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L’Histoire de l’esclavage enseignée à l’école

Posté : 19 décembre, 2009 @ 1:46 dans esclavage | 7 commentaires »

La traite des Noirs, l’esclavage que la France, comme nombre de nations européennes, a pratiqué durant des siècles , figurera au programme des élèves d’école primaire dès la rentrée prochaine. (…)

 «Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage, puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendrées, les blessures qu’il a laissées dans l’âme», a expliqué le chef de l’Etat.

Cela ne souffre aucune contestation : il est grand temps !… mais…

« Le président de la République annonce que l’on va enseigner l’histoire de l’esclavage dans les écoles de France. Louable initiative, puisque l’Histoire est la chose du monde la moins enseignée, avec l’orthographe.

 Mais il y a un hic : ce que l’on va enseigner, c’est la coupable histoire des négriers européens, français surtout, dans le commerce atlantique du bois d’ébène. Or l’histoire de l’esclavage, si nous parlons d’Afrique, c’est bien plus encore l’histoire du commerce arabe et musulman des esclaves africains.

pays arabo-musulmans                                               L’Histoire de l’esclavage enseignée à l’école dans esclavage image1_arts_310 Etats-Unisesclavage8 dans esclavage  Ce que l’on va enseigner, quelles que soient les bonnes intentions de M. Sarkozy, c’est l’histoire politiquement correcte de l’esclavage, , un mensonge d’auto-flagellation marxo-socialiste sur la culpabilité éternelle de l’Occident. Mais touche pas à mon Islam ! Il castre, il lapide, il démembre et il excise qui il lui plaît. »

L’Islam a réduit en esclavage autant d’Africains , que ceux transportés sur les continents américains. Et si ces derniers s’y comptent aujourd’hui par dizaines de millions, on cherche en vain les descendants des esclaves africains, pourtant plus nombreux, qui ont été exploités dans les pays musulmans, car ils y étaient massivement castrés et y mourraient comme des mouches de maladies et de privations.  d’après  Alain-Jean Mairet <-  lire l'article

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Parce que je suis un intellectuel musulman, un anthropologue qui défend depuis toujours le droit des personnes et qui combat les tabous de l’islam, je me sens missionné pour dénoncer ce drame de l’esclavage qui a contaminé tous les pays où l’islam a prospéré. A Brunei, au Yémen, dans les pays du Sahel, chez les Touaregs, en Libye, dans le Sud tunisien, en Egypte, en Arabie, en Mésopotamie, à Oman et Zanzibar, au Soudan ou à Djibouti, il n’est en effet pas un lieu gagné par l’islam où ne se soit jamais pratiqué le commerce d’esclaves. OAS_AD(‘Middle1′); Malek Chebel (anthropologue musulman)

       arab_slavetraders

                                         esclaves_des_arabes

 Dans une enquête mondiale, l’anthropologue musulman révèle les pratiques d’asservissement dans le monde islamique et leur inquiétante persistance

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Mais où sont passé les noirs dans le monde musulman? 

Posons-nous  la question, ce que personne en dehors des spécialistes ne songe jamais à  faire, sur les descendants des “quantités effroyablement gigantesques d’Africains importés comme esclaves” dans le monde arabo-musulman pendant des siècles (quelque 17 millions en 3 siècles),

source Le ministère de la Vérité
Par Laurent Murawiec à Washington
Metula News Agency
18/05/8

«Lisez donc le livre de l’éminent historien qu’est Jacques Heers, “ Les négriers en terre d’Islam.”

3 Vous tomberez, le nez écrasé, sur quelques différences entre les deux trafics, quoique l’abomination du trafic d’esclave soit commune : l’esclavage a été pourchassé et aboli par l’Occident ; les idées de l’abolition et l’abolitionnisme elles-mêmes furent strictement et uniquement occidentales. on se trucida aux Etats-Unis pour savoir si le pays tolèrerait, ou pas, la continuation de l’esclavage sur le territoire national.

Le monde arabe et musulman  ne se posa pas de questions, il ne  suivit uniquement que contraint et forcé les idées d’abolition. L’esclavage a toujours joué un rôle économique moteur en Islam.

Aux Etats-Unis, au Brésil où en Colombie, la population noire s’élève à 12 % de la population totale, c’est le signe que les descendants d’esclaves ont fait souche : familles, enfants, descendance. Les négriers ont eu beau faire périr les esclaves capturés en Afrique, en nombre immense, une fois arrivés, même avec la séparation des familles par la vente aux enchères, les esclaves ont eu des enfants, qui, à leur tour, etc.

 Des millions,  d’Africains importés comme esclaves dans le monde arabo-musulman, en  est-il résulté une vaste population noire ? Que non !

On la verrait, mais on ne la voit pas. Est-ce l’effet de la tolérance musulmane ?    

 Non c’est parce qu’on les a castrés par millions !    

                                                       L’esclave noir en terre d’Islam était systématiquement émasculé. C’est pourquoi il y a relativement peu de « Noirs » dans le Golfe persique, en Egypte, etc., surtout en regard des quantités effroyablement gigantesques d’esclaves capturés en Afrique noire et traînés vers le Nord. De tout cela, puisqu’on enseignera l’histoire de l’esclavage, en parlera-t-on ?

Eh ! non, pardi ! Si l’on essayait, une levée de boucliers, un tollé, comme on dit, soulèverait instantanément les « chercheurs » de l’université française, qui vous traiteraient d’islamophobes, puisque l’histoire se doit de respecter les tabous auto érigés par des « historiens » chargés d’entériner les mythes, de confirmer les positions politiques bien en cours, et de protéger le politiquement correct des atteintes de la réalité.

extrait de l’ article publié le 18 mai, 2008 à 6:56

Quel que soit l’exploiteur, occidental ou arabo-musulman, l’esclavagisme est un crime contre l’humanité qu’il faut éradiquer du monde entier 

                                                     esclavage

- Pour un sursaut de Malek Chebel

« Aujourd’hui encore le constat demeure affligeant. Je regrette que de nombreux musulmans, arabes ou non, ne semblent éprouver de plaisir, hélas, qu’en accomplissant l’inverse de ce que recommande si clairement le Prophète, et s’emploient sans vergogne à répudier leurs femmes et à mettre en servitude leurs domestiques. Au Koweït comme au Qatar, en Arabie Saoudite ou à Dubaï, l’employeur a de puis longtemps remplacé le négrier. «Esclaves économiques», Philippins, Indiens, Malais, Bangladais se sont substitués aux anciens captifs d’Afrique, Habachis et Zandj. Au Maroc se pose aujourd’hui la question des domestiques, ces «petites bonnes» non rémunérées, corvéables à merci, qu’on réquisitionne jour et nuit, et que les autorités elles- mêmes évaluent à plus de 1 million. Que dire aussi des eunuques à La Mecque ! Oui, en 2007, des eunuques gardent toujours les lieux saints de l’islam !
Soyons clairs, je n’attaque ni un pays en particulier, ni l’islam en tant que religion. Mais son dévoiement, qui n’en finit pas de faire des ravages. Il faut que l’Islam retrouve sa vraie nature et rejoigne enfin les grandes civilisations libératrices. »

Anthropologue et spécialiste de l’islam, Malek Chebel est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont le «Dictionnaire amoureux de l’islam» (Plon, 2004). En 2007, il a publié «l’Islam expliqué par Malek Chebel» (Perrin) et «Treize Contes du Coran et de l’islam» (Flammarion). Il publie aujourd’hui chez Fayard «l’Esclavage en terre d’Islam. Un tabou bien gardé».

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4 commentaires »

    très bon post et sujet…
    véridique cette rareté historique de la période d’esclavage des musulmans en Afrique…
    après ce sont eux les noirs musulmans qui se revendiquent
    on vois qu’ils ne connaissent pas leur(s) histoire(s) sinon ils la boucleraient lors de leur petite crise contre l’esclavage quand ils voient une blanche avec un noir!mon fils est un descendant des doguons (peul d’Afrique de l’ouest plus connu comme les fulbés de guinée) et c’est avec exactitude que je lui parlerais de son histoire et je n’émotterais jamais de lui dire que si son papa est noir et musulman c’est a cause de l’invasion des arabes au 14-15ém siècle mais que si son papa est noir mais parle français c’est bien parce que des colons blancs (la plupart francophones) envahirent aussi ce continent africain de toute part…bref c’est avec plaisir que je lis enfin de bonne choses un article superbe m’dame je me permet de le glisser dans mon facebook pour que tout le monde vienne le lire c’est tellement important!Commentaire par auguste — 19 décembre, 2009 @ 12:23 |
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  1. auguste auguste
    le 19 décembre, 2009 @ 12:23 Editer
    très bon post et sujet…
    véridique cette rareté historique de la période d’esclavage des musulmans en Afrique…
    après ce sont eux les noirs musulmans qui se revendiquent
    on vois qu’ils ne connaissent pas leur(s) histoire(s) sinon ils la boucleraient lors de leur petite crise contre l’esclavage quand ils voient une blanche avec un noir!mon fils est un descendant des doguons (peul d’Afrique de l’ouest plus connu comme les fulbés de guinée) et c’est avec exactitude que je lui parlerais de son histoire et je n’émotterais jamais de lui dire que si son papa est noir et musulman c’est a cause de l’invasion des arabes au 14-15ém siècle mais que si son papa est noir mais parle français c’est bien parce que des colons blancs (la plupart francophones) envahirent aussi ce continent africain de toute part…bref c’est avec plaisir que je lis enfin de bonne choses un article superbe m’dame je me permet de le glisser dans mon facebook pour que tout le monde vienne le lire c’est tellement important!faut arreter vos mensonges de dire ke ce sont les peuples noirs eux meme ki ont vendu des ecslaves et mis lesclavage,deja lafrique noir en ses temps il ny avait ni le monde arabe en ses pays ils ont conquis des terres et persecuter des tribus ainsi apres aux juifs,mais lesclavage a commencer par le monde arabe dou dieu justement amena des prophetes et des hommes contre satan et ceux de satan ki faisait lesclavage mais ce nai kapres bien apres le monde arabe ke loccident ont mis aussi lesclavage ont a menti sur lhumanite,et aussi sur votre histoire de pomme a croquer dadam et eve,avec tous les kilos de pomme ke je mange je nai aucun malheur,arreter vos conneries tout a commencer en ethiopie et lespremiers etait noir,hors ses tribus pour eux lor et le diamant ca ne comtai pas ilpartageai tout et saimait entre eux cest le monde arabe et loccident ki ont mis le capitalisme et causer le malheur la terre de dieu sacre de lhumanite je vous plain pour le jugement,cest pour dire ke satan est plus intelligent ke vous parceke pour vous amener des histoires de connerie vous etes les premiers a croireCommentaire par brapha — 25 août, 2009 @ 14:47 |
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  3. brapha brapha
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    25 août, 2009 @ 14:47 Editer
    faut arreter vos mensonges de dire ke ce sont les peuples noirs eux meme ki ont vendu des ecslaves et mis lesclavage,deja lafrique noir en ses temps il ny avait ni le monde arabe en ses pays ils ont conquis des terres et persecuter des tribus ainsi apres aux juifs,mais lesclavage a commencer par le monde arabe dou dieu justement amena des prophetes et des hommes contre satan et ceux de satan ki faisait lesclavage mais ce nai kapres bien apres le monde arabe ke loccident ont mis aussi lesclavage ont a menti sur lhumanite,et aussi sur votre histoire de pomme a croquer dadam et eve,avec tous les kilos de pomme ke je mange je nai aucun malheur,arreter vos conneries tout a commencer en ethiopie et lespremiers etait noir,hors ses tribus pour eux lor et le diamant ca ne comtai pas ilpartageai tout et saimait entre eux cest le monde arabe et loccident ki ont mis le capitalisme et causer le malheur la terre de dieu sacre de lhumanite je vous plain pour le jugement,cest pour dire ke satan est plus intelligent ke vous parceke pour vous amener des histoires de connerie vous etes les premiers a croireActuellement, on parle de plus en plus de l’esclavage des populations africaines. Chose qui n’était pas du tout courante, il y a une vingtaine d’années. Serions-nous manipulés ? On peut effectivement se poser des questions car ce type de communication passe souvent, pour faire simple, sous l’affirmation suivante : l’esclavage est un mal occidental. On évoque beaucoup moins la traite musulmane, comme vous le faites si bien M’dame. Et encore, il faudrait citer également l’esclavage intra-africain. Selon mes livres d’Histoire, ce type de relation était très courante entre les populations de ce continent et jusqu’à un passé relativement récent.Quant à la présence d’une population noire aux États-Unis, contrairement aux pays musulmans, elle s’explique, selon mon hypothèse, par l’interdiction de la traite dès 1808. Les esclavagistes avaient intérêt à prendre soin de leur main d’œuvre qui, autrement, n’aurait pas été renouvelée. Ce n’était pas le cas des pays arabes qui ont pu remplacer leurs esclaves castrées sur une durée bien plus importante. Incontestablement, la population noire a disparu de ces contrées car leurs conditions de vie devaient être épouvantables.Mes propos ne justifient en rien nos colonies françaises esclavagistes mais les donneurs de leçons devraient y réfléchir à deux fois avant de lancer leurs diatribes. L’Histoire est une affaire terriblement compliquée. En tant qu’Occidental, j’affirme ne me sentir coupable de rien. La France a aboli l’esclavage dès 1848. Et je rappelle qu’en démocratie les fils ne sont pas coupables des crimes de leur père. Par ailleurs, ce commerce abominable n’était le fait que d’une petite minorité et n’a jamais concerné la métropole. L’étude de ma généalogie me laisse également penser que mes ancêtres étaient probablement des serfs… pas très éloignés des esclaves.Sans rien oublier des fautes du passé, laissons l’histoire de l’esclavage… aux mains des historiens. La propension actuelle de créer une Histoire officielle (politique) ne laisse rien présager de bon. L’Histoire, pour tendre vers l’objectivité, ne doit, en aucun cas, se légiférer. Quant aux affirmations, que l’on peut lire dans certains ouvrages scolaires, elles me laissent pantois… mais cela ne date pas d’aujourd’hui. Les événements du passé s’évaluent, dans la plupart des cas, en fonction du politiquement correct… c’est tellement plus confortable. Vincent LajaroCommentaire par Vincent Lajaro — 8 mars, 2009 @ 6:54 |Modifier
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  5. Vincent Lajaro Vincent Lajaro
    le
    8 mars, 2009 @ 6:54 Editer
    Actuellement, on parle de plus en plus de l’esclavage des populations africaines. Chose qui n’était pas du tout courante, il y a une vingtaine d’années. Serions-nous manipulés ? On peut effectivement se poser des questions car ce type de communication passe souvent, pour faire simple, sous l’affirmation suivante : l’esclavage est un mal occidental. On évoque beaucoup moins la traite musulmane, comme vous le faites si bien M’dame. Et encore, il faudrait citer également l’esclavage intra-africain. Selon mes livres d’Histoire, ce type de relation était très courante entre les populations de ce continent et jusqu’à un passé relativement récent.Quant à la présence d’une population noire aux États-Unis, contrairement aux pays musulmans, elle s’explique, selon mon hypothèse, par l’interdiction de la traite dès 1808. Les esclavagistes avaient intérêt à prendre soin de leur main d’œuvre qui, autrement, n’aurait pas été renouvelée. Ce n’était pas le cas des pays arabes qui ont pu remplacer leurs esclaves castrées sur une durée bien plus importante. Incontestablement, la population noire a disparu de ces contrées car leurs conditions de vie devaient être épouvantables.Mes propos ne justifient en rien nos colonies françaises esclavagistes mais les donneurs de leçons devraient y réfléchir à deux fois avant de lancer leurs diatribes. L’Histoire est une affaire terriblement compliquée. En tant qu’Occidental, j’affirme ne me sentir coupable de rien. La France a aboli l’esclavage dès 1848. Et je rappelle qu’en démocratie les fils ne sont pas coupables des crimes de leur père. Par ailleurs, ce commerce abominable n’était le fait que d’une petite minorité et n’a jamais concerné la métropole. L’étude de ma généalogie me laisse également penser que mes ancêtres étaient probablement des serfs… pas très éloignés des esclaves.Sans rien oublier des fautes du passé, laissons l’histoire de l’esclavage… aux mains des historiens. La propension actuelle de créer une Histoire officielle (politique) ne laisse rien présager de bon. L’Histoire, pour tendre vers l’objectivité, ne doit, en aucun cas, se légiférer. Quant aux affirmations, que l’on peut lire dans certains ouvrages scolaires, elles me laissent pantois… mais cela ne date pas d’aujourd’hui. Les événements du passé s’évaluent, dans la plupart des cas, en fonction du politiquement correct… c’est tellement plus confortable.Vincent Lajaro essai du 7/3 à 22h50Commentaire par mdame — 7 mars, 2009 @ 23:46 |Modifier
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  7. mdame mdame

Le rachat des esclaves (1)

Posté : 17 mai, 2009 @ 11:34 dans esclavage, histoire | Pas de commentaires »

          C’est en 1583 que l’on situe les premiers rachats répertoriés. En 1585 une mission, sorte de nonciature apostolique, s’installe à Alger, sans parler des religieux esclaves volontaires qui accompagnaient les victimes en partageant leur sort (rappelons-nous                           Le rachat des esclaves (1) dans esclavage chmalt1

St Vincent de Paul maintenant vivace leur foi par la pratique de leur religion)

. Les riches pouvaient payer eux-mêmes leur rançon mais pour les pauvres ce fut l’Eglise, la Papauté qui la première s’en préoccupa en mettant en place des institutions spécialisées dans les négociations de rachat des esclaves car le but des pirates était, non seulement de procurer à leurs compatriotes la main d’œuvre qualifiée dont il manquaient ( armuriers, artisans, jardiniers etc…) et de la ” chair fraîche “à bon compte pour les harems mais aussi d’extorquer le plus d’argent possible aux Européens qu’ils savaient soucieux de ne pas abandonner leurs coreligionnaires dans la souffrance..

Tabarca, depuis 1540 comptoir génois sur un rocher minuscule ou s’entassèrent jusqu’à 2000 habitants, à proximité du rivage à quelques lieues à l’est de La Calle, fut un centre actif de rachat dès le début du XVIIème siècle. image006 dans histoire
          En 1596, se fonde en Sicile ” l’Arciconfraternità della ridenzione dei Cattivi qui eut son siège en L’église Santa Maria Nuova à Palerme.
          A Gênes en 1597, on voit se constituer le ” Magistrato del Riscatto degli Schiavi “qui prenait la succession d’un ancien organisme remontant à 1403, le ” Magistratodi ».

« Au XVIIème siècle les corsaires algériens deviennent de plus en plus redoutables. La Méditerranée n’est plus assez vaste pour eux; ils cherchent un autre théâtre pour leurs déprédations, et s’avancent jusqu’aux îles Canaries, où ils portent la désolation et la mort.  Dans l’espace d’une seule année, en 1582, deux mille esclaves chrétiens sont vendus à Alger, et on en comptait alors plus de trente mille dans les différentes parties de la régence. Michel Cervantès, qui y était prisonnier à cette époque, nous a laissé des détails curieux sur la manière dont les Algériens traitaient leurs esclaves; nous allons les rapporter en faisant le récit de la captivité du célèbre romancier espagnol » J-F Lamarque      Cervantès esclave d’Alger lire l’article en entier

Au XVIIIème siècle à Cagliari, c’est le ” bureau de rachat des esclaves sardes ” qui participa deux fois, sous l’autorité du Roi de Piémont-Sardaigne et avec la contribution financière de bon nombre de souverains européens y compris le Pape à la libération des esclaves qu’il allait accueillir pour mettre en valeur son île de Sardaigne dont il venait d’hériter, jugée insuffisamment peuplée.                   

  Il y eut même des ordres religieux dévolus expréssement au rachat des esclaves chrétiens: Les Tinitaires des saints Jean de Matha (illustration) et Félix de Valois et les Mercédaires des saints Pierre Nolasque et Raymond de Penafort.

 Trinitaires et Mercédaires s’offraient en échange des esclaves chrétiens quand l’argent ne 09-barbaresques-mathurinsuffisaient pas à leur rachat; il n’y a que dans le catholicisme que l’on voit cela… Une fois dans la place, ils soutenaient la foi des chrétiens prisonniers souvent persécutés pour les contraindre à une conversion forcée. Du XIIIe au XVIIIe siècle, les seuls Mercédaires auraient libéré pas moins de 60.000captifs                          

Condition générale des esclaves chrétiens à Alger.

Les malheureux prisonniers faits par les corsaires se divisaient en deux classes: la première comprenait le capitaine, les officiers du bâtiment capturé et les passagers avec leurs femmes et leurs enfants; cette première classe était soumise à un travail moins dur que les simples matelots, qu’on vendait publiquement au plus offrant et dernier enchérisseur; les enfants étaient presque tous envoyés au palais du dey ou aux maisons des premières familles, et les femmes servaient les dames maures ou entraient dans les harems… lire l’article en entier

    Du coté des Espagnols, des organismes de rachat similaires à Alger et à Tunis notamment un hôpital.
          Les Français étaient représentés par des Capucins à Tétouan et des Carmes à Alger, ils agissaient en missionnaires et représentants officieux du Roi de France, se préoccupant du salut des âmes, baptêmes et enterrements, tout en organisant parfois en secret au péril de leur vie, des évasions en groupe par la mer grâce à de hardis navigateurs tel Felipe Romano le Valencien qui déjoua plusieurs fois les contrôles des Janissaires tout en commerçant avec eux.  

Le retour des rachetés dans leur pays ou ailleurs, puisqu’on retrouve le cas d’une centaine de familles d’esclaves originaires de Tabarca encore, capturés par les pirates d’Alger en 1756 au cours d’un conflit entre les deux régences, déportés à Alger puis rachetés par le Roi d’Espagne qui seront installés, eux d’origine génoise, sur une petite île à 11 milles au sud d’Alicante nommée de ce fait Nueva Tabarca où ils feront souche et deviendront Espagnols.
          C’est ainsi que ces gens, certainement nés à Tabarca (comptoir génois du corail) mais issus de familles originaires de Pegli, près de Gênes et parlant un dialecte Ligure, se sont retrouvés , vers 1776, sujets du Roi d’Espagne dans une petite île au large du cap de Santa Pola à 11 milles au sud d’Alicante où ils ont fait souche et se sont hispanisés.
  Les archives ecclésiastiques sont toujours détenues par les représentants de l’Eglise catholique à Tunis et il toujours possible d’avoir des informations sur des ancêtres esclaves, notamment les noms et adresses des familles musulmanes les ayant détenus et utilisés, ainsi ce document fourni par l’Eglise catholique de Tunis

pdf tabarka.pdf Liste des esclaves rachetés et installés àSantaPola 

          Au retour des libérés on organise de grandes cérémonies avec actions de grâces et parade du convoi dans les rues sous les acclamations de la foule. Ils portaient, parfois au bout d’un bâton sur l’épaule, un symbole de leur asservissement passé tel que des chaînes symboliques ou un petit pain noir, seule nourriture que leurs geôliers leur consentaient  Premier pas vers une relative tranquillité, en 1816 le traité de Tunis mit un terme aux expéditions de pillage commanditées par son Bey à l’encontre du royaume de Piémont-Sardaigne, comme celle de 1798 à San Pietro.

          Toutefois, Alger et Tripoli n’étant pas parties à cet accord, ce n’est qu’en 1830 avec le débarquement des Français à Sidi Ferruch que la pacification de la méditerranée occidentale sera définitivement acquise, paix qu’elle n’avait pas connu depuis près de 14 siècles.

« Ce qui nous amène à dire quelques mots du dernier des esclaves célèbres, le général Youssouf, né en l’île d’Elbe, capturé en mer à 11 ans, esclave puis Mamelouk à Tunis où l’élimination en duel secret d’un congénère jaloux de son idylle avec une fille de leur maître, suivie de la découverte du corps qu’il avait scellé dans un mur, le contraignit à prendre la fuite. Il se présenta alors aux Français arrivés de fraîche date et se mit à leur service comme interprète. Se faisant apprécier de ses supérieurs il deviendra officier, sera l’artisan de la prise de Bône, participera à fonder les corps des Tirailleurs et des Spahis et finira sa vie à Nice avec le grade de général de division après avoir servi dans de nombreuses campagnes hors d’Algérie.» Jean-Bernard LEMAIRE

Le souvenir de la libération des «  esclaves en terre d’islam » perdure en Méditerranée occidentale de nos jours.

 stSauveurGairautNDMerci Dans l’église de Gairaut, on peut apercevoir une statue dédiée à Notre Dame de la Merci.
Ce vocable rappelle l’ordre institué par S.Pierre Nolasque( + 1256) à Barcelone pour le rachat des captifs, c’est à dire des chrétiens détenus par les Barbaresques. Les espagnols durent se battre pendant 400 ans pour chasser les Maures de leur pays (1085-1492). Les chrétiens faits captifs étaient particulièrement à plaindre. Ils étaient vendus comme esclaves aux musulmans d’Afrique. Force était alors de payer rançon pour obtenir leur délivrance.
Pierre Noslasque, inspirée par la Vierge Marie, fonda l’ordre de la Merci ou de la Rédemption ou Rachat des captifs. Aux trois vœux habituels : obéissance, pauvreté, chasteté, les mercédaires en ajoutaient un quatrième : celui de se constituer en otage, quand c’était pour eux le seul moyen d’accomplir leur mission. Grâce à l’héroïsme et la générosité des chrétiens, cette mission se poursuivit jusqu’à la disparition de la piraterie.

 Pourquoi le culte de Notre Dame de la Merci à Gairaut ?
Est-ce une dévotion importée par un ancien captif délivré ou par une famille dont un des membres fut mercédaire ? Est-ce en rapport avec la victoire sur les musulmans en 1543, siège de Nice ? Nul ne peut l’affirmer. En tous cas, la fête de N.D de la Merci fut primitivement instituée pour remercier la Vierge d’avoir rendu la liberté aux prisonniers qui lui criaient ” Merci “.
Mais chaque année, le 24 septembre (ou le dimanche le plus proche), depuis que le Pape Innocent II institua cette fête pour l’Eglise entière (1696), les Gairautins aiment venir honorer Marie pour la fête de leur quartier.

Au reste, la sollicitude des Pères de la Merci ne se bornait pas à faire des quêtes dans les divers états de la chrétienté pour subvenir au rachat des malheureux esclaves, ils visitaient, ils consolaient dans leur captivité ceux qu’ils n’avaient pu affranchir; ils entendaient leur confession et les maintenaient dans leur foi ; lorsqu’ils étaient malades, ils les soignaient dans un petit hôpital qu’ils avaient élevé à leurs frais, et les empêchaient de tomber dans les vices honteux où la passion brutale de leurs maîtres ne les entraînait que trop souvent. Telle était la malheureuse condition des chrétiens que le sort de la guerre faisait tomber entre les mains des redoutables corsaires algériens.  

Sources  Jean-Bernard LEMAIRE St Germain-en-Laye le 25 novembre2002                                    Les cahiers de la Méditerranée

/Sources bibliographiques :
- Fernand BRAUDEL ” la méditerranée au temps de Philippe II ” 2 t., (Armand colin, 1985)
- Giuseppe VALLEBONA ” Storia di una colonizzazione “
- Capitaine de Frégate Cavelier de Cuverville ” Pêche du corail sur les cotes de l’Algérie “( Nancy, Berger-Levraud 1880)
- Gérard CRESPO ” les Italiens en Algérie 1830-1962 “(septentrion ) (quelques erreurs dans cette thèse)

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Traites négrières en terre d’islam (2)

Posté : 12 mai, 2009 @ 11:24 dans esclavage, histoire | 2  729 commentaires »

 L’esclavage perdure en terre d’islam

Un esclavage discret et à peine atténué se perpétue aujourd’hui. Il y a des zones de non-droit absolu en Arabie Saoudite et dans certains pays du Golfe, par exemple. Au Niger ou au Mali, vous pouvez acheter – à l’unité – un enfant de 10 ans dont vous ferez ce que vous voudrez. Alors que les autorités religieuses en Occident ont fini par basculer dans le camp des abolitionnistes au XIXe siècle et aujourd’hui encore battent leur coulpe pour les crimes passés, je n’entends aucun prédicateur d’Al-Jazira condamner ces pratiques. »

J’espère que les africains et les descendants des esclaves vont oser bientôt demander des excuses et des réparations aux arabo-musulmans. Il est plus que temps. On ne peut éternellement accuser les occidentaux…

Vidéo sur la traite négrière en terre d’islam: 

 http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1113

Premières traites négrièresL’exploitation de captifs noirs par les peuples du bassin méditerranéen n’est pas une nouveauté moderne. On en relève de premières traces dans l’Égypte pharaonique d’il y a 4000 ans puis plus tard chez les Grecs et les Romains.

Elle va être relancée par l’islam pour une raison en premier lieu religieuse : «en pays d’Islam, seuls sont esclaves les enfants d’esclaves et les personnes capturées à la guerre 

 Traites négrières en terre d’islam (2) dans esclavage sudan1Photo: enfants esclaves

Des personnes libres ne peuvent être asservies, pas plus que les enfants abandonnés, selon une politique courante dans les civilisations antiques», ( Olivier Pétré-Grenouilleau.)

D’où le recours au gisement subsaharien.

 Cela commence avec un fameux traité conclu en 652 entre des Nubiens et l’émir d’Assouan, pour la livraison chaque année d’un quota de 360 captifs à ce dernier en vente_esclaves_600 dans histoireéchange de marchandises diverses.

Rapidement, les habitants du monde islamique en arrivent à assimiler les Noirs à des esclaves et, pour justifier le rapprochement entre l’infériorité juridique et la couleur de peau, ils font appel à la fameuse malédiction de Cham. cliquez

L’anthropologue Malek Chebel montre dans L’esclavage en terre d’islam  comment une culture esclavagiste s’est greffée sur l’islam. Il a justement sous-titré son ouvrage Un tabou bien gardé.

9782213630588FSIl s’agit non d’un livre d’histoire mais d’un récit de voyage ethnographique émaillé de références littéraires.

Spécialiste du monde musulman, l’anthropologue Malek Chebel s’est penché sur un sujet rarement abordé : l’esclavage en terre d’islam, sans se limiter aux traites négrières.

Il évoque les anciens trafics d’esclaves blancs mais aussi les trafics humains qui perdurent dans maints pays sous des formes plus ou moins édulcorées.

Le Coran, livre  fondateur de l’islam, évoque l’esclavage dans pas moins de 25 versets sans le condamner formellement.

«Le Coran n’étant pas contraignant, l’abolition relève de la seule initiative personnelle du maître. Cette ambiguïté est constitutive de l’approche coranique : encourager ceux qui font le bien, mais ne pas alourdir la peine de ceux qui ne font rien», écrit Malek Chebel. «Plusieurs versets entérinent au demeurant l’infériorité de l’esclave par rapport à son maître».

Le calife Omar (581-644) est à l’origine d’une législation qui interdit de mettre en servitude un musulman.

 Dans les faits, c’est cette prescription, qui encourage les musulmans à chercher des esclaves hors de leurs terres, c’est-à-dire en Afrique noire et en Europe orientale, (Les barbaresques)

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s’épuise du fait de la christianisation de l’Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans… la tête de prisonnier maure qui sert d’emblème à la Corse.

On évalue à plus d’un million le nombre d’habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,… d’Afrique du nord.  Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d’énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d’esclaves. Mais l’expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.

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                                                  Enfants  nés également de l’esclavage,
Rapidement, l’esclavage devient un fait musulman, comme il l’a été grec ou romain. «Nulle part on ne trouve contre lui d’opposition ou de réprobation», note l’auteur. Ainsi montre-t-il que les plus grandes figures intellectuelles de l’islam ont été comme les autres de grands propriétaires d’esclaves.

Inhumanité de l’esclavage

Malek Chebel rapporte trois codes régissant l’esclavage en terre d’islam.

À travers des références littéraires, en premier lieu les Mille et une Nuits, ainsi que de nombreux récits de voyageurs, il dépeint aussi le statut des esclaves, leur déshumanisation par la privation de nom et leur exploitation à des fins sexuelles, qu’il s’agisse des concubines destinées à assouvir les plaisirs de leur maître ou des eunuques chargés de les garder !

Inventée et développée à grande échelle par la Chine impériale, exportée dans les pays musulmans et jusqu’en Italie (les castrats), l’exploitation des eunuques est l’une des formes d’esclavage les plus inhumaines qui soient. Cela commence avec l’ablation des parties génitales, généralement pratiquée sur de jeunes adolescents : elle se solde par une mortalité effroyable…

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L’esclavage «de traîne» en terre d’Islam

 Souvenirs de l’esclavage et ce qu’il en reste dans le monde musulman

. Dans beaucoup de régions perdure l’esclavage «de traîne» : il affecte les descendants d’esclaves qui portent le fardeau de leur hérédité ; ainsi ne peuvent-ils par exemple épouser une femme de classe supérieure.                                             

                                            Sur la côte sud de l’Iran subsiste une communauté issue des anciens esclaves noirs qui parle arabe, pratique le sunnisme et entretient des coutumes d’origine africaine. En Arabie, malgré la répétition des édits abolitionnistes, l’esclavage perdure de fait, avec une relative discrétion. Il concerne des ressortissants africains, sans parler des travailleurs asiatiques dont le sort est proche de la servitude.

L’esclavage demeure présent aussi dans les régions sahariennes (Libye, Niger, Tchad, Mali,…) sans qu’on puisse en chiffrer l’importance. Cédant à la pression des ONG, un chef targui du Niger, Amrissal Ag Amdague, a accepté le 10 mars 2005 de libérer 7.000 esclaves coutumiers contre espèces sonnantes et trébuchantes ! En Mauritanie, l’esclavage des Noirs (Harratine) par les Bédouins est une réalité prégnante dont l’auteur a lui-même pris la mesure lors de ses voyages…

Autant dire que la lutte contre l’esclavage demeure d’actualité et cet ouvrage permet de s’en convaincre. Malek Chebel le rappelle avec justesse : «l’esclavage est la pratique la mieux partagée de la planète, c’est un fait humain universel».

 sources: ‘Olivier Pétré-Grenouilleau : Traites négrières ,Malek chebel L’esclavage en terre d »Islam

L’esclavage dans le monde musulman, trois fois plus étalé dans le temps qu’en Occident, a aussi touché deux fois plus d’individus, soit 20 millions de personnes sur 10 siècles.

   à suivre ->                                                  

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L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1830) 1ère partie

Posté : 14 avril, 2009 @ 10:59 dans esclavage | 36 commentaires »

 L‘une des scènes les plus populaires de Molière est celle où le fourbe Scapin extorque cinq cents écus à Géronte en lui faisant croire que son fils Léandre a été emmené à Alger comme esclave. « Que diable allait-il faire dans cette galère ? » se lamente Géronte, qui finit par lui remettre cet argent, le prix de la rançon. Cet épisode des « Fourberies de Scapin », exposé sur le mode comique, révèle en fait une pratique relativement fréquente et, en tout cas, dramatique que Robert C. Davis présente et analyse dans ce livre passionnant sur l’esclavage des chrétiens par les Turcs et leurs corsaires algérois, tunisiens et tripolitains.                                                                                                                                                                                                                L’esclavage  des Blancs, explique l’auteur, minimisé et tenu pour relativement doux en comparaison de celui des Noirs dans les Amériques, offre pourtant des chiffres qui montrent l’étendue d’une activité qui se maintiendra jusqu’au xixe siècle et ne disparaîtra qu’avec l’installation du colonialisme français ennn 1830

Carmen Bernand

                                                                                                                                                                                           L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1830) 1ère partie dans esclavageEn s’appuyant sur des documents historiques et sur des archives de cette période,  une étude exhaustive sur l’esclavage des Européens au Maghreb . L’historien américain revient sur la traite des blancs pratiquée en Méditerranée par des corsaires maghrébins, que l’on nommait alors les Barbaresques. Cette pratique a duré trois siècles (du 16ème au 19ème siècle) et a réduit plus d’un million d’Européens en esclavage dans les villes d’Alger, Tunis, Tripoli et Salé. Ces corsaires écumaient la Méditerranée et poussaient des pointes jusqu’aux côtes britanniques, à la recherche de nouveaux captifs. Toutefois, cet esclavagisme se distingue des autres formes de mise en servitude par sa dimension religieuse. C’est aussi une guerre menée contre les chrétiens. En plus des bénéfices réalisés grâce à cette traite, les corsaires maghrébins considéraient qu’il y avait une revanche à prendre sur ceux qui ont chassé les musulmans du paradis perdu d’Al Andalous                                                                               

Combien de chrétiens – car il s’agit bien d’un prélèvement d’ennemis, d’infidèles, par les corsaires musulmans dont beaucoup sont des renégats – ont été soumis en esclavage ? L’auteur, qui a travaillé principalement en Italie avec une documentation de première main  expose les difficultés de chiffrer de façon exacte le nombre des captifs , fournie essentiellement par les ordres religieux qui avaient tendance à exagérer le nombre de ces esclaves.                                                                                                                                         

                                                                                                                                                               Toutefois, sur la base de certains recoupements, R.C. Davis arrive à la conclusion qu’entre 3202M dans esclavage1580 et 1680, la période la plus active de cette course méditerranéenne – les « Fourberies » datent de 1671 – on peut accepter une moyenne annuelle de 35 000 captifs vivants répartis, pour la grande majorité, à Alger et, en nombre moins important, à Tunis (6 000) et Tripoli, bien que d’autres bagnes aient existé notamment à Dulcigno (Montenegro), .

sources :livre de Robert C Davis et Carmen  Bernand

                                                                                            

Dans les premiers temps de l’islam, les notables de Bagdad s’approvisionnaient en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase ,  les femmes caucasiennes étaient réputées pour leur beauté,  mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendaient des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s’épuise du fait de la christianisation de l’Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la

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Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias (*) sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans… la tête de prisonnier maure qui sert d’emblème à la Corse.

                                          Afficher l'image en taille réelle            La légende la plus connue voudrait qu’à l’époque des raids Sarrasins, les braves guerriers Corses auraient eu l’habitude de tuer leurs ennemis et de les décapiter ensuite pour empaler leurs têtes sur des piques, afin de les présenter aux nouveaux envahisseurs pour les décourager.

 S’il est vrai qu’aucun royaume européen n’était à l’abri des incursions corsaires, qui pouvaient remonter de Salé jusqu’au sud de l’Angleterre, ce sont les côtes espagnoles et italiennes qui furent les plus touchées par les razzias.

Les corsaires ne se contentaient pas d’aborder des galères chrétiennes ou des bateaux de pêche : ils mouillaient dans des criques isolées et pénétraient dans les terres, pillaient, saccageaient au passage, et emportaient des paysans ou des religieux, soit pour rançonner la famille, soit pour emmener leurs victimes dans les bagnes d’Alger ou d’ailleurs et en faire des esclaves

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Avec justesse, l’auteur explique que ces prises non seulement terrorisaient les habitants du littoral et rendaient très risqués la pêche et le commerce maritime, mais que la ponction humaine régulière et la difficulté de payer des rançons élevées de la part de ceux qui restaient, eurent pour conséquence la ruine d’une partie de ces populations et la décomposition du tissu social.

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  La première moitié du XVIIème siècle fut marquée par l’apogée de l’esclavage en Alger et Tunis d’où les victimes étaient réparties dans l’ensemble du monde musulman.
          On comptait en Alger seulement, aux dires de captifs libérés, une vingtaine de milliers d’esclaves de toutes origines dont une bonne moitié de chrétiens d’Europe. Si l’on rajoute les autres détenus entre Alger et le proche Orient le total doit être effrayant. Que dire alors de tous ceux qui n’ont pas survécu ou sont morts en esclavage ?

à suivre  La vie sous le fouet

à suivre : Le rachat des esclaves 

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L’esclavage des chrétiens en terre d’islam (1)

Posté : 13 avril, 2009 @ 8:28 dans esclavage, histoire | 26 commentaires »

 Il est au goût du jour de ne voir que grandeur dans l’histoire des autres peuples et comportements vicieux se penchant sur celle de notre pays. Ainsi nous sert-on de larges rasades sur l’esclavage des Noirs et, c’est vrai, l’ignoble méthode qui consistait à les enlever d’Afrique pour les envoyer dans les plantations d’Amérique. Certes, nous sommes coupables, mais moins que les autres Noirs, qui nous vendaient leurs frères après les avoir capturés pour recevoir en échange des armes ou de la verroterie. Si nos ancêtres avaient là leur part de responsabilité, on n’entend guère parler d’un autre esclavage, celui auquel les pirates musulmans réduisaient les chrétiens des côtes méditerranéennes. C’était l’époque des barbaresques, du XVIème siècle au début du XIXème.

En droit, les côtes actuelles de l’Algérie, de la Tunisie et de la Libye relevaient de l’autorité de l’empire turc. Le Maroc avait préservé son indépendance. Ces pays étaient pauvres et, se réclamant du jihad contre les  » infidèles,  » les maîtres des lieux avaient institué une profitable L'esclavage des chrétiens en terre d'islam (1) dans esclavage TunisCharlesQuintindustrie de la piraterieLes corsaires musulmans auraient pu se contenter de piller les cales des bateaux mais, la notion même d’esclave étant légitimé par le Coran, ils préférèrent le trafic d’humains, autrement plus profitable.Pour ce faire, ils ne se contentaient d’attaquer les navires venant d’Europe, mais lançaient aussi des assauts contre les terres chrétiennes

sources Jean Isnard

Débuts de la piraterie en Europe           

Après le coup d’arrêt à leur conquête que fut  la victoire de Poitiers, les Musulmans n’eurent de cesse de vouloir s’emparer de l’Europe par l’ouest d’abord en résistant à la volonté des monarques espagnols de récupérer leurs domaines, ce qui fut toutefois accompli en 1492. 

Après leur expulsion d’Espagne ils attaquèrent cette Europe par  l’Ouest et l’Est.

Par l’ouest  sur mer en encourageant et en pratiquant la piraterie, la razzia sur les cotes avec rapt des populations aux fins de les réduire en esclavage ou de soutirer des rançons,

                                      rais.maxi dans histoire 

Célébration du retour du Raïs d’une compagne de course (peinture Mohamed Racim)

À l’est ils eurent plus de succès,                                                                                                                     Sur une durée de huit siècles terminée en 1453 par la prise de Constantinople, ils  s’emparèrent de la quasi-totalité de l’Empire byzantin jusqu’au Danube et à la cote adriatique.
Il fallut les défaire à Malte en 1565 , Lépante en 1571, Vienne (Autriche) en 1529 et 1683, pour s’assurer un répit avant les libérations partielles du XIXème siècle dans les Balkans.  

En méditerranée occidentale il n’y eut aucune trève ; bien que  les états musulmans aient très vite perdu le contrôle de la mer,  la piraterie a toujours  sévi à  tel point que certaines îles comme les Baléares et la Sardaigne se sont vidées de leurs populations dès le IXème  siècle                                                                                                  image002

L’histoire oubliée des Blancs réduits en esclavage.

 Les Blancs ont oublié ce dont les Noirs se souviennent.  

   

Les historiens  ont étudié tous les aspects de l’esclavage des Africains par les Blancs, mais ont largement ignoré l’esclavage des Blancs par les Nord-Africains. [ Esclaves chrétiens, maîtres musulmans ] est un récit soigneusement documenté et clairement écrit de ce que le Prof Davis nomme « l’autre esclavage », qui s’épanouit durant approximativement la même période que le trafic transatlantique, et qui dévasta des centaines de communautés côtières européennes.Au XVIe siècle, les esclaves blancs razziés par les musulmans furent plus nombreux que les Africains déportés aux Amériques

«Il fallut attendre le XVIIIème siècle pour que les monarques d’Espagne décident de repeupler de Catalans les premières iles et d’en implanter un peu  en Sardaigne, alors que la maison de Savoie s’attache à envoyer des Italiens dans la seconde.»

 La Corse et la Sicile quant à elles, ont apparemment été moins éprouvées. Il convient de mentionner la repopulation de la Corse par des Toscans et des Ligures du XVème au XVIIème siècle ainsi que celle de l’île de Gozo (également désertée suite aux incursions des Maures et la fuite des rescapés) près de Malte par des familles venues de cette dernière au milieu du XVème siècle (in livre d’or de Malte). d’après Jean-Bernard LEMAIRE 

Qui sont ces pirates barbaresques ?

   Par leurs exactions les pirates dits  » barbaresques  » ,  » sarrasins  » ou  » turcs « , ont semé la terreur sur l’ensemble des cotes de la méditerranée occidentale, mais nombre d’entre eux, parmi les plus célèbres, n’avaient de  » barbaresque  » que le fait d’être      convertis à l’Islam, par conviction ou par intérêt, c’étaient des forbans qui se souciaient avant tout de s’enrichir aux dépens de leurs contemporains sous quelque bannière que ce soit. 
                                                                                                                 C’est ainsi que le fameux « , Barberousse était en réalité un marin Grec islamisé de Lesbos. Il s’établit avec ses frères et comparses à Djerba puis à Djidjelli.    Sous le nom de Khair-medium_BarberousseEddine il s’empara d’Alger en 1518 avant d’y rétablir l’autorité de la Sublime Porte et d’être nommé Beylar Bey ou Dey, Se plaçant sous l’autorité nominale et le pavillon de cet empire reconnu des puissances de l’époque, il autorise les pirates à se prévaloir de lettres de course et ainsi de prétendre être  » corsaires  » au service de l’Islam.

 

 

          En 1529  » Cacciadiavoli «  ( Chasse-diables), l’un des séides de Barberousse, captura huit galères espagnoles. Andréa Doria tenta une expédition punitive contre Cherchell, repaire de Cacciadiavoli mais dut battre en retraite

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          Après de nouvelles agressions manifestement effectuées avec l’approbation de la sublime porte, l’Espagne, le Saint Siège et les Chevaliers de Malte déclarèrent la guerre aux turcs en 1531.

          En 1533, le pirate «  Kalypine  » ( le Maure d’Alexandrie) attaqua de nuit un convoi vénitien au large de Beyrouth et subit une cuisante défaite. Les vénitiens firent relâcher les prisonniers, dont Kalypine lui-même, pour ne pas envenimer leurs rapports avec Istamboul..
          Sur ces entrefaites, le Sultan ,nomma Khair Eddine Barberousse commandant en chef (Kapitan Pacha) de sa flotte qui acquit rapidement une valeur et une audace jusqu’alors inconnue.

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          En 1534, Barberousse mit à feu et à sang les côtes de la Calabre et de la Campanie, s’installa à l’embouchure du Tibre et menaça Rome.
          Ensuite il saccagea et soumit la Tunisie dont le Sultan s’était soulevé.
    En 1535, à Cagliari les alliés assemblaient, sous le commandement d’Andréa Doria, une TunisCharlesQuintflotte de soixante quatre galères sur laquelle embarqua Charles Quint.
 En 1537, la république de Venise se décide, après maintes tergiversations et faux fuyants à entrer en guerre aux côtés des alliés hispano-pontificaux. Cette décision s’avèrera peu profitable à Venise puisque c’est elle qui fera les frais de la paix de 1540 avec le Sultan ottoman en lui cédant Nauplie et Malvoisie les deux dernières places fortes de Venise en Morée.

          Toujours en 1540, un autre Grec, Dragut (déformation du Turc Turghut), après avoir écumé le détroit de Sicile pour y piller notamment le blé et les êtres humains, se rend Maître de Tripoli en Cyrénaïque où il prend la place, en 1566,

Il participe brillamment (si l’on se place du point de vue musulman) au siège de Malte où son opiniâtreté et le peu d’intérêt qu’il attachait à épargner les piratas+dragutvies humaines, même pas celles de ses hommes, le montrèrent harcelant sans relâche les défenseurs, religieux et Maltais unis mais inférieurs en nombre, au point qu’ il faillit venir à bout de leur résistance désespérée et ne fut arrêté que grâce à l’explosion d’une réserve de poudre.
          En 1546, Barberousse meurt à Constantinople à plus de quatre vingts ans.

        

A Alger on comptait de 5 à 6000 Corses esclaves à la fin du XVIème siècle. On se doit de mentionner dans les rangs de la piraterie le Rais Hassan Corso, de sinistre mémoire, alors que d’autres tel Sanson Napollon servirent les rois de France et hasan1les financiers de Marseille ou se consacraient à faire office d’intermédiaire  dans les transactions de rachat des esclaves chrétiensl

          Elleuj (Elhadj ?) Ali, né en Calabre était un ancien esclave rameur, converti à l’Islam par intérêt dit-on, pour pouvoir sans châtiment se venger d’un musulman qui l’avait offensé, il connut une carrière de premier plan puisqu’il fut Dey d’Alger de 1560 à 1587, avait toute la confiance du Sultan-Khalife et termina Amiral de la flotte turque. D’aucuns racontent qu’il aidait financièrement et rendait parfois visite à sa famille tout en préservant sa région des attaques venues de la mer. Il était également surnommé  » Occhiali « (lunettes, en Italien) car il avait une mauvaise vue et portait des lunettes.
          Simon Rais ou Simon Danser, autre émule nord-européen cette fois, serait un Flamand ou un Danois qui aurait initié les Musulmans à la  » course  » atlantique. Il leur aurait, dès 1601, enseigné les techniques de navigation océane après les avoir initiés au passage du détroit de Gibraltar pour les mener jusqu’en Islande avec quelques pointes en Amérique.

 Pour l’aspect amusant du sobriquet, nous citerons un dernier exemple de chrétien renégat devenu  » Raïs  » (capitaine) chez les pirates barbaresques, il s’agit de  » Mezzomorto « . Capturé à  » moitié mort  » par les Barbaresques au cours d’un abordage, il survécu et s’enrôla aux cotés de ses ravisseurs.
      fanger2    C’est ainsi que les pirates ou corsaires basés en Barbarie,de Tétouan, d’Alger à Tripoli, ont inquiété le commerce maritime et réduit des innocents en esclavage, non seulement dans leur région d’élection mais jusqu’au Nouveau Monde.

A la fin du XVIIIème siècle c’etait devenu un problème inquiétant pour les Européens , un problème qu’il était urgent de résoudre . Il fut résolu par la prise d’Alger en 1830 par l’armée française .

Sources :L’histoire des Barbaresques de Laurent Lagartempe  , Les Barbaresque de Jacques Heers

Excellent diaporama très instructif de Claude Jacquemay.

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 A suivre->Esclaves chrétiens, maîtres musulmans.

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L’Histoire de l’esclavage enseignée à l’école

Posté : 7 mars, 2009 @ 11:44 dans esclavage | 7 commentaires »

La traite des Noirs, l’esclavage que la France, comme nombre de nations européennes, a pratiqué durant des siècles , figurera au programme des élèves d’école primaire dès la rentrée prochaine. (…)

 «Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage, puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendrées, les blessures qu’il a laissées dans l’âme», a expliqué le chef de l’Etat.

Cela ne souffre aucune contestation : il est grand temps !… mais…

« Le président de la République annonce que l’on va enseigner l’histoire de l’esclavage dans les écoles de France. Louable initiative, puisque l’Histoire est la chose du monde la moins enseignée, avec l’orthographe.

 Mais il y a un hic : ce que l’on va enseigner, c’est la coupable histoire des négriers européens, français surtout, dans le commerce atlantique du bois d’ébène. Or l’histoire de l’esclavage, si nous parlons d’Afrique, c’est bien plus encore l’histoire du commerce arabe et musulman des esclaves africains.

pays arabo-musulmans                                               L’Histoire de l’esclavage enseignée à l’école dans esclavage image1_arts_310 Etats-Unisesclavage8 dans esclavage  Ce que l’on va enseigner, quelles que soient les bonnes intentions de M. Sarkozy, c’est l’histoire politiquement correcte de l’esclavage, , un mensonge d’auto-flagellation marxo-socialiste sur la culpabilité éternelle de l’Occident. Mais touche pas à mon Islam ! Il castre, il lapide, il démembre et il excise qui il lui plaît. »

L’Islam a réduit en esclavage autant d’Africains , que ceux transportés sur les continents américains. Et si ces derniers s’y comptent aujourd’hui par dizaines de millions, on cherche en vain les descendants des esclaves africains, pourtant plus nombreux, qui ont été exploités dans les pays musulmans, car ils y étaient massivement castrés et y mourraient comme des mouches de maladies et de privations.  d’après  Alain-Jean Mairet <-  lire l'article

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Parce que je suis un intellectuel musulman, un anthropologue qui défend depuis toujours le droit des personnes et qui combat les tabous de l’islam, je me sens missionné pour dénoncer ce drame de l’esclavage qui a contaminé tous les pays où l’islam a prospéré. A Brunei, au Yémen, dans les pays du Sahel, chez les Touaregs, en Libye, dans le Sud tunisien, en Egypte, en Arabie, en Mésopotamie, à Oman et Zanzibar, au Soudan ou à Djibouti, il n’est en effet pas un lieu gagné par l’islam où ne se soit jamais pratiqué le commerce d’esclaves. OAS_AD(‘Middle1′); Malek Chebel (anthropologue musulman)

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                                         esclaves_des_arabes

 Dans une enquête mondiale, l’anthropologue musulman révèle les pratiques d’asservissement dans le monde islamique et leur inquiétante persistance

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Mais où sont passé les noirs dans le monde musulman? 

Posons-nous  la question, ce que personne en dehors des spécialistes ne songe jamais à  faire, sur les descendants des “quantités effroyablement gigantesques d’Africains importés comme esclaves” dans le monde arabo-musulman pendant des siècles (quelque 17 millions en 3 siècles),

source Le ministère de la Vérité
Par Laurent Murawiec à Washington
Metula News Agency
18/05/8

«Lisez donc le livre de l’éminent historien qu’est Jacques Heers, “ Les négriers en terre d’Islam.”

3 Vous tomberez, le nez écrasé, sur quelques différences entre les deux trafics, quoique l’abomination du trafic d’esclave soit commune : l’esclavage a été pourchassé et aboli par l’Occident ; les idées de l’abolition et l’abolitionnisme elles-mêmes furent strictement et uniquement occidentales. on se trucida aux Etats-Unis pour savoir si le pays tolèrerait, ou pas, la continuation de l’esclavage sur le territoire national.

Le monde arabe et musulman  ne se posa pas de questions, il ne  suivit uniquement que contraint et forcé les idées d’abolition. L’esclavage a toujours joué un rôle économique moteur en Islam.

Aux Etats-Unis, au Brésil où en Colombie, la population noire s’élève à 12 % de la population totale, c’est le signe que les descendants d’esclaves ont fait souche : familles, enfants, descendance. Les négriers ont eu beau faire périr les esclaves capturés en Afrique, en nombre immense, une fois arrivés, même avec la séparation des familles par la vente aux enchères, les esclaves ont eu des enfants, qui, à leur tour, etc.

 Des millions,  d’Africains importés comme esclaves dans le monde arabo-musulman, en  est-il résulté une vaste population noire ? Que non !

On la verrait, mais on ne la voit pas. Est-ce l’effet de la tolérance musulmane ?    

 Non c’est parce qu’on les a castrés par millions !    

                                                       L’esclave noir en terre d’Islam était systématiquement émasculé. C’est pourquoi il y a relativement peu de « Noirs » dans le Golfe persique, en Egypte, etc., surtout en regard des quantités effroyablement gigantesques d’esclaves capturés en Afrique noire et traînés vers le Nord. De tout cela, puisqu’on enseignera l’histoire de l’esclavage, en parlera-t-on ?

Eh ! non, pardi ! Si l’on essayait, une levée de boucliers, un tollé, comme on dit, soulèverait instantanément les « chercheurs » de l’université française, qui vous traiteraient d’islamophobes, puisque l’histoire se doit de respecter les tabous auto érigés par des « historiens » chargés d’entériner les mythes, de confirmer les positions politiques bien en cours, et de protéger le politiquement correct des atteintes de la réalité.

extrait de l’ article publié le 18 mai, 2008 à 6:56

Quel que soit l’exploiteur, occidental ou arabo-musulman, l’esclavagisme est un crime contre l’humanité qu’il faut éradiquer du monde entier 

                                                     esclavage

- Pour un sursaut de Malek Chebel

« Aujourd’hui encore le constat demeure affligeant. Je regrette que de nombreux musulmans, arabes ou non, ne semblent éprouver de plaisir, hélas, qu’en accomplissant l’inverse de ce que recommande si clairement le Prophète, et s’emploient sans vergogne à répudier leurs femmes et à mettre en servitude leurs domestiques. Au Koweït comme au Qatar, en Arabie Saoudite ou à Dubaï, l’employeur a de puis longtemps remplacé le négrier. «Esclaves économiques», Philippins, Indiens, Malais, Bangladais se sont substitués aux anciens captifs d’Afrique, Habachis et Zandj. Au Maroc se pose aujourd’hui la question des domestiques, ces «petites bonnes» non rémunérées, corvéables à merci, qu’on réquisitionne jour et nuit, et que les autorités elles- mêmes évaluent à plus de 1 million. Que dire aussi des eunuques à La Mecque ! Oui, en 2007, des eunuques gardent toujours les lieux saints de l’islam !
Soyons clairs, je n’attaque ni un pays en particulier, ni l’islam en tant que religion. Mais son dévoiement, qui n’en finit pas de faire des ravages. Il faut que l’Islam retrouve sa vraie nature et rejoigne enfin les grandes civilisations libératrices. »

Anthropologue et spécialiste de l’islam, Malek Chebel est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont le «Dictionnaire amoureux de l’islam» (Plon, 2004). En 2007, il a publié «l’Islam expliqué par Malek Chebel» (Perrin) et «Treize Contes du Coran et de l’islam» (Flammarion). Il publie aujourd’hui chez Fayard «l’Esclavage en terre d’Islam. Un tabou bien gardé».

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LE CORAN et L’ESCLAVAGE

Posté : 27 octobre, 2008 @ 4:19 dans esclavage, histoire | 4 commentaires »


Révélé dans une terre où l’esclavage était considéré comme naturel, l’islam n’a pas aboli cette pratique, mais a essayé d’inciter ses fidèles à affranchir les esclaves, notamment les musulmans parmi eux. Des esclaves en quête d’affranchissement ont été parmi les premiers convertis à l’islam et allaient former par la suite le noyau de la première armée musulmaneLE CORAN et L'ESCLAVAGE dans esclavage livChebelesclavage Toutefois, et comme le remarque Malek Chebel, le Coran n’était pas contraignant en matière d’abolition. Dans une démarche d’affranchissement progressif basée sur l’initiative individuelle, l’islam ne voulait pas susciter l’animosité des aristocrates arabes qui tiraient confort et profit de ce qu’on peut appeler la traite des hommes. myths-slavery dans histoire Toutefois, l’extension progressive de l’empire musulman, le besoin impérieux d’une main d’œuvre pour travailler dans les nouvelles terres annexées et l’abondance des prisonniers tombés en captivité après les conquêtes musulmanes, ont relégué les recommandations religieuses au second plan.                                                    image006De dynastie en dynastie et de siècle en siècle, l’esclavage est devenu un fait musulman. Nulle part on ne trouve contre lui d’opposition ou de réprobation. Le nombre d’esclaves et la condition servile étaient profondément enracinés dans la société féodale et passaient pour un fait naturel”, résume Malek Chebel.L’islam s’est imposé en grande partie par le biais des conquêtes. L’armée musulmane s’est retrouvée avec des milliers de captifs (hommes, femmes et enfants) auxquels il a fallu trouver un statut. Ce fut celui d’esclave. C’est ainsi qu’on s’est retrouvé devant un paradoxe entre ce que dit l’islam et la pratique historique de l’esclavage en terre d’islam, entre la théorie et la réalité effective de la chose.Progressivement l’idée d’affranchir un esclave en vue de gagner la bénédiction divine disparaissait, laissant la place au sentiment de puissance et de supériorité que procure la situation de maître. La production théologique allait suivre cette évolution, en fournissant des codes pour réglementer l’esclavage, quand il est devenu impossible de l’abolir. Dans la dernière partie de son livre, Malek Chebel présente trois textes, qu’il qualifie de “codes arabes de l’esclavage”, à l’instar du “code noir” du roi Louis XIV, qui réglait la vie des esclaves dans 5788356les colonies françaises. Dans ces textes, on prodigue des conseils sur l’achat des esclaves et leurs prix, comment éviter les tromperies sur “la marchandise”, on y précise les droits dont disposent les maîtres sur les esclaves, y compris les droits sexuels.                                                              pochoirfrise104.jpg

Les esclaves domestiques restent légion en terre d’islam.-

Le sujet me donne la chair de poule et j’espérais n’avoir jamais à en parler. De quoi s’agit-il ?                                                                                                                        Miochel Garoté a travaillé un temps pour le Corps Consulaire et Diplomatique de Lausanne. Dans ce cadre a publié une petite étude historique (1).

 Mais le sujet n’est pas là. Le sujet c’est les conditions de survie des domestiques dans certaines missions diplomatiques des émirats du Golfe accréditées auprès du Bureau européen de l’ONU à Genève. J’ai été confronté à cette abomination dans le cadre du Corps Consulaire et Diplomatique de Lausanne,  notamment concernant des domestiques philippines. Le récent comportement de Hannibal Kadhafi à Genève a relancé ce douloureux sujet. L’article ci-dessous paru dans Le Matin Dimanche rappelle quelques faits horrifiants à cet égard. Je m’abstiens quant à moi de tout commentaire à ce stade.

-Miguel Garroté  
  
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Les esclaves domestiques restent légion en terre d’islam.

-L’affaire du fils Kadhafi à Genève est venue brutalement rappeler le sort réservé au personnel de maison dans les pays arabes. Une forme d’esclavage moderne encore beaucoup trop répandue. Un intellectuel musulman lance un cri de guerre contre cette «culture esclavagiste» qu’il estime contraire au Coran. Les pressions internationales se multiplient également.

Sources  Ludovic Rocchi,  le 2 août,  dans Le Matin Dimanche.

http://www.lematin.ch/fr/actu/monde/les-esclaves-domestiques-restent-legion-en-terre-d-islam_10-210602 -

Hannibal Kadhafi passe pour le mauvais garçon de la famille. Quand le fils du dictateur libyen est interpellé à Genève avec son épouse pour répondre de graves sévices corporels à l’encontre de deux domestiques, on peut penser qu’il s’agit d’un dérapage isolé, d’une frasque de plus d’un personnage connu pour sa violence et qui se croit tout permis. Hélas, non, la violence reprochée à Hannibal Kadhafi et à son épouse n’a rien d’exceptionnel. Le phénomène de la maltraitance du personnel de maison est si ample dans le monde arabe qu’il donne lieu à une longue liste de faits divers et de rapports alarmants d’organisations internationales. Cette semaine encore, une riche famille des Emirats arabes unis a été inculpée en Belgique pour avoir tenu enfermés et avoir harcelé moralement onze domestiques dans un des plus grands palaces de Bruxelles. Mais il ne faudrait pas croire que ces dérapages ne se produisent que lors de séjours à l’étranger. C’est sur place que la situation se révèle la plus terrible.

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Publié au début de ce mois, un nouveau rapport de l’ONG Human Rights Watch décrit des «conditions proches de l’esclavage» pour une grande partie du million et demi de travailleuses domestiques asiatiques employées en Arabie saoudite (lire leurs témoignages ci-dessous). Passeport confisqué, salaire absent ou dérisoire, horaire démentiel, violences physiques et sexuelles, les pratiques barbares à l’encontre des domestiques se révèlent sans limites et le plus souvent impunies au regard du droit et des traditions en vigueur dans les pays arabes.

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La tradition de la tutelle

Bien sûr, l’islam ne détient pas le monopole de cette survivance de l’esclavagisme. La Genève internationale est bien placée pour le savoir, avec ses scandales à répétition de domestiques exploités et maltraités par des diplomates étrangers, qu’ils soient arabes, indiens, sud-américains ou africains. Et on pourra dire que le sort des femmes de ménage employées au noir jusqu’en Suisse n’est pas toujours reluisant. Mais en terre d’islam, la pratique est érigée en système, héritée de quinze siècles de traite d’esclaves. Les marchés de chair humaine à ciel ouvert ont évidemment disparu. Les pays arabes tardent cependant à se défaire de la tradition de la tutelle ou du parrainage qui remplace le droit du travail. Dans leurs palaces et leurs maisons bourgeoises, les maîtres ne sont pas considérés comme des employeurs à l’égard de leur personnel de maison, mais comme les tuteurs d’étrangers qu’ils abritent sous leur toit. Attirées en masse par la promesse d’un emploi plutôt que la misère dans leur pays d’origine, ces petites mains sont dépouillées de tous droits. Il n’est donc pas difficile de leur confisquer leur passeport, de les cloîtrer et de les exploiter sans aucun risque d’être inquiété. Le plus souvent asiatiques, ces victimes de l’esclavage moderne peuvent aussi venir des pays arabes eux-mêmes, à l’image des «petites bonnes» marocaines, ces centaines de milliers de femmes qu’on enlève très jeunes à leur famille et qui finissent exploitées le plus souvent sans salaire, quand elles ne sont pas violées puis répudiées parce qu’elles ont le malheur de tomber enceinte.

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Timide prise de conscience

Face à ce constat accablant, quelques intellectuels musulmans tentent de relayer chez eux le combat des organisations internationales. Quelques pays arabes, dont le Liban, se mettent timidement à empoigner le problème. L’an dernier, un premier colloque international s’est tenu à Marrakech sur l’esclavage dans les pays arabo-musulmans. Et l’Organisation internationale du travail s’est engagée à réglementer en priorité l’exploitation des domestiques lors de sa prochaine assemblée en 2010. Mais l’esclavage en terre d’islam reste «un tabou bien gardé», dénonce l’intellectuel franco-algérien Malek Chebel dans son dernier ouvrage consacré au sujet (lire et écouter son interview ci-dessous).

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Contraire à l’esprit du Coran

On retient de l’Histoire et du Coran que l’affranchissement des esclaves a été prôné en islam bien plus tôt que chez les Occidentaux. C’est vrai, le Coran évoque la question dans vingt-cinq versets datés du VIIe siècle. Mais cet élan n’a pas duré. Et, surtout, le Coran n’étant pas contraignant, il relève de la responsabilité de chaque maître d’affranchir ses esclaves pour gagner la bénédiction du Ciel. Enfin, il existe aussi une partie du texte sacré qui permet de se donner bonne conscience, comme le font les musulmans wahhabites d’Arabie saoudite et ceux du Golfe. Ils se réfèrent à un verset qui dit que Dieu «a élevé les uns au-dessus des autres, en degrés, afin que les premiers prennent les autres à leur service, tels des serviteurs». Il n’est toutefois pas précisé qu’il faut humilier, cloîtrer et violenter ses domestiques…

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«Ce n’est pas une question de religion mais d’éducation»

Le Franco-Algérien Malek Chebel se réclame de l’islam des Lumières. Il a l’habitude de publier des ouvrages qui remettent en cause la manière dont sa propre religion est «dévoyée». Le dernier en date* est consacré au tabou de l’esclavage en terre d’islam.

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Pour le «Matin Dimanche», Malek Chebel a accepté d’analyser l’affaire Kadhafi.

-Les violences dont sont accusés Hannibal Kadhafi et son épouse à l’égard de leurs domestiques sont-elles courantes chez les riches arabes?

Il est malheureusement fréquent que les puissants du monde arabe se permettent de maltraiter les gens à leur service. Cette barbarie est favorisée par l’absence totale d’Etat de droit. Ceux qui ont le pouvoir façonnent le droit pour eux-mêmes.

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Faut-il comprendre que cette manière d’humilier l’autre fait partie de la culture arabe et islamique?

Non, l’islam n’est pas une religion esclavagiste. Mais certains exploitent des versets du Coran ambigus et vieux de quatorze siècles (!) pour faire croire qu’ils sont en adéquation avec leurs principes religieux. Il s’agit plutôt d’un problème d’éducation individuelle, où chez les nantis, on apprend à disposer du droit de vie et de mort sur tout le reste de la population.

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Avez-vous l’espoir d’un changement par rapport à cette «culture esclavagiste» dont vous estimez que l’islam est victime?

Oui, je crois que c’est le bon moment pour venir à bout de ce tabou massif. Je suis invité dans le monde entier pour donner des conférences depuis la publication de mon livre sur le sujet. Il y a dix ans encore, je n’aurais bénéficié d’aucune écoute…

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*«L’esclavage en terre d’islam», Malek Chebel, Fayard, 496 pages.

Podcast – Malek Chebel interviewé par France Inter  histoire20090424.ram          Patientez quelques secondes au début ou poussez le curseur légèrement.

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 De terribles témoignages

L’Arabie saoudite figure en tête des pays arabes où l’exploitation des domestiques cause problème. Dans un rapport de 133 pages publié le 3 juillet dernier, l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch dénonce des «conditions proches de l’esclavage» imposées aux travailleuses domestiques venues le plus souvent de pays asiatiques (Indonésie, Sri Lanka, Philippines, Népal). Les autorités saoudiennes sont appelées à entreprendre d’urgence des réformes en matière d’immigration, de droit du travail et de justice pour mettre fin à cette barbarie. Le rapport contient des dizaines de témoignages qui glacent le sang.

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En voici deux extraits :

«Pendant un an et 5 mois, je n’ai reçu aucun salaire. Si je réclamais l’argent, ils me battaient, ou me coupaient avec un couteau, ou me brûlaient. J’ai des marques sur le dos. J’avais mal partout. Ils prenaient ma tête et la cognaient contre le mur. Chaque fois que je réclamais mon salaire, il y avait un conflit» Ponnamma S., une travailleuse domestique sri-lankaise, Riyad, le 14 décembre 2006.

«Au bout d’un moment, l’employeur a commencé à montrer de l’affection pour moi. Il m’a fait venir dans sa chambre. Il a dit: «Je veux te raconter comment je t’ai eu à l’agence». Il a dit: «Je t’ai ramenée pour 10 000 riyals»… L’employeur m’a violé plusieurs fois… J’ai tout dit à madame… La famille entière, madame, l’employeur, ne voulaient pas que je parte. Ils ont fermé les portes et les portails à clefs…» Haima G., travailleuse domestique philippine, Riyad, le 7 décembre 2006.

    à suivre: L’histoire de l’esclavage enseignée à l’école      table_matiere1  

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