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Noël sanglant pour les coptes égyptiens

Classé dans : Religion — 9 janvier, 2010 @ 0:44

Au Caire, Tangi Salaün

Le pape Chenouda III, actuel primat de l'Église copte orthodoxe, lors des cérémonies de Noël.
Le pape Chenouda III, actuel primat de l’Église copte orthodoxe, lors des cérémonies de Noël. Crédits photo : AFP

Sept personnes, dont six chrétiens, ont été abattues mercredi soir en Haute-Égypte.

Noël sanglant pour les coptes égyptiens dans Religion coeur- Dans un pays secoué depuis des années par des troubles confessionnels, le sang des coptes a une nouvelle fois coulé, au moment où la minorité chrétienne (environ 8 % de la population) célébrait le Noël orthodoxe. L’attaque s’est déroulée mercredi à Nag Hammadi, une ville aux trois quarts chrétienne, à 80 km au nord de Louxor. D’après des témoins, trois hommes circulant en voiture ont ouvert le feu sur des fidèles qui sortaient de la principale église de la ville après la messe de minuit.

«Je me dirigeais vers l’évêché, lorsque j’ai vu un homme tirer à l’arme automatique sur tous les coptes qui passaient», a témoigné l’évêque Kyrillos, qui venait de célébrer la messe. Un agent de sécurité musulman et six fidèles ont été tués, plusieurs autres grièvement blessés. Selon l’évêque, de nombreux coptes de la ville ont été menacés ces derniers jours. Lui-même aurait reçu un SMS disant : «C’est ton tour». «Les églises auraient dû être mieux protégées», accuse-t-il.

Un jeune copte blessé lors de l'attaque de Nag Hammadi.
Un jeune copte blessé lors de l’attaque de Nag Hammadi. Crédits photo : AP

«Le silence du gouvernement»

Dans cette région connue pour sa tradition de târ, la vendetta, où crimes de sang et d’honneur sont fréquents, indépendamment de la question religieuse, l’attaque aurait été menée en représailles au viol présumé d’une musulmane de 12 ans par un chrétien dans un village proche de Nag Hammadi, en novembre. Après cette agression, des maisons et des pharmacies appartenant à des coptes avaient été incendiées. Tous les émeutiers ont été acquittés.

Selon une source sécuritaire, le principal assaillant de mercredi, présenté comme Mohammed Ahmed Hussein, un musulman de Nag Hammadi, est «un criminel connu des services de police» et l’attaque aurait eu lieu «dans une rue commerçante», et non devant l’église. Pour les autorités, qui cherchent systématiquement à minimiser la portée de ce genre d’agressions, assurant contre toute évidence qu’il n’y a pas «de problème confessionnel» en Égypte, l’affaire est entendue : c’est une «simple» vendetta.

Mais elle réveille des souvenirs douloureux : le massacre d’al-Kocheh (20 morts), près d’Assiout, où les coptes avaient été méthodiquement pourchassés dans les rues du village il y a dix ans presque jour pour jour ; ou les attaques visant des églises, à Alexandrie à plusieurs reprises ces dernières années, comme à Abou Korkas, près de Minîéh, où neuf jeunes fidèles ont été abattus en 1997. À cette époque, les Gama’at al- Islamiya, les groupes islamistes armés, faisaient régner la terreur dans cette région, l’une des plus pauvres d’Égypte.

Plus encore, c’est la réaction des autorités qui insupporte les coptes. Plusieurs milliers d’entre eux ont manifesté leur colère jeudi à Nag Hammadi aux cris de «non à l’oppression», et affronté la police devant l’hôpital. «On ne peut pas nier qu’il y ait une dimension religieuse quand des fidèles sont visés devant une église», proteste l’un d’eux à la télévision.

Cette agression donne une résonance particulière à la création cette semaine d’un Comité national contre la violence sectaire, à l’initiative d’associations des droits de l’homme, de partis politiques et de personnalités égyptiennes. «L’Égypte a été le théâtre ces derniers temps d’une escalade sans précédent des violences visant des citoyens sur la base de leur seule identité chrétienne», expliquent ses fondateurs dans un communiqué. Selon eux, le «silence du gouvernement», le «laisser-faire des services de sécurité» et l’impunité des agresseurs, dont «aucun n’a jamais été condamné ni même jugé», peuvent être interprétés comme «une marque de soutien aux agresseurs».

                                ———————————

Commentaire d’un internaute

Deux associations vouées à la défense des chrétiens martyrisés quotidiennement de par le monde sont particulièrement recommandables compte tenu de leur travail remarquable, de leur efficacité et de leur scrupuleuse gestion exemplaire de leurs actions et des fonds des donateurs :

- L’Oeuvre d’Orient, 20, rue du Regard – 75.006 Paris, Tèl : 01.45.48.54.48
.- Aide à l’Eglise en Détresse, 29 rue du Louvre 78.750 Mareil-Marly, www.aed-france.org

Merci au médiateur de publier.

Un internaute de 85 ans, indépendant, fidèle depuis des décenies à ces deux associations triées parmi d’autres pour leur éthique exemplaire.

    retour au site fleche_064 dans Religion            source :Les manants du roi

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