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INTERVENTION DES PARTICIPANTS

Posté : 19 décembre, 2009 @ 2:19 dans les disparus | 2 commentaires »

Afin de vous présenter une synthèse de ce qui a été dit, nous avons opté pour une présentation thématique en fonction des attentes exprimées par les Français rapatriés dans les différents documents remis depuis l’élection présidentielle aux candidats, puis au Chef de l’Etat, à son gouvernement et aux instances officielles en charges du dialogue Etat/Rapatriés (Présidence de la République, Cabinet du Premier Ministre, MIR et HCR). Nous tenons à souligner le caractère unanime des différentes demandes exprimées par les participants concernant les attentes des Français rapatriés. Les quelques points de divergence ne portent principalement que sur le fonctionnement et l’organisation du dialogue Etat/Rapatriés.

Reconnaissance de la Vérité historique

M. Hubert FALCO pense que la Fondation de la Mémoire devrait répondre à cette attente

- Les intervenants unanimes ont demandé à l’Etat d’affirmer publiquement son refus de toute forme de « repentance » sur la présence française en Algérie et dans ses colonies. La France n’a pas à rougir de son oeuvre en Algérie. Elle doit en être fière, même si, comme toute une oeuvre humaine, elle n’a pas été parfaite.

19 mars 1962
M. Hubert FALCO confirme que la date officielle de commémoration est le 5 décembre

- Les intervenants unanimes ont demandé que l’Etat ne s’associe en aucune manière aux cérémonies du 19 mars. L’Armée, les Préfets, les maires et d’une façon générale les élus ne doivent pas se rendre aux commémorations et événements célébrant cette date qui marque le début de leur drame.

Reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans les drames ayant suivi le 19 mars 1962
M. Hubert FALCO a pris note de la demande des associations.

- l’intervention de Jeune Pied-Noir a été essentiellement centrée sur la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat dans les drames vécus par les Harkis, les Pieds-noirs et leurs amis, après le 19 mars 1962. Comme lors de la réunion du 22 septembre 1995, JPN a demandé à M. Hubert FALCO de bien vouloir remettre le message (cf. pièce jointe) au Président de la République. Cette demande est celle de 200 associations et amicales et de plus de 16.000 Français ayant signé la pétition.Voir le texte du Message remis à M. Hubert FALCO pour le Président de la République ainsi que le message du 22 septembre 1995 voir la rubrique RECONNAISSANCE.

Disparus en Afrique du Nord – 1952-1964
M. Hubert FALCO estime que ce problème douleur doit être traîté en priorité

- C’est une des préoccupations majeures des intervenants : ouverture des archives aux familles, reconnaissance de la vérité des drames vécus.

Attribution de la mention « Morts pour la France »
M. Hubert FALCO pense possible la généralisation de cette attribution
.

- Les intervenants ont demandé l’attribution de la mention « Morts pour la France », en reconnaissant officielle de la réalité de leur sacrifice, à toutes les victimes du terrorisme du FLN et de la répression française ayant suivi le 19 mars 1962.
- Ils ont demandé d’édification d’un Monument aux Morts sur lequel apparaîtrait les noms des TOUS les Français d’Outre-mer morts pour la France. Ce projet est à étudier avec la demande d’édification d’un mémorial spécique au massacre de 150.000 Harkis après le 19 mars 1962. Proposition de JPN : création, en attendant l’édification de ce monument national, d’un Mémorial virtuel sur Internet identique à celui déjà créé pour les morts des grandes guerres de 1914-18, 1939-45 et pour la guerre d’Indochine et d’Algérie.
- Les participants ont souligné que l’actuel Chef de l’Etat n’a jamais présidé une cérémonie du 5 décembre ou du 25 septembre. Il n’y a d’ailleurs jamais assisté auparavant dans ses autres fonctions. Sa présence à une de ces cérémonies serait perçue comme un signe d’égard et d’attention envers les familles des victimes et d’une façon plus générale envers l’ensemble de la communauté rapatriée.
- Indemnisation des pupilles de la Nation et orphelins de guerre reste un problème d’actualité. Les participants demandent que leurs Associations soient représentées dans les commissions officielles traitant ce sujet.

Fermeture ou non de l’ANIFOM ?
M. Hubert FALCO annonce le maintien de l’ANIFOM

- Toute personne qui appellait il y a quelques mois l’ANIFOM s’entendait dire par les derniers fonctionnaires de cette institution, que celle-ci n’existerait plus en 2010. Grâce à votre réaction, suite à la pétition lancée par JPN, la date fatitide de fermeture de l’ANIFOM de juin 2009 a été décalée. Il faut bien comprendre que la fermeture de l’ANIFOM signifiquerait que l’Etat ne veut plus d’aucune loi « rapatriés » puisque l’outil d’application serait désormais inexistant. M. Hubert FALCO a confirmé lors de la réunion le maintien de l’ANIFOM.Voir la rubrique ANIFOM de notre site.

Cimetières français en Algérie
M. Hubert est conscient de l’importance du problème et des difficultés rencontrées
.

- Les intervenants on demandé à l’Etat d’agir vite sur ce dossier. Un mémoire établi par les Associations a été remis à M.Falco. Il présente un bilan particulièrement douloureux et catastrophique. JPN propose deux initiatives qui permettraient d’assurer rapidement l’entretien des cimetières en Algérie et la sauvegarde, en France, de la mémoire des Français morts en Algérie et outre-mer.1) – La réactivation des jumelages réalisés de 1956 à 1960 entre plus de 1000 villes de France et de l’Algérie française. Ces jumelages, alors organisés par le MNEL (Mouvement National des Elus locaux), avaient permis au moment de l’exode de 1962 l’accueillir une partie des oeuvres d’art et les Monuments aux Morts de certaines villes d’Algérie (par exemple, celui d’Oran à Lyon, de Mostaganem à Bordeaux, etc…) et de faciliter l’accueil des familles rapatriés. Les villes de France, désormais jumelées avec les associations de rapatriés représentant les villes de l’Algérie française, prendraient en charge (aidées par l’Etat et l’Association concernée) l’entretien du cimetière de la ville de l’Algérie.
2) La sauvegarde de la mémoire des « Morts pour la France » des villes d’Algérie durant la présence française, par leur inscription nominative sur le Monument aux morts de la ville métropolitaine. Ainsi pourra se perpétuer, en France, la mémoire des Français d’AFN et d’outre-mer « Morts pour la France » durant toutes les guerres.

Campagne de dénigrement des Français d’Algérie
M. Hubert FALCO s’engage à veiller au respect des Français rapatriés

- Les intervenants ont rappelé la multiplication des aggressions sur les chaînes publiques de télévision et par les films contre la communauté des Français d’Algérie. Ils demandent au gouvernement d’intervenir pour que cessent ces attaques, souvent odieuses, et qu’un droit de réponse leur soit accordé. L’Etat français n’a pas à financer les films ouvertement anti-français comme le prochain film que prépare le réalisateur d’INDIGENES.

Réparation et indemnisation
M. Hubert FALCO prend note de cette demande importante des Français rapatriés

- L’Etat français étant responsable de l’exode des Français rapatriés du fait de sa politique, le principe de réparation des préjudices moraux subis doit être appliqué.
- L’indemnisation des spoliations matérielles subies par Français rapatriés du fait de la politique de l’Etat français est estimation à 56% selon l’ANIFOM et à 35% selon le GNPI. Quel que soit le montant réel de cette indemnisation, son solde doit être conforme aux principes de la République française et aux Droits de l’Homme. Les intervenants demandent l’application de l’Article XVII de la Déclaration de 1789, préambule de la Constitution française et le vote rapide d’une loi définitive de réparation et d’indemnisation.

Organisation du dialogue Etat/Rapatriés
M. Xavier DELARUE confirme le maintien provisoire de la MIR

- A la demande de savoir qu’elle est la nouvelle organisation SEDAC/MIR, M. Xavier Delarue a précisé que la MIR était actuellement maintenue et qu’elle dépendait du SEDAC. Certains intervenants se sont curieusement félicités du « travail » du Président de la MIR. JPN a confirmé sa demande le démission de M. Renaud Bachy dont les Français rapatriés attendent toujours le bilan. Car quel est ce bilan ? En deux ans et demi de présence, le Président de la MIR a à son actif : l’échec du plan emplois/formation pour les enfants de Harkis; une absence totale de communication (un seul numéro du bulletin « Réponse rapatriés » en deux ans dont le contenu a entraîné la demande de démission de M. Bachy par M. Boussad Azni alors conseiller de M. Bockel et vice-président du HCR !); des sites Internet MIR et HCR jamais mis à jour ; 13 démissions d’un HCR sans moyens; un HCR qui ne fonctionne pas faute de moyens dépendant de la MIR (alors que le premier HCR avec M.Dubourdieu et M.Alain Vauthier avait parfaitement fonctionné pour conduire à la loi du 23 février 2005, ce qui prouve que ce ne sont pas les institutions qui sont responsables des échecs actuels mais ceux qui dirigent ces instances); des dossiers qui n’avancent pas : Fondation de la Mémoire, emploi pour les Harkis,…; ou qui échouent : Mémorial de Marseille, engagements du candidat N. Sarkozy, etc… Devant un tel bilan, JPN demande le renouvellement complet des équipes gouvernementales. Après le départ pour des raisons professionnelles, de M.Erard Corbin de Mangoux (remplacé par M. Maxime Tandonnet), de M. Eric Etienne (remplacé par Mme Mathilde Lignot-Leloup ) et l’arrivée de Mme Odile Froument, M.Renaud Bachy (en poste auprès des « Rapatriés » depuis 1994 !) reste le seul haut fonctionnaire présent de l’équipe mise en palce en 2007 !

Fondation de la Mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.
M. Hubert FALCO annonce la création prochaine de cette Fondation prévue par la loi du 23 février 2005

- Les intervenants restent septiques quant à la finalité de cette Fondation (annoncée pour 2008 par M. François Fillon dans son discours du 25 septembre 2007 !) en gestation depuis plus de 4 ans sans que les Associations et le HCR ne soient impliqués. Ils attendent d’en connaître les statuts et le mode de fonctionnement pour exprimer leur avis. Un dossier brillamment suivi par la MIR !

Mémorial de la France d’Outre-mer
M. Hubert FALCO souhaite la reprise de ce projet.

- Un projet qui date de 1984 et dont l’historique constitue, malheureusement pour les Rapatriés, une des plus belles histoires comiques marseillaises. Le projet d’édification du Mémorial au Parc Chanot, sur un terrain et avec un budget pourtant alloués, a été arrêté, sans explication et de sa seule initiative, par le maire de Marseille, Jean-Claude GAUDIN. Ceci sans aucune réaction de la MIR et du HCR, partenaires du projet ! Les intervenants demandent la reprise du projet et son transfert vers une ville plus accueillante, comme Aix-en-Provence par exemple.

2012 : 50e anniversaire de l’exode des Français d’Algérie
Demande formulée à M. Xavier DELARUE

- JPN a demandé qu’une commission soit créée très rapidement pour aborder la commémoration, au niveau national, du 50e anniversaire de l’exode des Français d’Algérie. C’est maintenant, en effet, qu’il faut étudier les projets susceptibles d’être réalisés en collaboration avec les villes d’accueil.

Albert CAMUS au Panthéon
Une signification à préciser

- Les prises de position des intervenants varient selon les interprétations faites de cette annonce qui n’est pas encore une réalité, puisque la famille d’Albert Camus, n’a pas encore, semble-t-il, donné son accord. La question se pose de savoir comment l’oeuvre littéraire et la vie de ce petit pied-noir, pauvre (mais heureux), que symbolise Albert CAMUS, vont être présentées. En quoi est-il un symbole des valeurs républicaines associées au Panthéon ? Pour JPN, si le Chef de l’Etat veut honorer les Français d’Algérie, ne faut-il pas aussi y associer la composante d’orgine arabe de notre communauté ? Le Bachaga Saïd Boualam, officier et député français, Grand croix de la Légion d’Honneur, vice-président de l’Assemblée nationale (1958-62), n’est-il pas à ce titre le symbole des sacrifices des Français musulmans pour la France ? L’entrée simultanée au Panthéon d’Albert Camus et du Bachaga Boualam aurait alors une valeur symbolique forte de la reconnaissance de la France à l’adhésion des Français d’Algérie aux valeurs républicaines.

Le Président de la république doit tenir ses engagements envers les Français rapatriés : Harkis et Pied-noirs
Une demande unanime !

- C’est le voeu final de tous les intervenants qui soulignent qu’une partie importante de l’électorat « rapatriés » s’est portée sur le candidat Nicolas Sarkozy à la suite de ses engagements écrits et oraux de mars et avril 2007. L’absence de signes forts de sa part avant les prochaines élections régionales risque d’entraîner un nouveau basculement de nos compatriotes déçus dans leurs légitimes attentes.

********************** CONCLUSION PROVISOIRE ************************

Après la rupture du dialogue Etat/Rapatriés due au disfonctionnement de la MIR et du HCR, cette réunion informelle a été perçue comme positive par tous les participants. JPN demande que soit rapidement officialisé le mode de dialogue Etat/Rapatriés et que soient créées les commissions de travail sur les sujets précédemment évoqués. Pour remplacer la MIR et le HCR, JPN a proposé au SEDAC la création d’une nouvelle Instance basée sur le modèle plus opérationnel et plus efficace du Haut Conseil à l’Intégration.Jeune Pied-Noir a essayé de vous informer rapidement et de façon synthétique de cette importante réunion. Vos remarques et suggestions constructives sont les bienvenues. Pour faciliter nos échanges, nous vous remercions de vous identifier (nom, adresse, N° de téléphone) et de préciser à quel(s) titre(s) vous intervenez (responsable associatif, adhérent, sympatisant etc…). Merci.Bernard COLL – Secrétaire général de JPN
01 69 41 01 12 – 06 80 21 78 54

Les victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie inscrites sur un monument aux morts à Paris

Posté : 6 décembre, 2009 @ 12:52 dans les disparus | 3 commentaires »

Rencontre des Associations de Français Rapatriés « pieds-noirs » avec
M. Hubert FALCO

Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants (et aux Rapatriés)

 30 novembre 2009

Le 30 novembre 2009, M. Hubert FALCO, Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants a rencontré, au cours d’une réunion de travail de deux heures, douze représentants de la communauté des Français rapatriés d’origine « pieds-noirs ». Cette réunion avait pour objet, suite à la réunion avec des représentants de la communauté « harkie » qui s’était tenue le 14 octobre, de permettre à M. Hubert FALCO de se faire une opinion personnelle des principales attentes des Français rapatriés.

Les douzes intervenants (Mmes Nicole Ferrandis-Delvarre et Andrée Montero, MM. Gilles Bonnier, Bernard Coll, Michel Levy, Philippe Nouvion, Claude Poli, Gérard Rosenzweig, Yves Sainsot, Jean-Paul Spina, Jean-Félix Vallat, J-P Séroin) ont repris de façon claire et détaillée les attentes de nos compatriotes exprimées dans les différentes chartes, motions, lettres et messages diffusés lors de l’élection présidentielle. Nous reviendrons prochainement sur les premières annonces qui pourraient être faites par le gouvernement pour respecter les engagements du Président de la République pris lors de la campagne présidentielle.

                                               Intervention des participants cliquez

    retour Les victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie inscrites sur un monument aux morts à Paris dans les disparus fleche_064              

       

        images.jpg       

Et ce fut le massacre du 5 juillet 1962

Posté : 28 mai, 2008 @ 2:41 dans les disparus | 4 commentaires »

Les jours précédant le massacre

                                                Le 26 juin 1962

Des camions militaires français, équipés de haut-parleurs, sillonnent les rues des grandes villes en incitant les Européens à descendre dans la rue, le 5 juillet, pour célébrer l’indépendance de l’Algérie. Ils recommenceront les jours suivants. Sans aucu n succès car fin juin-début juillet les européens n’ont qu’une préoccupation : sauver leur vie et fuir.

Le 1er juillet 1962

Les Algériens votent OUI à 99.72% au référendum sur l’indépendance de l’Algérie Elle sera proclamée et effective le 5.

Ce jour-là le général de Larminat , Président de la Cour militaire de justice, qui juge « les soldats perdus » de l’OAS se suicide. En juin 1962, pourtant déjà à la retraite, il accepte – non sans réticence – de présider la « Cour Militaire de Justice » devant laquelle doivent comparaître les soldats et civils de l’OAS. Il met fin à ses jours avant la première audience.

                                                            pochoirfrise104.jpg

5 juillet 1962 (jour de l’indépendance)

A Alger, à la demande du FLN, la France amnistie tous les condamnés à mort ou à peine du FLN qu’elle détient.

A Paris le lieutenant Roger Degeldre, responsable des commandos Delta de l’OAS, , est fusillé au fort d’IVRY.

A Oran, comme partout, les français retranchés dans leurs quartiers étaient réduits depuis 3 mois à de bruyantes et inutiles manifestation d’attachement à l’Algérie Française, et de soutien à l’OAS qui, pensaient-ils, était leur seul et dernier rempart contre l’anéantissement.

Là encore pour les faire taire et malgré les accords d’Evian, l’armée qui, rappelons-le, n’inquiète plus le FLN depuis le 19 mars, a tiré sur les populations civiles. Bien que les commandos OAS aient déjà évacué Oran (depuis le 17 juin ), Katz s’attribuera de cette façon le score de plusieurs « commandos OAS » éliminés. En outre il s’amusera à relâcher, de nuit en plein quartier arabe, les raflés, dont des adolescents, après interrogatoires « poussés ».

Et pourtant tout ce qui arriva était prévisible sinon attendu. DE GAULLE avait même prédit une hécatombe .

Et ce fut le massacre du 5 juillet 1962 dans les disparus oct58

Katz écrit (avec raison pour une fois) dans sa note n°99 du 20 juin 62 adressée à ses chefs de corps : que les FAF « contribueront par leur présence à rétablir et développer la confiance entre les communautés et qu’elles seront en mesure d’intervenir pour porter secours en cas d’agression aux ressortissants se réclamant de la Nationalité Française«  fin de citation. *(1) 

—–Inutile de dire que cette note restera lettre morte et qu’elle fut contredite par des ordres stricts de non intervention la veille de l’indépendance.

Donc il ressort clairement de tout cela que la France était en droit d’intervenir pour protéger ses ressortissants selon les accords signés et en l’absence d’un protocole additionnel plus restrictif (puisque non signé du fait du FLN) au moins jusqu’à la fin des pouvoirs de l’exécutif provisoire, comme les délégués FLN l’écrivaient eux-mêmes au GPRA —–

C’est donc bien la France en la personne du Général De Gaulle (voir livre de Peyrefitte) qui unilatéralement n’a pas usé de ses prérogativesbandonnant aux massacres des citoyens français, européens et musulmans placés sous sa protection ce au moins juridiquement jusqu’au 27 septembre 62 où la clause de remise totale de souveraineté prévue par les accords d’Evian a été remplie (avec retard du fait de la lutte qui sera encore sanglante, pour le pouvoir) * (2)
—–Il est à remarquer que le sentiment de culpabilité fut tel, qu’on ne retrouve plus de traces d’ordre écrit de non intervention que cependant certains officiers dont le Lieutenant Khellif affirment avoir dû émarger la veille de l’indépendance *(3)

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 Pour les victimes françaises il est inconcevable qu’on s’en soit tenu au chiffre du Directeur FLN de l’hôpital d’Oran : 25 morts ! auquel l’Armée Française se réfère sans plus approfondir alors qu’au Consulat de France on déclarait 800 « disparus » dès les premiers jours *(4)

Aucune enquête sérieuse n’a été effectuée dans les quartiers Musulmans où les gens enlevés avaient été amenés et il y eut une complicité évidente entre les autorités militaires françaises et algériennes pour étouffer l’affaire dans le désordre et le chaos provoqués par l’exode des français d’Oranie.

p12-2

La provocation du 5 juillet avait bien abouti : faire avancer vers le Pouvoir l’Armée des frontières, sous prétexte de rétablir l’ordre, faire peur aux Français dans la ville la plus européenne d’Algérie ce qui correspondait aux vues du clan arabisant d’Oujda conduit par Boumédienne et Ben Bella qui faisaient d’une pierre deux coups avec leurs services spéciaux qui sont toujours au pouvoir en Algérie *(5).

d’après l’article de J-F Paya

                                                                   pochoirfrise104.jpg

Ce jour-là, à Oran surtout mais aussi dans le reste de l’Oranie et dans l’Algérois, 3000 pieds-noirs sont enlevés : 1617 sont assassinés, 856 libérés et 654 disparaissent à jamais puisque leur sort demeure à ce jour « incertain ».

Pourtant l’armée française était présente tout près des lieux du massacre Voici la carte indiquant les cantonnements des militaires français le 5 juillet

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Oran 1962 – d’après Guy Pervillé, Atlas de la guerre d’Algérie (éd. autrement 2003)

Sur ce cliché, des pieds-noirs libérés des geôles algeriennes, plusieurs mois apres l’indépendance

Camp de prisonniers français de l’ALN près d’Oran. Photo prise par l’aviation française : Les autorités savaient donc où se trouvaient les survivants, pourquoi avoir attendu pour les faire libérer. Juridiquement, d’après les accords d’Evian, les autorités françaises en avaient le droit jusqu’au 27 septembre 62 où la clause de remise totale de souveraineté a été remplie

Ces exactions se déroulent sous les yeux de l’armée française qui garde l’arme au pied : la troupe est consignée dans ses casernes. Or elle avait mission de veiller à la sécurité des Français. Les jours précédents, elle sillonnait le ville en diffusant des messages dans les hauts-parleurs afin de rassurer la population sur le mode « Ne craignez rien, nous sommes là

Le général Katz, commandant en chef pour le secteur, la fera sortir quand le pire sera passé. Son attitude sera justifiée, outre son mépris pour les pieds-noirs, par une obéissance absolue aux ordres. En l’espèce : ne pas porter atteinte à la souveraineté algérienne.

Pour ce faits d’armes Katz sera cité à l’ordre de l’armée pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignitél’autorité légale et l’ordre public ».

Longtemps après, il dégagera encore sa responsabilité dans ce massacre de civils en assurant que le maintien de l’ordre lui avait été retiré pour être confié au tout nouveau préfet algérien, en évoquant des problèmes de liaisons téléphoniques, en minimisant les pertes et en suggérant que« les Européens n’avaient qu’à se barricader chez eux ! » Cette journée sanglante accélèrera l’exode massif des pieds-noirs et vaincra les hésitations de ceux qui envisageaient de rester dans la nouvelle Algérie.

Etrange situation historique où l’on en veut moins au tueur qu’à celui qui n’a rien fait pour l’empêcher de tuer. Moins important et moins connu que le lâche abandon des harkis par la France, décision politique d’un déshonneur absolu qui demeurera une tache sur notre histoire, ce « détail » de l’épilogue de la guerre d’Algérie vient de faire l’objet d’une enquête historique fouillée, sereine mais implacable, basée sur les archives inédites du 2ème Bureau, de la gendarmerie, de la Croix-Rouge ainsi que sur des témoignages des protagonistes 

D’après : La tragédie dissimulée. Oran, 5 juillet 1962 de Jean Monneret.

Les autorités françaises après le 5 juillet savaient où se trouvaient les rescapés du massacre pour preuve le communqué trouvé dans les Archives par M.Monneret

Bulletin de Renseignement n° 988

Le Bulletin de Renseignement n° 988 cote 1 h 3077 signé du chef d’escadron Coadic, chef du Deuxième Bureau du CA montre que le Deuxième Bureau (il convient ici de préciser de l’armée française) n’ignore rien de la situation et donne le 16 mai 1962 la liste des lieux où sont détenus des Européens dans les quartiers musulmans de l’agglomération oranaise. Elle est assez vaste. Outre le local de la rue du Génééral-de-Brossard à Victor-Hugo, il y a une école rue de Guelma, le centre social du Petit-Lac, ainsi que les établissements Picard (sans doute désaffectés) et la SAU où officiait Attou. Il en va de même à la cité des Quatre-Chemins où une prison clandestine se trouve dans la rue n° 7 à un lieu-dit: Les Abattoirs. Toujours à Victor-Hugo, un autre lieu de détention a été repéré par les services français. Dans le sous-secteur sud, ils ont également reçu des informations sur la maison Miloud sise au 3 ou au 5 de la rue du Général-Mangin. D’autres prisons improvisées sont situées rue des Mille-et-Une-Nuits à Médioni et rue des Amandiers. L’ancien commissariat de police du IXe arrondissement, avenue de Valmy est également affecté aux interrogatoires et à la détention des pieds-noirs enlevés. Un lieu d’incarcération est indiqué (sans précision) à Sananès. Dans le secteur sud-ouest, près du stade Monréal, un lieu semblable a été signalé, au 20, rue Alfred Roques. Le faubourg de Chollet est également cité. Dans le sous-secteur centre, qui correspond au quartier musulman de la Ville-Nouvelle, on connaît des centres d’interrogatoires, au 135, rue Clauzel dans un ancien lupanar. Il y en a également à la Médersa, place Sidi-Bilal, au 35, rue du Bey-Mohammed, lieu où siègent les responsables de l’ALN d’Oran, 3, place de la Liberté et au 4, rue Saint-Grégoire, dans le quartier Saint-Antoine. Dans le sous-secteur nord-ouest, un bureau FLN fonctionne à l’école Sediman, place de la Perle. Ce secteur correspond au quartier situé à l’entrée du ravin de Ras-el-Ain appelé Casbah sur les cartes en raison de la présence d’un ancien fort arabe. Le service de renseignements français s’est plaint occasionnellement d’être moins bien informé de l’activité FLN dans cet endroit.

On remarquera que conformément à l’interprétation restrictive du cessez-le-feu que donnent les autorités, l’armée n’exploite pas les renseignements qu’elle a, et n’investit pas les lieux de détention qu’elle connaît. Pour conclure sur ce point, il est important de dire que si l’activité de la « police » FLN est orientée vers la recherche du renseignement anti-OAS elle frappe en fait n’importe quel Européen passant à proximité. Cela ne gênera évidemment pas les nationalistes algériens qui partent, à ce moment, du principe que tout pied-noir connaît des gens de l’Armée secrète dans son entourage. Le gangstérisme aidant, ces pratiques se solderont par de graves conséquences.

Monneret, La tragédie dissimulée, Oran, 5 Juillet 1962. ISBN 2-84186-308-5

Cela permettra, plus tard à Boumédiene de dire

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Il y eut aussi les actes d’héroïsme, comme celui du lieutenant, Khellif, musulman servant dans l’armée française. Au risque de sa vie et de celles de ses soldats, il obtient la libération de plusieurs centaines d’Européens voués à la boucherie. Voici comment il a raconté la chose sur France- Culture: :

doc temoignagedulieutenantrabahkhelif.doc

Et voici comment certaines familles des disparus ont été informées 45 ans après

 doc nicelamortserinviteparcourrier.doc 

Enfin…les archives s’ouvrent. Elles portent sur les enlèvements d’Européens en 1962 et le massacre des harkis, sous le nez des autorités Françaises.

 Effrayant.

                                                             doc lespreuves.doc

pochoirfrise104.jpg -Sources : d’après les Articles de J-F Paya et Jean Monneret Les photos proviennent de divers sites de Pieds-noirs et de l’armée. Ouvrage « Les Archives de la Révolution Algérienne » de Mobamed Harbi édité en France (Bibliothèque Nationale en Histoire) et surtout L’Agonie d’Oran de Geneviève de Ternant

        a suivre Le lendemain du 5 juillet          

  commentaires »

    Fils de PN je recherche des témoignages relatifs aux containers des rapatriés immergés volontairement dans le port de MARSEILLE ( idéalement des photos, des documents administratifs,… ).
    Merci pour votre aideCommentaire par MELEO Marc — 19 janvier, 2009 @ 0:01 |
    Modifier
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  1. MELEO Marc MELEO Marc
    le
    19 janvier, 2009 @ 0:01 Editer
    Fils de PN je recherche des témoignages relatifs aux containers des rapatriés immergés volontairement dans le port de MARSEILLE ( idéalement des photos, des documents administratifs,… ).
    Merci pour votre aidec’esttotalemon faux se que vous avez la!!!!!!!!!!Commentaire par jojo — 14 janvier, 2009 @ 18:13 |
    Modifier
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  3. jojo jojo
    le
    14 janvier, 2009 @ 18:13 Editer
    c’esttotalemon faux se que vous avez la!!!!!!!!!!A revoir ces photos,on peut se sentir un peu moins que française ,c’est à dire pas grand chose de noble.Il semble que la vie qui a épargné certains leur a donné pour mission jusqu’à leur fin,de transmettre aunx jeunes générations les exactions de ces criminels qui osent aujourd ‘ hui parader dans des émissions publiques compromises dans le vent de l’ histoire .Commentaire par lucecaggini — 1 juillet, 2008 @ 0:00 |Modifier
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  5. lucecaggini lucecaggini
    le 1 juillet, 2008 @ 0:00 Editer
    A revoir ces photos,on peut se sentir un peu moins que française ,c’est à dire pas grand chose de noble.Il semble que la vie qui a épargné certains leur a donné pour mission jusqu’à leur fin,de transmettre aunx jeunes générations les exactions de ces criminels qui osent aujourd ‘ hui parader dans des émissions publiques compromises dans le vent de l’ histoire .Mais non Jaumet on a pas dit cela mais on a bien donné l”ordre a l”armée F 18000 H à Oran de ne pas intervenir c’est dans toutes les archives lire les textes de notre enquete en tapant sur google “jf paya”
    puis aussi “jean francois paya” et nous adresser vos remarques vous aurez ainsi notre mail cordialement en
    priant madame que je salue de transmettreCommentaire par « jf paya » — 26 mars, 2008 @ 20:11 |
    Modifier
  6. -->

  7. 0 « jf paya »
    le
    26 mars, 2008 @ 20:11 Editer
    Mais non Jaumet on a pas dit cela mais on a bien donné l”ordre a l”armée F 18000 H à Oran de ne pas intervenir c’est dans toutes les archives lire les textes de notre enquete en tapant sur google “jf paya”
    puis aussi “jean francois paya” et nous adresser vos remarques vous aurez ainsi notre mail cordialement en
    priant madame que je salue de transmettreJe connais le déroulement de cette macabre histoire à peine croyable. Et pourtant j’ai peine à croire que ça se soit passé ainsi, que tout ait été ordonné par la volonté du chef d’état lui-même au nom d’une vieille haine vouée aux Pieds-Noirs.
    Cette chape de plomb qui pèse sur ce petit peuple travailleur n’est pas près de dévoiler la vérité. Le temps joue contre nous et l’on attend l’extinction du dernier de nos ressortissants pour enterrer le passé honteux mené par la France contre ses nationaux !Commentaire par Jaumet — 20 janvier, 2008 @ 15:12 |
    Modifier
  8. -->

  9. Jaumet Jaumet
    le
    20 janvier, 2008 @ 15:12 Editer
    Je connais le déroulement de cette macabre histoire à peine croyable. Et pourtant j’ai peine à croire que ça se soit passé ainsi, que tout ait été ordonné par la volonté du chef d’état lui-même au nom d’une vieille haine vouée aux Pieds-Noirs.
    Cette chape de plomb qui pèse sur ce petit peuple travailleur n’est pas près de dévoiler la vérité. Le temps joue contre nous et l’on attend l’extinction du dernier de nos ressortissants pour enterrer le passé honteux mené par la France contre ses nationaux !

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LE MUR : Recueillement à Perpignan

Posté : 26 novembre, 2007 @ 11:41 dans les disparus, LIEUX et SITES | 18 commentaires »

dscf1003.jpg

«  Ce n’est pas de tuer l’innocent comme innocent qui perd  la société; c’est de le tuer comme coupable.  » 

                                                                                         Chateaubriant  

                                           cid00ea01c830df85b179200b01a8c0guerido.jpg(cliquez                                  

Mur des Disparus : recueillement à Perpignan

Le coeur serré par l’émotion, les plus proches parents de ceux dont le nom a été gravé dans le marbre du Mur des disparus ont laissé libre cours à leur détresse. Après 45 ans de silence, entre pudeur et cri du coeur, ils ont laissé leurs larmes dire ce que les mots sont impuissants à exprimer.

http://www.dailymotion.com/video/6PdHs9li9wqQxphFP

Jean-Luc BobinL’Indépenandant / novembre 200726.11.2007 | 01H34

GUERRE D’ALGERIE : AU PIED DU MUR !  

Un mur, des noms, des milliers de noms. Des noms à consonances françaises, juives, arabes, espagnoles. Des noms de pied-noirs. Des noms de harkis. Plus de 2 000 patronymes couchés et gravés dans la pierre, exhumés de l’oubli de la guerre d’Algérie et aujourd’hui immortalisés sur le mur d’une ancienne prison-couvent de Perpignan… Malgré la polémique née autour de cette initiative initiée par le cercle algérianiste de Perpignan, près de 5 000 personnes se sont réunies et recueillies ce week-end à Perpignan sur ce mur des disparus très officiellement destiné à faire perdurer la mémoire.

Jean-Luc BobinL’Indépenandant / novembre 2007

Liste de 3192 personnes disparues en Algérie à partir de fiches établies par le CICR (Comité international de la Croix Rouge).



                                         photomicheljournauallocutionssn.jpg
                                                      Photo de Michel Journau du cercle algérianiste des PO

Discours de Mme Suzy Simon Nicaise  (cliquez)

Allocution de Monsieur Alain MARLEIX (cliquez)

                                                pochoirfrise104.jpg Accueil - L'indépendant.com 

Mur des Disparus : recueillement à Perpignan

Cher papa. Je me souviendrai toujours de cette journée du 20 juin 1962. J’avais dix ans, tu en avais quarante… »
Cher papa : deux mots simples brisent le silence. Restent suspendus dans l’air, malgré les efforts d’une tramontane prête à les emporter au loin. Ébranlent ces corps jusque-là drapés dans une dignité douloureuse. Et finissent par distordre ces visages, qui s’étaient pourtant promis rester  forts  

 L’histoire de ce petit garçon, écrivant à cette ombre qui a pour nom papa, c’est la      leur.  Celle de leur propre père, de leur mère. De leur grand-père ou de leur femme. De leur   oncle, cousine, ami, fiancé. L’histoire de ce bout de leur vie dont ils se sentent amputés… « Nous ne saurons jamais si tu es mort, où, et comment, et si tu as souffert ! » La voix se brise derrière le LE MUR : Recueillement à Perpignan dans les disparus 20071203murjlgperpignanmicro. Les larmes débordent des lunettes noires. Et même sous les couvertures de survie, seules taches d’or dans un océan de grisaille, on distingue clairement les reliefs que forment ces mains qui se serrent.
« Je m’étais promis de ne pas pleurer »

« Juin 1962… novembre 1956… avril 1962… printemps 1957… juillet 1962… »

La litanie semble ne pas avoir de fin. Noms. Lieux. Dates. Âges. Pris au hasard d’une liste tissée de drames. Évocation de fantômes qui font tressaillir ceux qui n’ont cessé de penser à eux depuis quarante-cinq ans.
Il est temps, semblent dire les sanglots silencieux. Il est temps de pouvoir dire au revoir à autre chose qu’à un souvenir.

                                                 chariot.jpg
Sur son fauteuil, poussé doucement par sa femme, Boris répète, inlassablement. « Pour rien au monde… Pour rien au monde… ». Pour rien au monde, il n’aurait manqué ce rendez-vous. Depuis que la maladie lui a fait élire ce fauteuil pour assise permanente, c’est son premier voyage. Un voyage de Lyon à Perpignan, dit-il. Ce qu’il ne dit pas, c’est que son voyage, il le poursuit jusqu’en Algérie, sur la route du souvenir. À l’époque où Boris courait sur d’autres rivages. « Aujourd’hui, j’aurais voulu être sur mes deux jambes. J’aurais dû être sur mes deux jambes », assène-t-il, comme pour dire qu’il s’est passé trop de temps.Josette a passé son doigt sur ce nom. Martinez. Comme pour le graver dans sa chair. Et son doigt s’est mis à trembler. Le tremblement a gagné tout son corps. « Je m’étais promis de ne pas pleurer », articule sa bouche derrière un rideau de larmes. Son père avait l’intention de rester. On lui avait dit qu’il pouvait rester. « Mais ils n’ont pas voulu de lui… » « Aujourd’hui,  j’enterre mon père… »                                                           

Viviane est pétrifiée. Vivianedscn1113 dans LIEUX et SITES n’est que larmes. Elle avait 17 ans, le jour où elle a vu son père pour la dernière fois. « Aujourd’hui, j’assiste enfin à son enterrement ». Elle voudrait dire autre chose, Viviane la Marseillaise. Elle voudrait dire l’indicible. Et c’est dans un seul souffle qu’elle finit par dire comment sa quête de quarante-deux années a brutalement pris fin : « Le quai d’Orsay a fini par m’envoyer le rapport de la Croix-Rouge, sans un mot  d’explication   sans précautions. Froidement.isant que mon père a été égorgé et jeté dans le four d’un hammam… » Viviane s’écroule dans les bras d’Élise. Des larmes plein les yeux, Elise n’est pas seulement venue soutenir une amie. Élise est venue, comme elle dit, reprendre son identité. « J’avais quatre ans. Avec mon père, c’est mon enfance qu’on a volée. C’est mon identité qu’on a enterrée, pendant quarante-cinq ans « . Élise, elle aussi, a reçu le rapport de la Croix-Rouge. Son père aurait été vu vivant, un mois après sa disparition. « Et qu’est-ce qu’elle a fait pour lui, l’armée ? Hein, qu’est-ce qu’elle a fait ? »Dans ce petit bout de Perpignan, les yeux rougis par trop de larmes le disputent aux colonnes vertébrales raides de trop de pudeur.
Une pudeur que partagent Mohamed et Kader, venus simplement dire merci au nom de tous les harkis sans nom et sans sépulture. « Il ne faut pas oublier qu’on a été oubliés, disent-ils. Les harkis qui ont été honteusement abandonnés, c’étaient nos frères et nos soeurs ».  

DSCN1115

                                           
Leurs frères et leurs soeurs. Les pères de Josette, de Viviane, d’Élise. L’oncle de Christiane, qui a disparu en revenant de l’enterrement de sa propre soeur. Les enfants sans parents, et les parents sans passé.

.                                                              dscf1005.jpg

Barbara Gorrand

                                             pochoirfrise104.jpg    

Quelques images de cette journée si émouvante

copiedeperpignan251107007

Voici Josette Gonzales, son père , comme le rapella dans son discours  Suzy Simon Nicaise, c’était le forgeron , celui qui refusait de quitter son pays , et qui un matin, ce  6 juillet  1962 a quitté Misserghin pour aller faire des courses à Oran , on ne l’a jamais revu. Il laissait seuls une femme ( ma tante) , un fils de  11 mois et deux filles.   Josette est une des trois personnes qui ont dévoilé le monument, avec un harki et un militare.Regardez la  bien, ce port de tête droit , cette dignité dans la souffrance. Depuis  trois ans, c ‘est elle qui a accueilli les familles de disparus , les a fait raconter leur histoire.Elle en a vu des dossiers et des dossiers de disparus , des familles  a  jamais déchirées  par cette  absence.

Merci Alexandra pour m’avoir transmis ces précisions et exprime notre reconnaissance à ta tante qui s’est tellement dévouée./                                pelotondelalgion.jpg                                         dscf0979.jpg                                     dscf0984.jpgdscf0986.jpg                                       dscn1103.jpg dscn1118.jpg                                                    devantlemur3.jpglafouleaprslacrmonie.jpgdscn1095.jpgLa Légion  pendant l’Interpréation de  « C’est Nous Les Africains  «   repris  en choeur  par toute la salle debout ( 900 personnes )dscn1106.jpgHier, à Perpignan, les chemins de la douleur ont fini par croiser la longue route du souvenir.
(Barbara Gorrand)
  

DIAPORAMA                                                     

 Jean Louis Granier -webmaster du site « Bab el Oued Story »- a mis à disposition un diaporama de l’évènement.

Merci !  .
disparus
 

pochoirfrise104.jpg

 

Renseignements pour les visites

Cercle algérianiste des Pyrénées-Orientales
52 rue maréchal Foch – 66000 PERPIGNAN
Tel : 04 68 35 51 09
cerclealgerianistedespo@club-internet.fr
Permanence téléphonique : mardi et mercredi après-midi de 14h30 à 18h30



Cercle Algérianiste des Pyrénées Orientales – Association culturelle des Français d’Afrique du Nord
52, rue Maréchal Foch – 66000 PERPIGNAN – Tél : 04.68.35.51.09 – cerclealgerianistedespo@club-internet.fr

           retour fleche_064                                                                                                       images.jpg

Le mur des disparus en Algérie

Posté : 25 novembre, 2007 @ 3:50 dans les disparus, LIEUX et SITES | 3 commentaires »

Le mur des disparus en Algérie

Enregistré dans : lieux, les disparus – 29 octobre, 2007 @ 18:54 Editer

Le mur des disparus en Algérie dans les disparus mur_1

Source: communisation du Cercle Algériniste de Perpignan

pochoirfrise104.jpg


Il sera édifié à la mémoire de toutes les personnes disparues en Algérie entre le 1er novembre 1954 et la fin de l’année 1963.

PERPIGNAN
(Jardin Mère Antigo Couvent Sainte-Claire)

Y seront inscrits les noms connus (environ 3000) des personnes disparues sans distinction de sexe, d’âge, d’origine ou de confession.

Le mur des disparus (Simulation)

mur4 dans LIEUX et SITES

2 grands espaces seront symboliquement laissés ‘’vides ». Ils ne porteront qu’une épitaphe à la mémoire des milliers de harkis eteuropéens disparus pour lesquels aucune liste nominative n’a jamais pu être établie.
mur8
Le Mur des disparus (Détail)
Haut relief et plaques latérales « vides »

Les objectifs du Mémorial :

Permettre aux familles qui n’ont eu ni corps ni sépulture de se recueillir devant le nom de l’être cher disparu. 

Plaques latérales comportant les noms (bronze)
Au nombre de 10, seuls les noms des personnes disparues seront inscrits sur ces
plaques et non pas ceux des personnes enlevées qu’elles aient été retrouvées mortes ou en vie.                                                                                                                                   

                                                                                                                           

Participer à la transmission de la mémoire et de l’enseignement de la guerre d’Algérie, en témoignant de l’injustice de ce drame savamment occulté et si souvent ignoré.

Ce 25 novembre, 45 ans après le drame
mur7les familles pourront enfin faire ce geste !

pochoirfrise104.jpg 

MEMORIAL DES DISPARUS EN ALGERIE (1954 – 1963)

Présidente du Cercle algérianiste de Perpignan, Suzy Simon-Nicaise répond aux questions de Perpignan Magazine.

  • P-M : Le 25 novembre prochain, un Mur des disparus sera inauguré dans l’enceinte de l’ancien couvent des Clarisses de Perpignan. Ce sera le premier du genre en France. A ce propos, vous déclarez que sa création touche à un des tabous majeurs de la guerre d’Algérie. C’est-à-dire ?

S. S-N : Un des articles des Accords d’Evian signés le 18 mars 1962 prévoyait le cessez-le-feu. Or, nous considérons que ces accords n’ont pas été respectés puisque une vaste campagne a aussitôt été lancée pour terroriser la populationeuropéenne et la faire fuir. C’est à cette période que s’amplifie l’usage de la célèbre expression « la valise ou le cercueil ». Au contraire, les Accords d’Evian prévoyaient un délai de trois ans pour permettre aux Européens de faire leur choix entre rester ou partir. Or, le problème des disparitions intervient essentiellement après le 19 mars.

Les 3 000 noms qui figureront sur ce Mur des Disparus sont ceux des personnes de toutes confessions, dont le corps n’a jamais été retrouvé ni rendu à leurs familles, parmi lesquels près de 400 appelés du contingent.Pour les Harkis, c’est bien plus compliqué car, pour la majorité, leurs identités ne sont pas connues. Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il était temps que la France reconnaisse officiellement le drame de ces Disparus par la création d’un monument mentionnant leurs noms. Nous avons juste anticipé cette volonté.

  • P-M : Vous avez en projet pour 2008 d’ouvrir également à Perpignan un Centre de Documentation de la présence française en Algérie. Quelle sera sa vocation ?

S. S-N : Le Conservatoire de la Mémoire que nous souhaitons, avec la Ville, installer à Perpignan est le prolongement de l’actuel musée que nous gérons rue Foch. Ce futur centre a pour vocation de laisser une trace de ces générations qui, pendant cent trente deux ans, sont liés à l’histoire de l’Algérie. Ne serait-ce que pour leurs descendants et aussi pour les chercheurs. Dans tous les cas, nous n’avons pas l’intention de tirer un trait définitif sur cette partie de l’histoire de France. Nous n’avons pas vocation à devenir amnésiques en reniant notre propre histoire.

  • P-M : Ces différents projets suscitent la controverse et des opposants s’élèvent contre ce qu’ils présentent comme un « musée à la gloire de la colonisation ». Quel est votre sentiment vis-à-vis de cette opposition ?

S. S-N : Le problème de cette opposition systématique à nos projets relève en réalité de ce qui pourrait se définir comme un négationnisme du drame pied-noir. Il n’y a en face de nous que des a priori idéologiques qui cherchent à réduire la présence française en Algérie aux événements qui se sont déroulés de 1954 à 1962.

  • P-M : Visiblement inspiré par plusieurs philosophes français contemporains comme André Glucksman ou Pascal Bruckner, auteur de l’ouvrage « Le sanglot de l’homme blanc (tiers monde, culpabilité, haine de soi) », le nouveau président de la République a déclaré vouloir tourner le dos à la repentance. Qu’en pensez-vous ?

S. S-N : J’approuve les déclarations du nouveau président de la République qui, dans les courriers qu’il nous a notamment adressés, a indiqué que, non seulement il n’était plus question de repentance, mais qu’il avait la ferme volonté de maintenir la date du 5 décembre comme date officielle de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie. Et pas la date du 19 mars qui représentera toujours, à nos yeux, le début des exactions et des disparitions massives. Même si pour les appelés du contingent, le 19 mars correspond à la fin de leur mobilisation.

Propos recueillis par Philippe                                

A suivre l’inauguration du MUR (cliquez)                                           

 images.jpg                                                                                                                   

                

 

              

2 commentaires »

    Bonjour.
    Je constate que le devoir de, se souvenir, ne pas oublier, perpétuer le souvenir, d?avoir un idéal n?est pas bien vu, par une certaine frange de la population?Commentaire par Patos83 — 27 novembre, 2007 @ 6:38 |Modifier-->

  1. Patos83 Patos83
    le http://mdame.unblog.fr/2007/10/29/le-mur-des-disparus-dalgerie/#comment-138 Editer
    Bonjour.
    Je constate que le devoir de, se souvenir, ne pas oublier, perpétuer le souvenir, d?avoir un idéal n?est pas bien vu, par une certaine frange de la population?Bonjour Mdame. Vous faites un travail formidable pour notre mémoire, plus que les autres. Nous apprécions beaucoup vos articles ; vous souhaitons “bon courage” et vous en remercions. Amicalement. Jocelyne.EstèveCommentaire par Joselyne Esteve — 10 octobre, 2007 @ 7:38 |Modifier
  2. -->

  3. Joselyne Esteve Joselyne Esteve
    le http://mdame.unblog.fr/2007/10/29/le-mur-des-disparus-dalgerie/#comment-118 Editer
    Bonjour Mdame. Vous faites un travail formidable pour notre mémoire, plus que les autres. Nous apprécions beaucoup vos articles ; vous souhaitons « bon courage » et vous en remercions. Amicalement. Jocelyne.Estève

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Les disparus en Algérie le 5 juillet 1962

Posté : 1 novembre, 2007 @ 9:22 dans les disparus | 31 commentaires »

                                                                                                                                                          

La France a signé la convention pour la protection des personnes contre les disparitions forcées en oubliant les milliers de Français disparus en Algérie de 1962 dont elle était responsable !

Les disparus en Algérie le 5 juillet 1962 dans les disparus doc communiquduministredesaffairesetrangres.doc

« Cette convention constitue une première victoire pour les familles des disparus qui souffrent en silence. Ne pas connaître le sort d’un proche est insupportable. L’angoisse de ces familles, leur douleur et leur tristesse sont indescriptibles.

« Aucune guerre, aucun état d’urgence ni aucune raison impérieuse de sécurité nationale ne peut justifier les disparitions forcées », a déclaré Jakob Kellenberger, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

                                              pochoirfrise104.jpg

Les Français d’Algérie sont en droit de demander à l’Etat français pourquoi ils ont été écartés depuis 1979 de cette démarche internationale dont la France se 23_marche_silencieuse dans les disparusvante d’être l’un des éléments moteurs. Pourquoi les dizaines de milliers de Français d’Algérie – Harkis, Pieds-noirs – et soldats du contingent qui ont été enlevés ne sont-ils pas pris en considération dans cette nouvelle démarche humanitaire ?

Pourquoi leurs familles ne furent-elles pas invitées à la cérémonie du 6 février qui les concernait directement alors que l’Etat français, qui a reconnu par la loi du 23 février 2005 la réalité des crimes commis contre leurs proches en violation des accords d’Evian, va recevoir des délégations de disparus d’autres pays du monde ? L’Algérie est-elle invitée à signer cette convention internationale ?

                                              pochoirfrise104.jpg

Mais comment les deux  tragédies de juillet 1962 ont-elle pu se produire sous les yeux de l’armée française.

 Aucun pays n’a jamais  commis une telle forfaiture contre ses propres enfants et sous le drapeau français qui flottait encore dans le pays.

Les pieds-noirs assassinés, égorgés, pendus aux crochets des 04_pinto_liste_disparusboucheries ,brûlés dans les fours des bains maures. et les Harkis à qui l’armée avait promis protection comment ont-ils dû subir un tel martyre ?

Pourquoi cette  haine du pouvoir, cette cruauté délibérée des gouvernants contre une population déjà traumatisée par le départ en catastrophe  vers une métropole hostile ?

      Deux  blessures.

 La blessure des harkis, des dizaines de milliers de morts, dont on commence enfin à parIer et dont toute la tragique histoire n’a pas pu être écrite. Il faudrait en effet que les historiens s’intéressent de plus près à la mystérieuse  » circulaire Joxe  » qui enjoignait à l’armée française de ne pas intervenir même quand les massacres de harkis, leurs anciens camarades, se déroulaient sous leurs yeux.
Et enfin la blessure la plus paroxystique de cette agonie de l’Algérie française qui décidément ressemble à  » la peste  » de Camus : le massacre d’Oran, le 5 juillet 1962, absolument occulté lui aussi, où des militants FLN, des »marsiens «  »combattants de la dernière heure » et des foules surchauffées massacrèrent des milliers d’Européens d’Algérie 

d’après  Georges-Marc BENAMOU – Nice Matin du 7 juillet 2002

L’Histoire ne s’écrit que vraiment 50 ans après. Il est encore trop tôt peut-être pour les historiens mais on s’en rend compte je l’espère, pas pour le peuple d’Algérie qui attend toujours une réparation devant l’Histoire.

                                                pochoirfrise104.jpg

Pourquoi cette haine?

 Que leur avions-nous fait à ces gaullistes et à ces intellectuels gauchistes? 

Voici peut-être la réponse à la question que se posent ces sacrifiés « au vent de l’histoire »

                                                    pochoirfrise104.jpg 

De Gaulle et les pieds-noirs

 C’est une histoire ancienne. Elle remonterait à 1942, quand l’Algérie des élites,  vichyste, préféra le général Giraud et les Américains à un de Gaulle visionnaire mais isolé.
De Gaulle n’aurait jamais pardonné aux pieds-noirs cet affront. L’homme du Nord ne les aima jamais, semble-t-il et
pourtant il leur devra tout, et surtout son miraculeux retour au pouvoir de 1958.

 Sans le 13 mai, sans les  » treize complots du 13 mai  » où les activistes pieds-noirs se firent manipuler par les émissaires gau1listes, sans la folle adhésion des  » pieds-noirs  » à son  » Je vous ai compris  » du 5 juin 1958 au Forum, de Gaulle ne serait jamais sorti de sa traversée du désert.
degaulleIl avait claqué la porte en 1946, et espèrait que la France le rappellerait; en 1951, tous les historiens en attestent, le RPF était un échec et l’homme du 18 juin enrage de revenir au pouvoir. Et rien ne vient. Alors. les pieds-noirs et l’Algérie française lui serviront de masse de manœuvre. La liste est longue des complots gaullistes. De l’affaire du bazooka  » à l’opération  » Résurrection » de 1958…

C’est peut-être à cause de cette mauvaise conscience, celle des gaullistes et des anticolonialistes primaires, que ces  deux énormes scandales historiques restent encore occultés.  (Marc Georges Benamou)

Documents :sources Jeune pied-noir

                                             pochoirfrise104.jpg

La tragédie du 5 juillet 1962

Rappelons-le, l’armée française est toujours présente en Algérie, en l’occurrence à Oran. Dans cette ville, elle est sous les ordres du général Joseph Katz

. En 1993, il a publié un livre où il laisse entendre que les premiers tirs sont le fait de l’OAS. Étrange, puisque l’activité de l’OAS aurait cessé dans la ville depuis le 26 juin. Pour nous, l’hypothèse d’une provocation du FLN n’est pas à écarter.

Que  fait alors le général Katz pour protéger ses compatriotes ?  

à suivre ->     Et ce fut le massacre 

Les victimes sont-elles au Petit Lac ?

Posté : 30 septembre, 2007 @ 4:42 dans les disparus, LIEUX et SITES | 3 commentaires »

Les corps des victimes du 5 juillet 1962

sont-ils enfouis au Petit Lac ?

                         lepetitlac1.jpg

 Il reste à éclaircir la présence réelle ou non des corps des victimes du 5 juillet 1962 jetées en ce lieu et recouvertes à l’aide de bulldozers dans les jours qui ont suivis le massacre.  L’articles de l’Echo d’Oran du 21 juillet permet de le supposer

    echoran19620708017.jpg 

La décharge avant l’assainissement

 echoran1962079.jpg

                                            

 Les habitants de Victor Hugo et autres quartiers limitrophes se plaignent d’une puanteur insoutenable venant du Petit Lac.  

« Ce jour, je cite de mémoire, il a été procédé à l’assainissement et à l’assèchement des lieux à l’aide de bulldozers » (photos à l’appuiechoran19620711.jpg

  Que s’est-il passé ? Les corps ont-ils été recouverts ? Je pencherais pour cette hypothèse bien que dans l’article les autorités s’en défendent … Cependant lors d’une conférence au Sénat, un haut gradé de l’aviation nous a assuré qu’il existait des photos prises par hélicoptère, par l’armée française et témoignant de cette action. 

 Je n’ai pu à ce jour obtenir ces documents                        

D’autre part certaines sources algériennes proches du FLN affirment que tous les corps qui s’y trouvaient ont été transportés à la morgue avant l’assainissement effectué le 21 juillet 1962. Aucune trace écrite de ce transfert ne le confirme.  

Je clos aujourd’hui ce triste dossier et vous parlerai prochainement du rappatriement des corps voulu par les uns, refusé par les autres et des raisons invoquées

              retour Les victimes sont-elles au Petit Lac ? dans les disparus fleche_064                                      

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