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LE « TOMBEAU DE LA CHRETIENNE »

Posté : 27 octobre, 2009 @ 1:44 dans LIEUX et SITES | Pas de commentaires »

Enregistré dans : histoire – 12 août, 2009 @ 12:05 Editer

                   Que savait-on d Tombeau de la Chrétienne au moment où commencèrent les fouilles.
Signalé d’abord par Pomponius Mela, puis par l’Espagnol Marmol, qui avait été esclave à Alger, le monument appelé  en       arabe: Kober Roumia (mot à mot : Tombeau de la Romaine ou Tombeau de la Chrétienne) (1), a donné matière à de nombreuses. interprétations historiques ; interprétations de peu de valeur, à la vérité, puisque les anciens, à part les écrivains que nous venons de nommer, n’avaient pu voir le monument dont ils écrivaient, ni même la région où il était situé, et que les modernes manquent toujours de documents précis à son sujet. Il faut bien avouer qu’aujourd’hui, près d’un siècle après les fouilles de Berbrugger, nous ne sommes pas tellement mieux renseignés quant à la destination au Kober Roumia.

    Le texte de Pomponius Mela, le plus ancien que nous connaissons, demeure, malgré les gloses modernes et les commentateurs nombreux et distingués, d’une imprécision remarquable.
Le voici :  » Iol, sur le bord de la mer, jadis inconnu, illustre maintenant pour avoir été la Cité royale de Juba et parce qu’il se nomme Césarée. En deça, à l’Ouest les bourgs de Cartinna (Ténès) et d’Arsina (?), le château de Quiza (?) le golfe Laturus (?) et le fleuve Sardabale (?) ; au-delà, le Monument commun de la famille royale, ensuite Icosium (Alger)…  » (De situ orbis, L. 1, chap. 6) (2).

Le Kober Roumia est donc le  » monumentum commune regiae gentis « . Ces quatre mots vagues n’ont pas encore livré leur secret. Berbrugger et de nombreux historiens ultérieurs y ont vu un mausolée du roi Juba et de sa famille. Rien, semble-t-il, ne permet de l’affirmer.
Quant à Marmol, il raconte, au livre 5, chapitre 34 de sa Description générale de l’Afrique que près de Cherchell,  » sur une haute terre qui entre dans la mer, il y a deux anciens temples où l’on sacrifiait aux idoles, dans l’un desquels se trouve un dôme fort haut sous lequel les Maures prétendent qu’est enterrée la fille du Comte Julien. Et les autres hypothèses émises, si elles sont plus merveilleuses, n’en sont pas plus solides.

Situé sur une colline de 260 mètres d’altitude, près du littoral qui se creuse entre la Bouzaréa et le Chenoua, l’édifice apparaît, dit en substance Berbrugger dans son livre sur le Tombeau, comme un immense cylindre à facettes, coiffé d’un cône à gradins, et posé sur un socle carré de 63 m 90 de côté, que supporte un béton de petites pierres concassées avec, comme mortier, la terre rouge recueillie sur les lieux. Les facettes sont larges d’environ 2 m 37 et séparées par soixante colonnes engagées d’ordre ionique ancien, dont les chapiteaux sont les uns, ceux qui touchent les fausses portes, à palmettes, et les autres, à bandeaux. La base de ces colonnes repose sur une série de deux degrés.
L’édifice est constitué par un amoncellement de moellons et de grossiers blocs de tuf, recouvert extérieurement de belles pierres de taille de grand appareil ; il a 60 m 90 de diamètre, 185 m 22 de circonférence et 32 m 40 d’élévation (3).

Le cylindre de base comporte quatre fausses portes de 6 m 20 de hauteur, encadrées dans un chambranle et surmontées d’un entablement qui s’encastre dans la partie inférieure des chapiteaux à palmettes, pour former, avec les deux colonnes latérales, un deuxième encadrement ; les portes ont des moulures saillantes en forme de croix. Celle de l’Est est à peu près intacte ; celle du Sud a disparu, laissant subsister un débris de panneau engagé à gauche.
Le cône à trente-trois gradins de 0 m. 58 chacun de haut qui couronne le mausolée, se termine, en haut, par une petite plate-forme où devait autrefois se dresser une statue. Il a subi de graves détériorations, tant par suite de la quantité considérable de pierres écroulées du fait des intempéries, qu’à cause de l’enlèvement, par les indigènes de la région, du plomb de scellement des mortaises en queue d’aronde qui réunissait les blocs.
Il semble que, lors de sa construction, le monument, pourvu de son pyramidion, du sujet architectural ou du bronze qui l’ornait, devait avoir au moins dix mètres de plus de haut. On se ferait, précise Berbrugger, une idée assez exacte de cette construction grandiose en imaginant que, si elle était placée sur la place du Gouvernement, à Alger, elle en occuperait presque toute la largeur et s’y élèverait à une hauteur égale à celle de la colonne de là place Vendôme à Paris.

Comme on le verra plus loin, les fouilles entreprises par Berbrugger allaient révéler l’existence, à l’intérieur, d’un couloir cireulaire et de trois caveaux.
L’hypogée évoque de façon frappante les tumuli égyptiens jusque dans de petits détails.
On, y pénètre par une entrée unique qui s’ouvre à l’Est sous une des fausses portes. Cette entrée fermait par une dalle à glissière que Berbrugger trouva brisée. Après un petit couloir très bas, on se trouve dans un caveau long de 5 m. 29, large de 2 m. 49, haut de 3 m 50, au fond duquel a été creusée, probablement à l’époque romaine, une excavation d’environ 7 mètres, sans doute avec l’espoir de trouver une issue secrète accédant directement au
grand caveau central. A droite, s’ouvre une porte basse, sur le linteau de laquelle sont sculptés un lion et une lionne : les symboles de Juba II et de son épouse Cléopâtre Séléné, disent les partisans du Tombeau de Juba. Par cette porte, qui était également fermée d’une dalle, sept marches mènent à la galerie circulaire.
Celle-ci, très bien conservée, pavée en losanges, à la façon des rues de Timgad par exemple, est pourvue tous les 3 mètres de petites niches creusées en quart de sphères et destinées sans doute à contenir les lampes à huile, puisqu’on y remarque encore des traces de fumée. La galerie a environ 150 mètres de long, est large de 2 mètres et haute de 2 m 40. Elle fait presque tout le tour du monument, mais, arrivée près de son point de départ, elle décrit un coude brusque presque à angle droit vers le centre.

Les caveaux auxquels elle aboutit sont fermés eux aussi par des portes-dalles qui s’ouvraient autrefois à volonté, toujours comme dans les chapelles des tumuli égyptiens, mais qui semblent bien étroites pour avoir pu autrefois laisser passer des sarcophages. La première pièce a 4 mètres de long sur 1 m. 50 de large ; on y a trouvé, au moment de l’ouverture, quelques petites perles en pierre rare et des morceaux de bijoux en pâte de verre. Après un couloir de 3 m 40, on arrive dans la seconde pièce de 4 mètres sur 3, avec une voûte en berceau, située juste dans l’axe du mausolée ; on y remarque trois niches destinées égaleraient à recevoir des. lampes.
Berbrugger pensa que ces deux caveaux étaient les chambres sépulcrales où avaient dû être déposés les sarcophages ; mais beaucoup de savants estiment, aujourd’hui, que ces chambres sont simplement des chapelles où les parents et les prêtres venaient, à certains jours anniversaires, procéder à des cérémonies religieuses, en l’honneur des défunts, certainement inhumés dans un caveau plus somptueux et plus vaste, ménagé sous le sol et dont l’issue secrète a échappé jusqu’ici, pensent-ils, à toutes les investigations.
L’avenir décidera peut-être qui a raison

LEGENDES

Comme il fallait s’y attendre – nous sommes au pays du merveilleux – les légendes. concernant le Tombeau sont nombreuses et diverses.
Et d’abord, il y a celles du trésor. Elles ont des variantes multiples et remontent probablement très loin dans le temps.
Le  » Kober Roumia « , disent les indigènes de la région algéroise, contient un trésor sur lequel veille la fée Halloula. Gsell (4) a recueilli une version de ce légendaire selon laquelle un berger du voisinage avait remarqué qu’une de ses vaches disparaissait toutes les nuits ; cependant, le lendemain matin il la retrouvait au milieu de son troupeau. Un soir il l’épia, la suivit et la vit s’enfoncer dans le monument par une ouverture qui se referma aussitôt. Le jour suivant il s’accrocha à la queue de sa bête au moment où elle allait disparaître et put, ainsi, entrer avec elle. Il sortit à l’aube, toujours cramponné à sa vache mais avec tant d’or qu’il devint un des plus riches seigneurs du pays.
Autre légende de même inspiration (4) : Un Arabe de la Mitidja, tombé entre les mains des chrétiens, avait été emmené en Europe et était devenu l’esclave d’un vieux savant espagnol fort expert en sorcellerie. Un jour, celui-ci lui rendit la liberté sous la condition qu’aussitôt revenu chez lui, il irait au Tombeau, y allumerait un feu et, tourné vers l’Orient, y brûlerait un papier magique qu’il lui remit. L’Algérien obéit. A peine le papier était-il consumé qu’il vit la muraille s’entr’ouvrir et livrer passage à une immense nuée de pièces d’or qui s’envolèrent dans la direction de l’Espagne où elles allèrent, sans aucun doute, rejoindre le sorcier.

Berbrugger rapporte une recette magique tirée de la sorcellerie marocaine pour trouver le trésor du Tombeau :  » Endroit appelé Tombeau de la Chrétienne. – Si tu t’y rends, tiens-toi debout à la tête du Tombeau faisant face au Sud ; puis regarde vers l’Est et tu verras deux pierres dressées comme un homme debout ; par une fouille, descends entre elles, et tu y rencontreras deux chaudrons après avoir immolé.  »
Naturellement, les maîtres de la Régence d’Alger ne manquèrent pas d’être impressionnés par des récits aussi merveilleux et alléchés par les magnifiques trésors qui devaient dormir sous cette montagne de pierre.
Au XVIe siècle, le pacha Sala Reïs fit canonner le Tombeau avec l’espoir de mettre au jour des caisses d’or et de pierreries. Mais les boulets de ses bombardes ne réussirent qu’à ouvrir une brèche large mais superficielle au-dessus de la fausse porte de l’Est. Sala Reïs employa alors de nombreux esclaves chrétiens à faire une ouverture dans la muraille, mais ses ouvriers furent mis en fuite, disent les narrateurs populaires, par des légions de gros frelons noirs ; probablement, interprète Gsell, s’agissait-il des moustiques qui pullulaient dans la région avant le dessèchement du lac Halloula.

Au XVIIIe siècle, un dey employa des travailleurs marocains à de nouvelles fouilles, mais sans plus de succès. Ces fouilles-là, cependant, furent plus néfastes au monument que les bombardements de Sala Reïs, car les Marocains déchaussèrent les tenons de plomb qui liaient les blocs pour en faire des balles. Les blocs, n’étant plus scellés les uns aux autres, s’affaissèrent lentement et finirent par culbuter, si bien que, depuis cette époque, le Tombeau s’écroule en partie.
Dans une lettre du 15 novembre 1865, Berbrugger rapporte une autre légende relative au Tombeau de la Chrétienne qu’on trouve dans Marmol et à laquelle nous avons fait allusion plus haut, mais d’une inspiration différente, celle-là.

 » La légende, plutôt que l’histoire, dit que le comte Julien, Gouverneur de l’Andalousie, au commencement du VIIIe siècle, pour venger un attentat du roi Roderik contre la vertu de sa fille, la belle Florinde, livra aux Arabes le passage d’Afrique en Espagne, dans l’année 711 ; Florinde, victime mais non complice du crime royal, fut pourtant et demeure flétrie jusqu’à nos jours de l’épithète  » Cava « , qui se prononce  » Caba  » (prostituée), mot d’origine arabe, dont la signification n’est que trop connue ici. Les Espagnols, ayant entendu les indigènes donner le nom de Kober Roumia au Tombeau de la Chrétienne, ont fait de cette désignation qu’ils ne comprenaient pas, celle de  » Cava  » ou  » Caba Roumia « . D’où ils ont conclu que c’était la sépulture de la fameuse  » Cava  » ; et alors ils ont donné au golfe qui s’étend sous le monument le titre de  » Bahia de la Mala Myer « , Baie de la Mauvaise Femme.

Ajoutons enfin que des traditions locales toujours vivantes prétendent qu’une galerie appelée  » Ras-el-Mendjel  » mènerait de l’intérieur du Tombeau jusqu’à une grotte du littoral nommée Mersa-es-Safa, située entre le Rocher plat et la Maison Etourneau.
Mais personne n’a encore retrouvé ni le Ras-el-Mendjel ni la Mersa-es-Safa.

LES FOUILLES DU TOMBEAU

Quoiqu’il en soit, Berbrugger fut parmi les premiers Français qui approchèrent le Kober Roumia.
Le 20 octobre 1835, le Maréchal Clauzel, Gouverneur Général, accompagné de son secrétaire particulier
Berbrugger, et escorté d’une colonne mobile, alla visiter l’imposante et mystérieuse pyramide de pierres : visite trop rapide pour que d’utiles observations aient pu être faites.
Par ailleurs, la région, à cette époque, n’était pas assez sûre pour qu’une expédition scientifique pût avoir lieu.
Dix ans plus tard, en 1845, le comte Guyot, directeur de l’Intérieur à Alger, vint à son tour, au cours d’une tournée dans la Mitidja, visiter le Tombeau.

Entrée secrète sous la fausse porte

A son retour, il demanda au Maréchal Soult, Ministre de la Guerre, un crédit de 5.000 francs pour entreprendre des fouilles, crédit qui lui fut refusé faute de fonds, et aussi de crainte que – on ne voit pas bien poûrquoi – ces  » travaux ne produisent mauvais effet sur les Arabes « .

Enfin en 1855-1856, comme nous l’avons précédemment indiqué, Adrien Berbrugger fut chargé par le Maréchal Randon, Gouverneur Général, de pratiquer les premières fouilles.
Mais, comme toujours en pareil cas, – les ressources financières ne tardèrent pas à manquer.
Ce n’est qu’en 1865, à l’occasion d’un passage de Napoléon III près du Kober Roumia, qu’une exploration sérieuse fut décidée, alimentée par des fonds que l’Empereur préleva sur sa cassette particulière (5). Une décision de juin 1865 désigna MM. Berbrugger et Mac Carthy comme chargés de travaux.
Par une entente tacite, ce fut Berbrugger qui prit la direction effective de l’expédition.
Durant les 7, 8 et 9 juillet, Berbrugger et Mac Carthy rendirent une première visite préparatoire au mausolée mauritanien, pour reconnaître le terrain et préparer un plan d’exploration.

Le double but que s’étaient fixés les explorateurs était de déblayer suffisamment la construction pour retrouver la forme architecturale primitive du Tombeau, rendue informe par l’action conjuguée du temps et des chercheurs de trésors, et de découvrir l’hypogée qu’il devait contenir.
L’édifice à explorer, on l’a vu, présentait une élévation de 33 mètres sur une base de 128 mètres. Les pierres écroulées entouraient le bas du monument sur une hauteur de 14 mètres. De plus, il ne fallait pas ajouter de nouvelles détériorations à celles déjà existantes.
Par ailleurs, le mausolée était loin des voies régulières de communication, à 7 kilomètres de tout centre de population.
Le 5 novembre 1865, l’expédition arriva sur le terrain sauf, naturellement, Mac Carthy, qui ne la rejoignit que le 6 décembre.

Les travaux ne devaient aboutir que le 5 mai 1866 à 2 h. 15 de l’après-midi. Ce jour-là, le trépan, qui travaillait dans la partie Sud du mausolée, tomba dans le vide, indiquant une cavité. Un boyau de mine horizontal de 6 m 75 fut aussitôt creusé en partant du point le plus proche de l’extérieur et les explorateurs accédèrent bientôt au couloir circulaire long de 150 mètres qui se love au coeur du monument ; en poussant jusqu’au bout, ils parvinrent aux trois caveaux centraux qu’ils trouvèrent vides.
Après quelques sondages complémentaires, l’exploration du Tombeau de la Chrétienne fut considérée comme terminée par les explorateurs ; elle ne donnait pas de grands résultats.

Berbrugger consigna le résultat des travaux d’exploration du Tombeau dans un livre qu’il publia en 1867 chez Bastide, à Alger : Le Tombeau de la Chrétienne, Mausolée des Rois Mauritaniens de la dernière dynastie, par M. Berbrugger, Inspecteur général des Monuments historiques et des Musées archéologiques de l’Algérie, etc…, avec vues du monument avant et après l’exploration et plan de l’hypogée.
Ce livre se trouve à la Bibliothèque nationale d’Alger, inscrit sous le N° 52.173.

(1) D’après un orientaliste, M. Juda, cité par Albert Caise dans sa notice sur le Tombeau (Blida, Mauguin édit., 1893) Kobor roumia signifierait en phénicien :  » Tombeau royal « .
Par ailleurs, indiquons que selon Shaw (Voyages en Barbarie et au Levant, trad. française, La Haye, 1743, p. 58, tome I) les Turcs nommaient le Kober  » Maltapasy « , c’est-à-dire : le Trésor du Pain de sucre, et qu’il servait  » de direction aux matelots « .

(2) Le raisonnement sur lequel on se base pour voir dans le Kober Roumia le tombeau de Juba II est assez fragile malgré tout, et paraît une simple spéculation de l’esprit. Le voici : Pomponius Mela, que nous venons de citer, écrivait son De situ orbis, vers l’an 45 p.C. Le géographe Strabon ne parle pas de ce moment dans sa description des côtes d’Afrique qui est antérieure à l’an 12 p.C., date de sa mort. Donc, le tombeau a été construit entre les années 12 et 45. Or, Juba II étant mort vers l’an 25, il s’ensuit.. – Ajoutons, toutefois, qu’on a recueilli, dans le déblai du N.O. un moyen bronze de Juba II

(3) Il est difficile de parler du Tombeau de la Chrétienne sans signaler qu’il existe dans le département de Constantine, près de Batna, un Mausolée analogue, le Medracen, qui serait le Tombeau de Massinissa, et qui semble avoir inspiré les constructeurs du Kober Roumia.
L’un et l’autre sont essentiellement formés d’un énorme tas de pierres recouvert d’une enveloppe architecturale. Le tas de pierre, plus ou moins haut, plus ou moins orné, a toujours été une sépulture africaine.

(4) Stephan Gsell. – Cherchell, Tipasa, Tombeau de la Chrétienne. – Adolphe Jourdan, éditeur – Alger.

(5) Les frais d’exploration s’élevèrent en tout à 15.000 fr. (lettre du 14 juin 1866

La Casbah d’Alger

Posté : 18 juin, 2009 @ 8:53 dans LIEUX et SITES | 3 commentaires »

Les ruelles étroites, les cafés maures, les odeurs fortes, les bordels, Jean Gabin dans ” Pépé le Moko “, la bataille d’Alger… Au-delà des souvenirs exotiques et tragiques de la Casbah, il y a le dernier carré d’une ville corsaire. Tout ce qui reste d’Alger d’avant la conquête française.La Casbah d’Alger suscite des images contrastées, familières ou exotiques, scandaleuses ou tragiques. Ce sont les ruelles étroites aux odeurs fortes, les cafés maures avec leur La Casbah d’Alger dans LIEUX et SITES photos_algerie_rachid_571jasmin et leur basilic, les bordels et Jean Gabin dans le rôle de ” Pépé le Moko “, maquereau au grand coeur.                                                                                                                     C’est la ” bataille d’Alger ” en 1957, quand les paras du général Massu, pour empêcher les attentats urbains, s’acharnent, par la torture, à découvrir les caches du FLN (Front de libération nationale). La Casbah, qui paraissait impénétrable, fut alors un piège mortel pour Larbi ben Mehidi, Hassiba bent Bouali, Ali la Pointe…

Mais la Casbah représente aussi un précieux patrimoine 96041969_small dans LIEUX et SITESarchitectural, car ce quartier est tout ce qui reste de la cité d’avant la conquête française.
Au reste, le terme de Casbah est impropre. Il ne devrait s’appliquer qu’au château qui domine l’agglomération. Les Français l’ont étendu à toute la ville ” mauresque “, qu’ils ont considérablement mutilée. Des cinquante hectares qu’elle occupait, dix-huit seulement sont à peu près préservés. Ils forment le dernier lambeau d’un passé méconnu.
Ce passé n’est pas très ancien. On peut égrener le chapelet des maîtres d’Alger – Carthaginois, Romains, dynasties berbères ou arabes – peu importe, car la ville a ‘été modelée par deux armées : celle des Turcs qui se sont installés en 1529 pour trois siècles, et celle des Français qui sont arrivés en 1830 et partis, comme on sait, en 1962. La Casbah représente donc la ville de 1529 à 1830, entre la citadelle et la mer, largement rebâtie après le tremblement de terre de 1716.
C’était le temps d’Alger ” la blanche “, ” la bien gardée “. Un joli coup d’œil : sur un rocher au bord de la mer, une dégringolade de maisons bien chaulées, cerclées d’un rempart rouge qui empêche les coups de main et recèle les prises des corsaires. Pas de faubourgs, mais des forts isolés et, clairsemées dans la verdure, des maisons de campagne. Alger est une ville de proie et elle ressemble, couleurs et lumière en plus, à d’autres ports qui jouent le même rôle, Saint-Malo par exemple.
A la fin du XVIème siècle et au début du XVIIème, à son apogée, Alger a dû compter cent mille habitants. Pour la cinquantaine d’hectares de la Casbah au sens large, c’est beaucoup, et on comprend qu’elle ait fait l’impression d’une ” pomme de pin bien unie ” à l’Espagnol Haëdo qui la décrit à cette époque, tassée sur elle-même. L’espace y a toujours été rare. Trop souvent assiégé ou bombardé, 

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Cimetière marin de Mers-El-Kébir

Posté : 16 mars, 2008 @ 2:02 dans CIMETIERES, histoire, LIEUX et SITES | 6 commentaires »

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 DOSSIER  : Nos cimetières  (1) 

Comme promis voici la suite de l’enquête sur le cimetière militaire de Mers EL KébirTout d’abord  l’historique de la profanation du cimetière militaire de Mers-el-Kébir, un excellent article de M. Yves Henry. 

Cimetière marin de Mers-El-Kébir  dans CIMETIERES photo02m

                                                   Le cimetière de Mers el-Kébir en 1962.

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Le cimetière de Mers el-Kébir le 25 avril 2005

                                                                    86.vignette dans LIEUX et SITES

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LE MUR : Recueillement à Perpignan

Posté : 26 novembre, 2007 @ 11:41 dans les disparus, LIEUX et SITES | 18 commentaires »

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«  Ce n’est pas de tuer l’innocent comme innocent qui perd  la société; c’est de le tuer comme coupable.  » 

                                                                                         Chateaubriant  

                                           cid00ea01c830df85b179200b01a8c0guerido.jpg(cliquez                                  

Mur des Disparus : recueillement à Perpignan

Le coeur serré par l’émotion, les plus proches parents de ceux dont le nom a été gravé dans le marbre du Mur des disparus ont laissé libre cours à leur détresse. Après 45 ans de silence, entre pudeur et cri du coeur, ils ont laissé leurs larmes dire ce que les mots sont impuissants à exprimer.

http://www.dailymotion.com/video/6PdHs9li9wqQxphFP

Jean-Luc BobinL’Indépenandant / novembre 200726.11.2007 | 01H34

GUERRE D’ALGERIE : AU PIED DU MUR !  

Un mur, des noms, des milliers de noms. Des noms à consonances françaises, juives, arabes, espagnoles. Des noms de pied-noirs. Des noms de harkis. Plus de 2 000 patronymes couchés et gravés dans la pierre, exhumés de l’oubli de la guerre d’Algérie et aujourd’hui immortalisés sur le mur d’une ancienne prison-couvent de Perpignan… Malgré la polémique née autour de cette initiative initiée par le cercle algérianiste de Perpignan, près de 5 000 personnes se sont réunies et recueillies ce week-end à Perpignan sur ce mur des disparus très officiellement destiné à faire perdurer la mémoire.

Jean-Luc BobinL’Indépenandant / novembre 2007

Liste de 3192 personnes disparues en Algérie à partir de fiches établies par le CICR (Comité international de la Croix Rouge).



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                                                      Photo de Michel Journau du cercle algérianiste des PO

Discours de Mme Suzy Simon Nicaise  (cliquez)

Allocution de Monsieur Alain MARLEIX (cliquez)

                                                pochoirfrise104.jpg Accueil - L'indépendant.com 

Mur des Disparus : recueillement à Perpignan

Cher papa. Je me souviendrai toujours de cette journée du 20 juin 1962. J’avais dix ans, tu en avais quarante… »
Cher papa : deux mots simples brisent le silence. Restent suspendus dans l’air, malgré les efforts d’une tramontane prête à les emporter au loin. Ébranlent ces corps jusque-là drapés dans une dignité douloureuse. Et finissent par distordre ces visages, qui s’étaient pourtant promis rester  forts  

 L’histoire de ce petit garçon, écrivant à cette ombre qui a pour nom papa, c’est la      leur.  Celle de leur propre père, de leur mère. De leur grand-père ou de leur femme. De leur   oncle, cousine, ami, fiancé. L’histoire de ce bout de leur vie dont ils se sentent amputés… « Nous ne saurons jamais si tu es mort, où, et comment, et si tu as souffert ! » La voix se brise derrière le LE MUR : Recueillement à Perpignan dans les disparus 20071203murjlgperpignanmicro. Les larmes débordent des lunettes noires. Et même sous les couvertures de survie, seules taches d’or dans un océan de grisaille, on distingue clairement les reliefs que forment ces mains qui se serrent.
« Je m’étais promis de ne pas pleurer »

« Juin 1962… novembre 1956… avril 1962… printemps 1957… juillet 1962… »

La litanie semble ne pas avoir de fin. Noms. Lieux. Dates. Âges. Pris au hasard d’une liste tissée de drames. Évocation de fantômes qui font tressaillir ceux qui n’ont cessé de penser à eux depuis quarante-cinq ans.
Il est temps, semblent dire les sanglots silencieux. Il est temps de pouvoir dire au revoir à autre chose qu’à un souvenir.

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Sur son fauteuil, poussé doucement par sa femme, Boris répète, inlassablement. « Pour rien au monde… Pour rien au monde… ». Pour rien au monde, il n’aurait manqué ce rendez-vous. Depuis que la maladie lui a fait élire ce fauteuil pour assise permanente, c’est son premier voyage. Un voyage de Lyon à Perpignan, dit-il. Ce qu’il ne dit pas, c’est que son voyage, il le poursuit jusqu’en Algérie, sur la route du souvenir. À l’époque où Boris courait sur d’autres rivages. « Aujourd’hui, j’aurais voulu être sur mes deux jambes. J’aurais dû être sur mes deux jambes », assène-t-il, comme pour dire qu’il s’est passé trop de temps.Josette a passé son doigt sur ce nom. Martinez. Comme pour le graver dans sa chair. Et son doigt s’est mis à trembler. Le tremblement a gagné tout son corps. « Je m’étais promis de ne pas pleurer », articule sa bouche derrière un rideau de larmes. Son père avait l’intention de rester. On lui avait dit qu’il pouvait rester. « Mais ils n’ont pas voulu de lui… » « Aujourd’hui,  j’enterre mon père… »                                                           

Viviane est pétrifiée. Vivianedscn1113 dans LIEUX et SITES n’est que larmes. Elle avait 17 ans, le jour où elle a vu son père pour la dernière fois. « Aujourd’hui, j’assiste enfin à son enterrement ». Elle voudrait dire autre chose, Viviane la Marseillaise. Elle voudrait dire l’indicible. Et c’est dans un seul souffle qu’elle finit par dire comment sa quête de quarante-deux années a brutalement pris fin : « Le quai d’Orsay a fini par m’envoyer le rapport de la Croix-Rouge, sans un mot  d’explication   sans précautions. Froidement.isant que mon père a été égorgé et jeté dans le four d’un hammam… » Viviane s’écroule dans les bras d’Élise. Des larmes plein les yeux, Elise n’est pas seulement venue soutenir une amie. Élise est venue, comme elle dit, reprendre son identité. « J’avais quatre ans. Avec mon père, c’est mon enfance qu’on a volée. C’est mon identité qu’on a enterrée, pendant quarante-cinq ans « . Élise, elle aussi, a reçu le rapport de la Croix-Rouge. Son père aurait été vu vivant, un mois après sa disparition. « Et qu’est-ce qu’elle a fait pour lui, l’armée ? Hein, qu’est-ce qu’elle a fait ? »Dans ce petit bout de Perpignan, les yeux rougis par trop de larmes le disputent aux colonnes vertébrales raides de trop de pudeur.
Une pudeur que partagent Mohamed et Kader, venus simplement dire merci au nom de tous les harkis sans nom et sans sépulture. « Il ne faut pas oublier qu’on a été oubliés, disent-ils. Les harkis qui ont été honteusement abandonnés, c’étaient nos frères et nos soeurs ».  

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Leurs frères et leurs soeurs. Les pères de Josette, de Viviane, d’Élise. L’oncle de Christiane, qui a disparu en revenant de l’enterrement de sa propre soeur. Les enfants sans parents, et les parents sans passé.

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Barbara Gorrand

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Quelques images de cette journée si émouvante

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Voici Josette Gonzales, son père , comme le rapella dans son discours  Suzy Simon Nicaise, c’était le forgeron , celui qui refusait de quitter son pays , et qui un matin, ce  6 juillet  1962 a quitté Misserghin pour aller faire des courses à Oran , on ne l’a jamais revu. Il laissait seuls une femme ( ma tante) , un fils de  11 mois et deux filles.   Josette est une des trois personnes qui ont dévoilé le monument, avec un harki et un militare.Regardez la  bien, ce port de tête droit , cette dignité dans la souffrance. Depuis  trois ans, c ‘est elle qui a accueilli les familles de disparus , les a fait raconter leur histoire.Elle en a vu des dossiers et des dossiers de disparus , des familles  a  jamais déchirées  par cette  absence.

Merci Alexandra pour m’avoir transmis ces précisions et exprime notre reconnaissance à ta tante qui s’est tellement dévouée./                                pelotondelalgion.jpg                                         dscf0979.jpg                                     dscf0984.jpgdscf0986.jpg                                       dscn1103.jpg dscn1118.jpg                                                    devantlemur3.jpglafouleaprslacrmonie.jpgdscn1095.jpgLa Légion  pendant l’Interpréation de  « C’est Nous Les Africains  «   repris  en choeur  par toute la salle debout ( 900 personnes )dscn1106.jpgHier, à Perpignan, les chemins de la douleur ont fini par croiser la longue route du souvenir.
(Barbara Gorrand)
  

DIAPORAMA                                                     

 Jean Louis Granier -webmaster du site « Bab el Oued Story »- a mis à disposition un diaporama de l’évènement.

Merci !  .
disparus
 

pochoirfrise104.jpg

 

Renseignements pour les visites

Cercle algérianiste des Pyrénées-Orientales
52 rue maréchal Foch – 66000 PERPIGNAN
Tel : 04 68 35 51 09
cerclealgerianistedespo@club-internet.fr
Permanence téléphonique : mardi et mercredi après-midi de 14h30 à 18h30



Cercle Algérianiste des Pyrénées Orientales – Association culturelle des Français d’Afrique du Nord
52, rue Maréchal Foch – 66000 PERPIGNAN – Tél : 04.68.35.51.09 – cerclealgerianistedespo@club-internet.fr

           retour fleche_064                                                                                                       images.jpg

Le mur des disparus en Algérie

Posté : 25 novembre, 2007 @ 3:50 dans les disparus, LIEUX et SITES | 3 commentaires »

Le mur des disparus en Algérie

Enregistré dans : lieux, les disparus – 29 octobre, 2007 @ 18:54 Editer

Le mur des disparus en Algérie dans les disparus mur_1

Source: communisation du Cercle Algériniste de Perpignan

pochoirfrise104.jpg


Il sera édifié à la mémoire de toutes les personnes disparues en Algérie entre le 1er novembre 1954 et la fin de l’année 1963.

PERPIGNAN
(Jardin Mère Antigo Couvent Sainte-Claire)

Y seront inscrits les noms connus (environ 3000) des personnes disparues sans distinction de sexe, d’âge, d’origine ou de confession.

Le mur des disparus (Simulation)

mur4 dans LIEUX et SITES

2 grands espaces seront symboliquement laissés ‘’vides ». Ils ne porteront qu’une épitaphe à la mémoire des milliers de harkis eteuropéens disparus pour lesquels aucune liste nominative n’a jamais pu être établie.
mur8
Le Mur des disparus (Détail)
Haut relief et plaques latérales « vides »

Les objectifs du Mémorial :

Permettre aux familles qui n’ont eu ni corps ni sépulture de se recueillir devant le nom de l’être cher disparu. 

Plaques latérales comportant les noms (bronze)
Au nombre de 10, seuls les noms des personnes disparues seront inscrits sur ces
plaques et non pas ceux des personnes enlevées qu’elles aient été retrouvées mortes ou en vie.                                                                                                                                   

                                                                                                                           

Participer à la transmission de la mémoire et de l’enseignement de la guerre d’Algérie, en témoignant de l’injustice de ce drame savamment occulté et si souvent ignoré.

Ce 25 novembre, 45 ans après le drame
mur7les familles pourront enfin faire ce geste !

pochoirfrise104.jpg 

MEMORIAL DES DISPARUS EN ALGERIE (1954 – 1963)

Présidente du Cercle algérianiste de Perpignan, Suzy Simon-Nicaise répond aux questions de Perpignan Magazine.

  • P-M : Le 25 novembre prochain, un Mur des disparus sera inauguré dans l’enceinte de l’ancien couvent des Clarisses de Perpignan. Ce sera le premier du genre en France. A ce propos, vous déclarez que sa création touche à un des tabous majeurs de la guerre d’Algérie. C’est-à-dire ?

S. S-N : Un des articles des Accords d’Evian signés le 18 mars 1962 prévoyait le cessez-le-feu. Or, nous considérons que ces accords n’ont pas été respectés puisque une vaste campagne a aussitôt été lancée pour terroriser la populationeuropéenne et la faire fuir. C’est à cette période que s’amplifie l’usage de la célèbre expression « la valise ou le cercueil ». Au contraire, les Accords d’Evian prévoyaient un délai de trois ans pour permettre aux Européens de faire leur choix entre rester ou partir. Or, le problème des disparitions intervient essentiellement après le 19 mars.

Les 3 000 noms qui figureront sur ce Mur des Disparus sont ceux des personnes de toutes confessions, dont le corps n’a jamais été retrouvé ni rendu à leurs familles, parmi lesquels près de 400 appelés du contingent.Pour les Harkis, c’est bien plus compliqué car, pour la majorité, leurs identités ne sont pas connues. Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il était temps que la France reconnaisse officiellement le drame de ces Disparus par la création d’un monument mentionnant leurs noms. Nous avons juste anticipé cette volonté.

  • P-M : Vous avez en projet pour 2008 d’ouvrir également à Perpignan un Centre de Documentation de la présence française en Algérie. Quelle sera sa vocation ?

S. S-N : Le Conservatoire de la Mémoire que nous souhaitons, avec la Ville, installer à Perpignan est le prolongement de l’actuel musée que nous gérons rue Foch. Ce futur centre a pour vocation de laisser une trace de ces générations qui, pendant cent trente deux ans, sont liés à l’histoire de l’Algérie. Ne serait-ce que pour leurs descendants et aussi pour les chercheurs. Dans tous les cas, nous n’avons pas l’intention de tirer un trait définitif sur cette partie de l’histoire de France. Nous n’avons pas vocation à devenir amnésiques en reniant notre propre histoire.

  • P-M : Ces différents projets suscitent la controverse et des opposants s’élèvent contre ce qu’ils présentent comme un « musée à la gloire de la colonisation ». Quel est votre sentiment vis-à-vis de cette opposition ?

S. S-N : Le problème de cette opposition systématique à nos projets relève en réalité de ce qui pourrait se définir comme un négationnisme du drame pied-noir. Il n’y a en face de nous que des a priori idéologiques qui cherchent à réduire la présence française en Algérie aux événements qui se sont déroulés de 1954 à 1962.

  • P-M : Visiblement inspiré par plusieurs philosophes français contemporains comme André Glucksman ou Pascal Bruckner, auteur de l’ouvrage « Le sanglot de l’homme blanc (tiers monde, culpabilité, haine de soi) », le nouveau président de la République a déclaré vouloir tourner le dos à la repentance. Qu’en pensez-vous ?

S. S-N : J’approuve les déclarations du nouveau président de la République qui, dans les courriers qu’il nous a notamment adressés, a indiqué que, non seulement il n’était plus question de repentance, mais qu’il avait la ferme volonté de maintenir la date du 5 décembre comme date officielle de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie. Et pas la date du 19 mars qui représentera toujours, à nos yeux, le début des exactions et des disparitions massives. Même si pour les appelés du contingent, le 19 mars correspond à la fin de leur mobilisation.

Propos recueillis par Philippe                                

A suivre l’inauguration du MUR (cliquez)                                           

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2 commentaires »

    Bonjour.
    Je constate que le devoir de, se souvenir, ne pas oublier, perpétuer le souvenir, d?avoir un idéal n?est pas bien vu, par une certaine frange de la population?Commentaire par Patos83 — 27 novembre, 2007 @ 6:38 |Modifier-->

  1. Patos83 Patos83
    le http://mdame.unblog.fr/2007/10/29/le-mur-des-disparus-dalgerie/#comment-138 Editer
    Bonjour.
    Je constate que le devoir de, se souvenir, ne pas oublier, perpétuer le souvenir, d?avoir un idéal n?est pas bien vu, par une certaine frange de la population?Bonjour Mdame. Vous faites un travail formidable pour notre mémoire, plus que les autres. Nous apprécions beaucoup vos articles ; vous souhaitons “bon courage” et vous en remercions. Amicalement. Jocelyne.EstèveCommentaire par Joselyne Esteve — 10 octobre, 2007 @ 7:38 |Modifier
  2. -->

  3. Joselyne Esteve Joselyne Esteve
    le http://mdame.unblog.fr/2007/10/29/le-mur-des-disparus-dalgerie/#comment-118 Editer
    Bonjour Mdame. Vous faites un travail formidable pour notre mémoire, plus que les autres. Nous apprécions beaucoup vos articles ; vous souhaitons « bon courage » et vous en remercions. Amicalement. Jocelyne.Estève

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Les victimes sont-elles au Petit Lac ?

Posté : 30 septembre, 2007 @ 4:42 dans les disparus, LIEUX et SITES | 4 commentaires »

Les corps des victimes du 5 juillet 1962

sont-ils enfouis au Petit Lac ?

                         lepetitlac1.jpg

 Il reste à éclaircir la présence réelle ou non des corps des victimes du 5 juillet 1962 jetées en ce lieu et recouvertes à l’aide de bulldozers dans les jours qui ont suivis le massacre.  L’articles de l’Echo d’Oran du 21 juillet permet de le supposer

    echoran19620708017.jpg 

La décharge avant l’assainissement

 echoran1962079.jpg

                                            

 Les habitants de Victor Hugo et autres quartiers limitrophes se plaignent d’une puanteur insoutenable venant du Petit Lac.  

« Ce jour, je cite de mémoire, il a été procédé à l’assainissement et à l’assèchement des lieux à l’aide de bulldozers » (photos à l’appuiechoran19620711.jpg

  Que s’est-il passé ? Les corps ont-ils été recouverts ? Je pencherais pour cette hypothèse bien que dans l’article les autorités s’en défendent … Cependant lors d’une conférence au Sénat, un haut gradé de l’aviation nous a assuré qu’il existait des photos prises par hélicoptère, par l’armée française et témoignant de cette action. 

 Je n’ai pu à ce jour obtenir ces documents                        

D’autre part certaines sources algériennes proches du FLN affirment que tous les corps qui s’y trouvaient ont été transportés à la morgue avant l’assainissement effectué le 21 juillet 1962. Aucune trace écrite de ce transfert ne le confirme.  

Je clos aujourd’hui ce triste dossier et vous parlerai prochainement du rappatriement des corps voulu par les uns, refusé par les autres et des raisons invoquées

              retour Les victimes sont-elles au Petit Lac ? dans les disparus fleche_064                                      

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Notre-Dame des Pieds-Noirs . Connaissez-vous ?

Posté : 20 juin, 2007 @ 10:53 dans LIEUX et SITES | 17 commentaires »

  J’ai reçu, à ma grande surprise, ce document d’un visiteur de mon blog

Il existe une chapelle des Pieds-Noirs près du Domaine de Font-Blanche sur la route qui mène à « Nôtre Dame de Julhans », près de la Ciotat et Roquefort la Bédoule.

La voici

Notre-Dame des Pieds-Noirs . Connaissez-vous ?  dans LIEUX et SITES docphoto200091.jpg

photo200101.jpg

photo200133.jpg

J’ignore l’origine de cette chapelle mais les Pieds-noirs, nombreux dans cette région, se renseigneront sûrement et nous communiqueront le résultat de leurs recherches. Je les en remercie par avance.

Voici peut-être qui les aidera  doc dans LIEUX et SITES doc6.doc

 Le coin se prête à une merveilleuse randonnée, le parcours est très fleuri.

Jugez-en vous-mêmes photo20043.jpg

photo20045.jpg photo20098.jpg

photo200291.jpg

au loin, l’autoroute Toulon-Marseille

photo20078.jpg

Bonne promenade !

M’dame

                                 retour fleche_064             

                                                    

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