants espagnols d’Oran, qui  entretenaient de bons rapports avec les Arabes et dont certains, pourtant, ont été victimes, à l’indépendance, de massacres aveugles.  

Pour évoquer ces quatre absences, le film nous emmène successivement dans quatre régions d’Algérie, qui sont en même temps emblématiques de quatre moments-clés de la guerre d’indépendance. Dans chacune d’elles, un personnage revient sur son enfance avant 1962 ou cherche à reconstituer un épisode de ces années de guerre qui furent aussi les dernières de la colonisation française 
 Sources : critiques cinématographiques

Que cherche J-P Lledo  en interrogeant ces quatre personnages ?  

Il cherche, dans la mémoire des Algériens, ce qu’il reste de la cohabitation entre les Pieds-noirs et les Algériens d’origine berbéro-arabo-musulmane 45 www.filmfestamiens dans films.émissions TVans  après l’exode massif des Juifs et des Pieds-Noirs ? C’est bien  ce qu’a tenté de trouver J-P Lledo  et il l’a trouvé. 

                                                 

Voici ce que J-P Lledo dit de son film       Les 4 histoires de ce nouveau film touchent à quelques tabous absolus de l’histoire algérienne, sur lesquels repose la légitimité du système politique qui s’est construit après l’indépendance. Temple bien gardé, l’histoire en est sans doute le dernier pilier. Et même s’il s’agit pour chacun des personnages principaux du film, d’abord d’une quête personnelle et de leur histoire qui prime toujours sur la grande histoire, il faut avoir conscience de leur courage.Cette interrogation entreprise avec mes personnages peut donc être considérée comme une tentative d’affronter la tâche qui attend les représentants de toutes les communautés du monde qui se sont fait la guerre, et notamment « les intellectuels » : revenir tôt ou tard, de façon critique, sur l’histoire de nos pères, sans animosité mais aussi sans oeillère, en cessant de voir la paille seulement dans l’oeil de l’autre.

Ces personnages en quête d’une vérité sur leur propre vie, reviennent sur leur enfance durant les années de guerre qui furent aussi les dernières décennies de la colonisation française.

En retournant vers leurs origines, d’est en ouest, de Skikda à Oran, du début à la fin de la 74616_mini2guerre d’indépendance, ils reconstituent un portrait inédit de l’Absent.

Méfiance, peur et malheur, les relations intercommunautaires n’ont-elles pas été aussi attraction, respect, reconnaissance et souvenirs heureux ?

Malgré les discriminations et les dégâts du colonialisme, un nouveau corps fait d’emprunts mutuels n’avait-il pas commencé à se constituer, à l’insu même de ses différentes composantes ?

D’après le Blog de J-P Lledo                                         

La douleur fantôme de l’amputation, chez ceux qui étaient partis comme chez ceux qui étaient restés, n’en révélait-elle pas la réalité ?

Une Algérie multiethnique, libre et fraternelle n’était-elle pas possible ?705311620251293

Entre haines et fraternités, avec nos personnages nous refaisons le cheminement universel de la tragédie, lorsqu’aux protagonistes, le dénouement semble s’imposer.   

Images du 5 juillet à Oran —  Les deux communautés 

                                                    

Extraits du film  

Aziz / Skikda (ex-Philippeville) / 20 août 1955 

Né en 1949, enseignant en agronomie à Mostaganem, est originaire de Béni Malek, sur les hauteurs de Skikda, ex-Philippeville, épicentre d’une insurrection déclenchée par l’ALN, le 20 août 1955, qui cible principalement la population européenne. Lors de la répression de l’armée française, 23 hommes de sa famille, dont son père, disparaissent à jamais.
Mais Roger, le « colon » du coin, recueille plus de 80 femmes et enfants. Les Européens de Béni Malek ont été en effet épargnés par les insurgés. Et Aziz attribue cette exception à son oncle Lyazid, chef ALN local. Pour en avoir la confirmation, il retourne dans sa famille afin d’interroger les vieux.
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Katiba / Alger / 1956/1957

Née en 1949, anime à la Radio d’État une émission sur la Mémoire, exaltant le nationalisme. Katiba accepte de revenir sur les traces de son enfance, et nous retournons avec elle dans la Casbah de ses ancêtres puis à Bal El Oued, où elle a grandi, et qui fut le grand quartier populaire pied-noir d’Alger. Blonde aux yeux bleus et habillée « à l’européenne », on la prend pour une  Française ».                                                                   

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Cheïkh Raymond / Constantine / 22 juin 1961

Assassiné le 22 juin 1961 à Constantine, Raymond, chanteur juif de musique andalouse, est considéré comme un des grands Maîtres du genre. Il est pourtant absent des ondes depuis l’indépendance et d’un mur du Centre Ville où sont représentés 5 autres grands musiciens du malouf. Ses fans d’hier et d’aujourd’hui tiennent à lui rendre hommage.

Cette 3ème partie du film a été amputée de sa moitié, car suite aux annulations des 3 avant-premières en Algérie en juin 2007, le personnage principal a demandé de ne plus apparaître. 

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Kheïreddine / Oran / 5 juillet 1962

Kheïreddine, né en 1976, metteur en scène de théâtre, prépare la pièce de Camus, Les Justes. De l’époque coloniale, il ne connaît que ce qui lui en a été dit à l’école. Pourtant il se rappelle aussi que dans sa famille, on lui a raconté que le jour même de l’indépendance, le 5 juillet 1962, on a tué des Européens. Kheïreddine se rend à Sidi El Houari, quartier pauvre de La Marine, où « Espagnols » et « Arabes » étaient presque tous frères de lait, avec l’espoir que ce quartier ait pu être une  exception      

                 .                                                      

                                                      

                                                       Hayet Ayad 

                                               

D’origine algérienne, kabyle, née en Alsace, Hayet Ayad interprète les chants sacrés dans toutes les langues de l’Andalousie historique. Dans le film, son chant pur s’inscrit thématiquement et musicalement dans l’Andalousie, Andalousies rêvées, Andalousies sublimées, Andalousies ratées, Andalousies égorgées, Andalousies renaissantes. Sa voix d’alto exprime plus qu’elle n’interprète. Sans accompagnement, sans parole, improvisée, elle crie, berce, interpelle, invective, et réactive ce qui se joue pour les personnages, comme pour l’histoire. Entre nostalgie et violence, elle dit la douleur tout autant que la révolte face à l’échec, la séparation des trois communautés. Elle s’élève contre le destin. Elle panse les plaies. Elle dit ce que les personnages cachent par pudeur. Elle est la Terre qui demande des comptes au Ciel, la Mère au Père. Elle revendique tous ses enfants, et refuse qu’ils s’entretuent. Elle est Mère courage.

 Sources : fiche de présentation du film à la Presse.                                               
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Le film a été interdit en Algérie.  Pourquoi ?

Le cinéaste Lamine MERBAH fait partie de ceux qui refusent la diffusion de ce film, compte tenu, dit-il, de ce qu’il contient de vérités qui ternissent l’histoire de l’Algérie et sa révolution.
Car ce film présente des scènes qui montrent qu’Algériens, Chrétiens , Juifs vivaient en paix et en prospérité jusqu’en 1954 , quand survient la révolution qui leur gâche tout, évoquant clairement l’intégration

.En plus de ça Lamine MERBAH dit que le cinéaste a tenu à utiliser des cameramen et des enquêteurs algériens pour réussir à arracher des témoignages non anodins de certains moudjahidines algériens qui disent que les révolutionnaires algériens ont commis des crimes atroces contre les Pieds-noirs. Donnant ainsi l’image d’un terrorisme qui coule dans le sang des Algériens depuis la nuit des temps.

Voici le document  d’où sont tirés ses propos. doc algriehistoirenepasdire3.doc

Jean-Pierre Lledo répond à Lamine MERBAH doclledorpondmerbah.doc

                                                                            pochoirfrise104.jpg

Mais les censeurs  ne font pas l’unanimité en Algérie même.

Voici la pétition et le texte des contestataires. Seront-il entendus ?

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1527

                                                                    pochoirfrise104.jpg

Qu’en pensent les Pieds-Noirs

Je ne peux parler que des Oranais . J’espère que les autres Pieds-noirs donneront leur avis dans les commentaires du Blog .  

Voici la vidéo que j’ai pu  diffuser sur mes forums.

Sur cette vidéo, bien sûr, ils reconnaissent non seulement le lieu mais les anciens « copains »Chichi le danseur, Hamida, Charlemagne et d’autres  Ce qui les a le plus émus c’est cette presque vielle femme qui se souvient des paroles de la chanson que toutes leurs mères chantaient :  l’Emigrante.

 http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=102810.html 

Mais hélas eux ne sont pas prêts d’oublier et pardonner cette journée du 5 juillet 1962 qui a vu voler en éclat toutes leurs illusions sur l’autre communauté.

Un de mes anciens élèves m’a écrit une bien émouvante missive en réponse à un de mes messages.

Je crois qu’elle résume assez bien le sentiment qui prévaut parmi eux. On peut le regretter mais je le comprends oh! combien. 

  doc bonsoirmadame.doc

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J’ai vu le film de J-P LLedo

Posté : 23 février, 2008 @ 4:56 dans films.émissions TV, le racisme | 10 commentaires »

Je suis donc allée voir le film de Lledo et je n’ai pas été déçue ni même irritée par certaines erreurs historiques pardonnables. .  
Je ne vais pas détailler les péripéties du film vous avez dû déjà lire mon article je n’ai rien à y retoucher après avoir vu le film.

 Pour la première fois des auteurs de massacres d’Européens parlent et décrivent sans état d’âme leurs exactions.

Les phrases  prononcées par l’un d’eux  répondant à une question de Aziz sur l’insurrection déclenchée par l’ALN, le 20 août 1955, qui ciblait la population eur  opéenne sont terribles à entendre :

- » Pourquoi vous les avez tués tous, femmes et enfants. pourquoi les enfants? 

- «  Les chefs nous le demandaient. Ils nous disaient que chez les Gours c’était la femme qui commandait et si nous tuions les femmes et les enfants elles demanderaient au mari de partir et qu’il fallait les tuer tous  ». Je ne sais ce qui m’a le plus  blessée : le contenu de la phrase ou le ton d’une tranquillité effrayante et sans gène aucune avec lequel  étaient dites ces paroles devant une caméra.

Je comprends pourquoi le film est interdit en Algérie et je crois juste la  crainte de Lamine MERBAH lorsqu’il veut  justifier la censure :

 « Des témoignages non anodins de certains moudjahidines algériens  disent que les révolutionnaires algériens ont commis des crimes atroces contre les Pieds-noirs. Donnant ainsi l’image d’un terrorisme qui coule dans le sang des Algériens depuis la nuit des temps  ».

C’est exactement ce que j’ai pensé sur le champ et l’un de mes amis présent près de moi a écrit  le lendemain « Ce film aurait pu avoir comme titre : Nous sommes tous des assassins  »

Ce n’était certes pas le but poursuivi par J-P Lledo mais c’est hélas ce  que des PN ont dû se dire oubliant les amis plus humains qu’ils avaient laissés là-bas.

Même la présentatrice d’une émission de radio au demeurant plein d’humour et semble-t-il très instruite a dit elle aussi que si on lui avait demandé de tuer sa nounou, tant aimée, devant la maison de qui elle pleure, elle l’aurait fait. Pourtant dit- elle,  elle vivait très heureuse au milieu des Français de Bab el Oued qui eux, vers 1961 lui ont recommandé de partir dans la maison de sa famille dans la Casbah.

La séquence sur Cheïkh Raymond est plus ambiguë, son assassinat est toujours nié par le FLN, et je suis étonnée de la survivance de sa mémoire parmi ces « vieux » qui se réunissent encore aujourd’hui pour écouter ses enregistrements.

Arrive la séquence sur Oran : peut-être ceux qui ne connaissaient pas la situation catastrophique du quartier de la Marine ont-ils  été  surpris et scandalisés, certains spectateurs ont murmuré dans la salle,  mais le pire n’a pas été montré.

 Certains personnages du film de Gilles Pérez  »Les Pieds-Noirs «  auraient eu leur place à ce moment-là, pour parler eux aussi de cette communauté entre les Marinéros. Dans la vidéo que je leur ai envoyée ils ont reconnu tous les personnages du film, Amida,  Charlemagne et TchiTchi, et tous ceux qui parlent de leur jeunesse commune et partagée sans problème de racisme, comme des frères disent les personnage du film de Lledo et de raconter des anecdotes pour le prouver. A cette évocation sans faux-semblant,  j’ai mieux compris l’amertume de tous mes amis , ‘Marinéros français » après le 5 juillet 1962 devant la passivité (dans le meilleur des cas) de leurs anciens amis .

Le meilleur du film, à mon avis, est le jeune intellectuel oranais Kheïreddine  qui interroge les habitants de ce qui reste de la Marine , il les traque dans leurs non-dits et arrive à les faire parler sur le 5 juillet, poussant son interlocuteur à se contredire et à ne plus savoir comment s’en tirer.

 Le massacre du 5 juillet ? Ils ont bien déclaré que c’était une horreur et qu’ils ne pouvaient pas en dire davantage devant la caméra, car « cela irait contre l’Honneur de l’Algérie » et ils esquivaient : moi je n’étais pas là, je n’ai rien vu ! On m’a parlé du Petit Lac! On m’a dit qu’on les égorgeait et qu’on le jetait dans « l’étang » …Tchitchi, lui prétend avoir sauvé des personnes enfermées par le FLN dans une salle de la Calère. Allez voir le film mes amis vous me direz si c’est possible!   

 J’ai appris que la pièce que montait  Kheïreddine au Théâtre d’Oran : Les justes de Camus  avait été interdite. Vous devinez pourquoi, si vous connaissez la pièce qui cerne trop la réalité .  

Je vous recommande d’aller voir le film : pour une fois des vérités sur les massacres de Français sont dites par des Algériens pro FLN et auteurs de ces massacres,    ils sont  très courageux ont dit, dans la salle, durant le débat, des coreligionnaires qui savaient de quoi ils parlaient   Ils n’ont pas la langue dans la poche : impensable  pour moi il y a quelques jours seulement. 

L’avis d’une des filles des victimes enlevées le 5 juillet 1962      

Ce film est intéressant parce qu’il est tourné en Algérie et toutes les personnes interrogées sont Algériennes, il n’y a pas d’interview de Français il est objectif et sans complaisance. Les arabes reconnaissent leurs participations aux attentats et aux actes inhumains vis à vis des PN avec qui ils reconnaissent avoir eu de l’amitié ils se justifient par le seul argument que le FLN leur donnait l’ordre et ils ne le discutaient pas  , allant jusqu’à tuer ceux qu’ils considéraient comme des frères.

Le plus intéressant pour nous, Oranais, est que les témoins du massacre du 5 juillet qu’ils soient participants ou pas sont gênés et disent qu’ils ont commis une faute grave que les Oranais qui étaient restés, ne méritaient pas ça. Une des personnes interrogée parlent même de génocide. Ils savent tous que le petit lac renferme les cadavres…
Une fois de plus si l’histoire officielle nous a condamné en tant que colonialistes, l’histoire des hommes qui vivaient le même quotidien est là pour rappeler que nous n’étions pas ce que l’on a voulu faire croire. Certains dans la salle partisans de l’indépendance, ont reconnu qu’ils n’étaient pas au courant de cette réalité.
Ce film mérite d’être vu…
je le conseille pour comprendre l’état d’esprit des Algériens à notre égard ,dont le but était de nous faire partir par la terreur, ils reconnaissent, qu’ils étaient sans pitié même vis à vis des PN qu’ils côtoyaient depuis toujours. Ce film est plein d’enseignements pour nous. Ceux qui avaient l’illusion qu’on aurait pu vivre ensemble n’auront plus de regrets.
V. Ezagouri

Vous trouverez ci-dessous la nouvelle programmation pour le mois de mai des sorties classée par ville et par cinéma.   

J'ai vu le film de J-P LLedo dans films.émissions TV pdf maidebatsavecjplledo.pdf

A suivre Polémiques autour du film  Cliquez

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Polémiques autour du film :Algérie : histoires à ne pas dire

Posté : 20 février, 2008 @ 12:35 dans films.émissions TV, le racisme | Pas de commentaires »

Polémiques autour du film :Algérie : histoires à ne pas dire

Enregistré dans : histoire – 8 avril, 2008 @ 23:22 EditerMonsieur Brahim Senouci Maître de Conférences à l’ Université de Cergy-Pontoise a publié une lettre adressée à  J-P Lledo sur son film. En défenseur du FLN et du gouvernement actuel de l’Algérie il ne l’a pas apprécié . On s’en serait douté !

Pour une fois ce sont deux  Algériens pro FLN qui en discutent . Quelques vérités font enfin surface et cela en dehors du cercle Pieds-Noirs.

Polémiques autour du film :Algérie : histoires à ne pas dire dans films.émissions TV rtf view1ettredebrahimsenouci.rtf

Voici la réponse de J-P Lledo

Chers amis de la LDHvoici avec un peu de retard
la réponse à la lettre de Brahim Senouci
parue pour la première fois dans votre tribune LDH Toulon.

J’espère que sa longueur ne sera pas un handicap.
Mais vous savez par expérience qu’il est toujours plus long de déconstruire une
« évidence » que de la reprendre à son compte.

En vous remerciant d’avance

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Jean-Pierre Lledo
10 Avril 2008

Réponse ouverte de l’auteur du film« Algérie, histoires à ne pas dire »

à lettre fermée de Brahim Senouci. (cliquez)

Pour ceux qui n’auront pas la constance de lire la longue réponse de J-P Lledo je ne resiste pas au plaisir de vous citer le P.-S. de  son auteur qui reflète bien la pensée de tous les pieds-noirs qui ont lu la lettre de M. Brahim Senuci   Maître de Conférences à l’ Université de Cergy-Pontoise .

PS. A question indiscrète, autre question indiscrète : Peux-tu m’expliquer comment, pour fuir son pays, un anti-islamiste à l’étoffe nationaliste aussi épaisse peut choisir… le pays d’un aussi impitoyable ex-colonisateur ? N’as-tu pas craint faire retourner dans leurs tombes ces résistants de la première heure qui venaient justement de ta région, Mascara ? Ca doit être dur à vivre non ?

Bonne lecture !!

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Nouveau                                                                                                                             

Voici le message que je reçois de J-P Lledo

J’ai le plaisir de vous annoncer que le CNRS
présente
Jeudi 4 décembre 2008 à 18 h 00
mon dernier film « Algerie, histoires à ne pas dire« ,

et aussi celui de vous inviter.

Cette projection sera suivie d’un débat
avec
Dominique Wolton
directeur de l’Institut des sciences de la communication du CNRS
et les anthropologues
Barkahoum Ferhati
du Centre national de recherche préhistorique, anthropologique et historique d’Alger
et
Michèle Baussant
du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (CNRS/Paris 10)

Merci de confirmer impérativement votre présence à :
genevieve.hatet-najar@cnrs-dir.fr

Jean-Pierre Lledo
CNRS                                                                                                                                        
Auditorium Marie Curie – Campus Gérard Mégie                                                 

3,rue Michel-Ange -                                                                                                           
75794 Paris Cedex 16                                                                                                        

   Métro : Michel-Ange Auteuil                                                                                         

Le sourire des assassins

Posté : 1 février, 2008 @ 12:37 dans Emissions TV, évènements d'Algérie, films.émissions TV | 3 commentaires »

                                     Le sourire des assassins dans Emissions TV 2601080306sy3                               

Les porteuses de feu
film de Faouzia Fekiri, présenté par FR3 le 26 janvier 2008

En 1957, une trentaine d’algériennes, âgées de 16 à 20 ans sont engagées dans la guérilla urbaine menée par le FLN contre la colonisation française. Ces «poseuses de bombes» sont devenues les figures emblématiques de l’épisode le plus meurtrier de la guerre d’indépendance: «La bataille d’Alger». Faouzia Fekiri, journaliste et réalisatrice algérienne, a pu rencontrer quelques-unes d’entre elles, devenues aujourd’hui sénatrices ou femmes au foyer. Pour la première fois, elles racontent leur histoire, et l’inexorable mouvement qui a changé des femmes en terroristes, des civils en cibles et des soldats en bourreaux. A l’aide d’archives, d’extraits de films de fiction, et de témoignages inédits à ce jour, ce film donne aussi la parole à des victimes des attentats.

C’est en ces termes que le film de Faouzia Fékiri nous a été annoncé. En réalité  » Ce sont les entretiens d’une journaliste algérienne Faouzia Fekiri avec une trentaine de jeunes algériennes, âgées de 16 à 20 ans, devenues des poseuses de bombes engagées dans la guérilla urbaine menée par le FLN contre la France en Algérie. Ces tueuses d’enfants, de femmes et de personnes âgées, sont devenues pour certains des « figures emblématiques » de la « bataille d’Alger ».arton7089-1116420553 dans évènements d'Algérie Elles racontent leur histoire qui les a transformées de jeunes filles bénéficiant de la civilisation occidentale en terroristes assassinant des civils désarmés. Ce documentaire donne, paraît-il, la parole à des victimes ayant survécu à leurs odieux attentats « Extrait de la lettre du Prof., dr. Gérard Lehmann.

  Drif Zohraposeuse de bombes et maitresse de Yacef Sâadi condamnée en 1958 à 20  Zohra+Drif dans films.émissions TVans de prison, puis graciée et libérée en 1962. Occupe aujourd’hui le poste de Vice Présidente du Sénat.0acomzohract6

« Pour ces jeunes filles BCBG, d´allure très européenne, habillées à l´européenne, elles en ont le look, dit l´une d´entre elles, rien de plus facile que de se fondre dans la foule retour de plage, qui s´attarde aux terrasses de café, de déposer son sac et de filer discrètement. C´est leur mission, leurs opérations, leur lutte contre l´armée française. Et avant même qu´on leur pose la question, nous avons la réponse: aucun regrets exprimés aucune pensée compatissante envers ses enfants ces femmes  tués ou mutilés « les états d´âme, c´est toujours pour nous, jamais pour eux »                                                                           

À Alger, en ces années 1956-1957, des bombes sont déposées dans des endroits publics, des cafés, des arrêts d´autobus, des stades, à des heures où les foules se pressent. Les explosions soufflent les vitrines, renversent les gens, les tuent, les mutilent, hommes, femmes et enfants. Des civils innocents.

 Durant tout le documentaire j’ai cherché en vain, comme avancé dans la bande annonce, la part faite aux victimes .  Où sont ces victimes innocentes, ces familles décimées, ces enfants mutilés, explosés? Où sont les photos de leurs corps sacrifiés, leurs cris, et leurs angoisses près de cinquante plus tard?

A cet endroit j’ai supprimé toutes les photos des enfants mutilés par ces bombes et elles étaient nombreuses  par respect pour les familles et les victimes.

Et la Télévision française ose nous présenter ces femmes qui n´ont pas fait le compte des morts, des mutilés, des estropiés, du pourcentage d´enfants qui ont été leurs victimes, et qui aujourd´hui sourient, paradent, détaillent leurs exploits, sans un mot pour la souffrance de leurs victimes et de leurs familles Oui elles  ont joué un rôle important mais n’ont, sans aucun état d »âme,  suivi les ordres : « Une bombe qui tue dix personnes et en blesse cinquante est psychologiquement plus efficace que l´anéantissement d´un bataillon français. Cette instruction de la Centrale aux « combattants » du FLN définit assez bien cette logique de la guerre: creuser un fossé de sang et de haine, provoquer la répression aveugle qui fera, chose tout aussi inacceptable, des civils innocents dans la population musulmane, animer ainsi l´engrenage maudit de la terreur et de la haine. »

Cependant dans un compte rendu de la présentation de ce film je lis :

A la salle Cosmos de Riadh El Feth a abrité, mardi dernier, la projection en avant-première du documentaire Les Porteuses de feu de la reporter et réalisatrice Faouzia Fekiri qui, émue, a déclaré rester sans voix, suite aux attentats perpétrés à Ben Aknoun et Hydra, en matinée de ce 11 décembre 2007... « Je pensais que mon pays avait fini avec ces déboires. On ne nous laisse pas tranquille. Le virus ne vient pas d’ici mais d’ailleurs » a-t-elle ajouté

Restée sans voix ? quel scandale sous-entendent-elles  ! Oser cette infamie!  Pourquoi ? Est -il plus scandaleux et stupéfiant d’oser tuer des Algériens pour  une idée une ambition aussi condamnable soit-elle ? Les victimes de lâches attentats ne sont-elle dignes de pitié que de votre côté ?   Avez-vous mesdames eu jadis une seule pensée de regrets, de compassion, pour ces enfants qui sont devenus, à cause de vous, des adultes toujours mutilés, sans bras, sans jambes ? Moi , j’ai eu pitié des victimes des attentats d’Alger et je les ai plaints et je l’ai dit …vous rien !  

Non le virus ne vient pas d’ailleurs , vous le traînez à la semelle de vos chaussures.  

« Ces femmes prétendent s´être battues contre l´armée française et contre les ultras colonialistes.

Assassiner un bébé ultracolonialiste, est-ce vraiment un crime? direz- vous.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

« J´aurais compris, ajoute le Prof., dr. Gérard Lehmann,  que l´on présentât ce film s´il avait été suivi d´un débat, avec, en regard, d´autres images, que l´on donnât la parole à certaines des victimes, à quelques uns de ces Français qui, comme Albert Camus, porté par l´espoir fou d´une Trêve civile, voulait au moins que l´on épargnât, des deux côtés, les civils innocents.

Les responsables de l´émission de FR 3 Les porteuses de feu auraient dû y réfléchir à deux fois avant de produire unilatéralement ce message de triomphe haineux qui, loin de servir la cause d´une hypothétique réconciliation, délivre un message négationniste, intellectuellement malhonnête, et insulte à la douleur du peuple pied-noir et de ses frères musulmans sur les deux rives de la Méditerranée.

Vous auriez pu au moins rebaptiser ce « documentaire » Le sourire des assassins. »

                                                          pochoirfrise104.jpg

Merci professeur, je vous emprunte ce titre.

Voici la réponse faite par la direction de FR3 à nos lettres de protestation qui ont submergé leurs services . Sans résultat d’ailleurs et même sans « repentance » pour ce scandale. FR3 a toujours bonne conscience !
docrponsefr3n3.doc

                                                       pochoirfrise104.jpg

Je sais que les pieds-noirs qui ont tant aimé cette terre d’Algérie ne peuvent se réjouir de voir que ces « porteuses de feu  » aient fait  des émules, mais pour  donner à réfléchir à celles qui ont semé le vent et récoltent la tempête voici un article publié sur El Watan, journal Algérien.

  docetvoicisurlejournalelwatand1.doc                                    

              

                  retour fleche_064                                                                                                              

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Tintin sur grand écran.

Posté : 10 août, 2007 @ 1:39 dans films.émissions TV | Pas de commentaires »

Spielberg et Jackson dans l’aventure Tintin

Il y a eu Tintin et le Capitaine Haddock, puis il y a eu Dupond et Dupont. Maintenant c’est Spielberg et Jackson.                                                          

                                                      Tintin sur grand écran.  dans films.émissions TV tintin560

Les réalisateurs de ET et de la trilogie du Seigneur des anneaux unissent leurs talents pour porter les aventures de Tintin, le célèbre reporter et globe-trotter, au grand écran.

. Les deux réalisateurs vont adapter trois albums parmi les 23 créés par Hergé i. La production devrait débuter au plus tard en fin d’année

                    Tintin-et-Milou dans films.émissions TV    Le but avoué est « de les faire ressembler aux véritables personnages de Hergé », croqués dans le style précis et sobre qui a fait le succès de la bande dessinée, « pour rendre hommage au monde que l’auteur a créé ».
Les films Tintin seront intégralement en images de synthèse.

                                                                            tintinhaut« Nous voulions que les aventures de Tintin aient l’apparence d’un film avec des acteurs, explique Spielberg. Mais Peter et moi trouvions que réaliser un film ainsi n’aurait pas rendu hommage au look si particulier des personnages et du monde créés par Hergé. »

                  . Une bande démo de 20 minutes existe déjà, sur laquelle on peut découvrir les personnagesmilou-mords-le-pantalon-de-tintin en action. Objet top secret bien évidemment.

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De Gollum au Capitaine Haddock ?

Andy Serkis, l’interprète de Gollum dans la trilogie du « Seigneur des anneaux », pourrait endosser le costume du Capitaine Haddock dans le film « Tintin » que réalisera Peter Jackson. Info ou intox ?

17 Décembre 2007 – AlloCiné.com

Simon Pegg et Nick Frost seront nos Dupon(d)(t) préférés, Daniel Craig sera Rackham le Rouge

                                                 « Les personnages d’Hergé ressemblent maintenant à des êtres vivants, avec des émotions et une âme. Ca va bien plus loin que tout ce qu’on a vu en animation à ce jour » affirme  Spielberg

Dernière minute

Le visage du Tintin de Spielberg dévoilé.

Jamie Bell incarnera Tintin dans la trilogie de Spielberg et Jackson.
Jamie Bell incarnera Tintin dans la trilogie de Spielberg et Jackson.

La trilogie Tintin rêvée par Steven Spielberg se précise. La Paramount vient de dévoiler les têtes d’affiche du premier volet intitulé «The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn ». C’est l’acteur britannique Jamie Bell qui incarnera l’intrépide reporter créé par Hergé. Né en 1986, il avait crevé l’écran en 2000 dans Billy Elliot, remportant un BAFTA, équivalent britannique d’un César, pour son incarnation du rôle titre. suite

                                                 tintin-top

                                                   .Les héros de Hergé garderont leur apparence tout en évitant un look bande-dessinée. « Ils auront l’air photoréalistes, explique Peter Jackson. Les fibres de leurs vêtements, les pores de leur peau, les poils… Ils ressembleront exactement à des personnes réelles -mais créés par Hergé. »                                                                                                         

C’est un film réalisé par deux réalisateurs inspirés – et pas n’importe lesquels…

J’attends  vraiment cela avec impatience.

                retour fleche_064                               

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