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Le mur des disparus en Algérie

Classé dans : les disparus,LIEUX et SITES — 25 novembre, 2007 @ 15:50

Le mur des disparus en Algérie

Enregistré dans : lieux, les disparus – 29 octobre, 2007 @ 18:54 Editer

Le mur des disparus en Algérie dans les disparus mur_1

Source: communisation du Cercle Algériniste de Perpignan

pochoirfrise104.jpg


Il sera édifié à la mémoire de toutes les personnes disparues en Algérie entre le 1er novembre 1954 et la fin de l’année 1963.

PERPIGNAN
(Jardin Mère Antigo Couvent Sainte-Claire)

Y seront inscrits les noms connus (environ 3000) des personnes disparues sans distinction de sexe, d’âge, d’origine ou de confession.

Le mur des disparus (Simulation)

mur4 dans LIEUX et SITES

2 grands espaces seront symboliquement laissés ‘’vides ». Ils ne porteront qu’une épitaphe à la mémoire des milliers de harkis eteuropéens disparus pour lesquels aucune liste nominative n’a jamais pu être établie.
mur8
Le Mur des disparus (Détail)
Haut relief et plaques latérales « vides »

Les objectifs du Mémorial :

Permettre aux familles qui n’ont eu ni corps ni sépulture de se recueillir devant le nom de l’être cher disparu. 

Plaques latérales comportant les noms (bronze)
Au nombre de 10, seuls les noms des personnes disparues seront inscrits sur ces
plaques et non pas ceux des personnes enlevées qu’elles aient été retrouvées mortes ou en vie.                                                                                                                                   

                                                                                                                           

Participer à la transmission de la mémoire et de l’enseignement de la guerre d’Algérie, en témoignant de l’injustice de ce drame savamment occulté et si souvent ignoré.

Ce 25 novembre, 45 ans après le drame
mur7les familles pourront enfin faire ce geste !

pochoirfrise104.jpg 

MEMORIAL DES DISPARUS EN ALGERIE (1954 – 1963)

Présidente du Cercle algérianiste de Perpignan, Suzy Simon-Nicaise répond aux questions de Perpignan Magazine.

  • P-M : Le 25 novembre prochain, un Mur des disparus sera inauguré dans l’enceinte de l’ancien couvent des Clarisses de Perpignan. Ce sera le premier du genre en France. A ce propos, vous déclarez que sa création touche à un des tabous majeurs de la guerre d’Algérie. C’est-à-dire ?

S. S-N : Un des articles des Accords d’Evian signés le 18 mars 1962 prévoyait le cessez-le-feu. Or, nous considérons que ces accords n’ont pas été respectés puisque une vaste campagne a aussitôt été lancée pour terroriser la populationeuropéenne et la faire fuir. C’est à cette période que s’amplifie l’usage de la célèbre expression « la valise ou le cercueil ». Au contraire, les Accords d’Evian prévoyaient un délai de trois ans pour permettre aux Européens de faire leur choix entre rester ou partir. Or, le problème des disparitions intervient essentiellement après le 19 mars.

Les 3 000 noms qui figureront sur ce Mur des Disparus sont ceux des personnes de toutes confessions, dont le corps n’a jamais été retrouvé ni rendu à leurs familles, parmi lesquels près de 400 appelés du contingent.Pour les Harkis, c’est bien plus compliqué car, pour la majorité, leurs identités ne sont pas connues. Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il était temps que la France reconnaisse officiellement le drame de ces Disparus par la création d’un monument mentionnant leurs noms. Nous avons juste anticipé cette volonté.

  • P-M : Vous avez en projet pour 2008 d’ouvrir également à Perpignan un Centre de Documentation de la présence française en Algérie. Quelle sera sa vocation ?

S. S-N : Le Conservatoire de la Mémoire que nous souhaitons, avec la Ville, installer à Perpignan est le prolongement de l’actuel musée que nous gérons rue Foch. Ce futur centre a pour vocation de laisser une trace de ces générations qui, pendant cent trente deux ans, sont liés à l’histoire de l’Algérie. Ne serait-ce que pour leurs descendants et aussi pour les chercheurs. Dans tous les cas, nous n’avons pas l’intention de tirer un trait définitif sur cette partie de l’histoire de France. Nous n’avons pas vocation à devenir amnésiques en reniant notre propre histoire.

  • P-M : Ces différents projets suscitent la controverse et des opposants s’élèvent contre ce qu’ils présentent comme un « musée à la gloire de la colonisation ». Quel est votre sentiment vis-à-vis de cette opposition ?

S. S-N : Le problème de cette opposition systématique à nos projets relève en réalité de ce qui pourrait se définir comme un négationnisme du drame pied-noir. Il n’y a en face de nous que des a priori idéologiques qui cherchent à réduire la présence française en Algérie aux événements qui se sont déroulés de 1954 à 1962.

  • P-M : Visiblement inspiré par plusieurs philosophes français contemporains comme André Glucksman ou Pascal Bruckner, auteur de l’ouvrage « Le sanglot de l’homme blanc (tiers monde, culpabilité, haine de soi) », le nouveau président de la République a déclaré vouloir tourner le dos à la repentance. Qu’en pensez-vous ?

S. S-N : J’approuve les déclarations du nouveau président de la République qui, dans les courriers qu’il nous a notamment adressés, a indiqué que, non seulement il n’était plus question de repentance, mais qu’il avait la ferme volonté de maintenir la date du 5 décembre comme date officielle de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie. Et pas la date du 19 mars qui représentera toujours, à nos yeux, le début des exactions et des disparitions massives. Même si pour les appelés du contingent, le 19 mars correspond à la fin de leur mobilisation.

Propos recueillis par Philippe                                

A suivre l’inauguration du MUR (cliquez)                                           

 images.jpg                                                                                                                   

                

 

              

2 commentaires »

    Bonjour.
    Je constate que le devoir de, se souvenir, ne pas oublier, perpétuer le souvenir, d?avoir un idéal n?est pas bien vu, par une certaine frange de la population?Commentaire par Patos83 — 27 novembre, 2007 @ 6:38 |Modifier–>

  1. Patos83 Patos83
    le http://mdame.unblog.fr/2007/10/29/le-mur-des-disparus-dalgerie/#comment-138 Editer
    Bonjour.
    Je constate que le devoir de, se souvenir, ne pas oublier, perpétuer le souvenir, d?avoir un idéal n?est pas bien vu, par une certaine frange de la population?Bonjour Mdame. Vous faites un travail formidable pour notre mémoire, plus que les autres. Nous apprécions beaucoup vos articles ; vous souhaitons “bon courage” et vous en remercions. Amicalement. Jocelyne.EstèveCommentaire par Joselyne Esteve — 10 octobre, 2007 @ 7:38 |Modifier
  2. –>

  3. Joselyne Esteve Joselyne Esteve
    le http://mdame.unblog.fr/2007/10/29/le-mur-des-disparus-dalgerie/#comment-118 Editer
    Bonjour Mdame. Vous faites un travail formidable pour notre mémoire, plus que les autres. Nous apprécions beaucoup vos articles ; vous souhaitons « bon courage » et vous en remercions. Amicalement. Jocelyne.Estève

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3 commentaires »

  1. DOMENECH dit :

    Quand on a assisté à la cérémonie, on ne peut qu’être bouleversé quelles que soient ses opinions politiques.
    Par contre il est très facile de critiquer, de s’indigner quand on n’a pas même l’honnêteté de venir se rendre compte sur place.
    Magnifique travail qui, à nous pieds-noirs et harkis, nous permet enfin de faire le lien entre présent et passé et nos deux pays.

  2. Vincent Lajaro dit :

    Ce monument a toute sa place. Il était temps de rendre hommage aux victimes.

    Mais alors combien de morts au total parmi les européens civils ? Entre les victimes des attentats et les disparitions, pouvons-nous enfin obtenir des chiffres fiables ? Je dirais entre 4000 et 5000 selon toutes les sources qui semblent fiables alors que d’autres annoncent 25000. Je crois qu’il ne faut pas aller dans la surenchère sous peine de perdre notre crédibilité. Ne faisons pas comme le FLN qui annonce, sans rire, qu’il y a eu 1 500 000 morts de leur côté.

  3. doudou mourad dit :

    bonjour. je chreche mon demie frere azzi rabah né en 1949 à el harrach ex maison carrée ville d’Alger il etait au centre (l’assistence) de delly ibrahim ville d’Alger une femme qui vient lui rendre visite chaque wee-kend nom de la mère mougad ouria

    et azzi tayeb disparu entre 1961.1962

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